El Gaada

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El-Gaada
القعدة
Noms
Nom arabe
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Mascara
Daïra Zahana
Géographie
Coordonnées 35° 32′ 00″ Nord, 0° 11′ 00″ Ouest
Localisation

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El-Gaada
القعدة

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El-Gaada
القعدة

El Gaada (arabe : القعدة) est une commune de la Daira de Zahana wilaya de Mascara en Algérie. Elle est située à 85 km à l'ouest de Mascara, chef-lieu depuis 2 juillet 1974 de la wilaya dont elle dépend, à 40 km au sud-est d'Oran et à 50 km au nord-est de Sidi-Bel-Abbès pour les grandes villes les Wilaya. À 35 km de Sfisef, 30 km de Sig et 8  Km de Zahana pour les petites villes les Dairas

Géographie[modifier | modifier le code]

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Situation[modifier | modifier le code]

El Gaada (le Plateau) est située dans la commune de Zahana, l'ancien département d'Oran jusqu'au nouveau découpage administratif de 2 juillet 1974. Elle est maintenant liée administrativement à la Wilaya de Mascara

El Gaada (le Plateau), à 85 km à l'ouest du chef-lieu depuis 2 juillet 1974 éponyme, Mascara ; elle est également située à 40 km au sud-est de la ville d'Oran l'ancien département, à 50 km au nord-est de la ville de Sidi-Bel-Abbès, à 8 km de Zahana 30 km de Sig et 35 Km de Sfisef.

Communes limitrophes de El Gaada (le Plateau).
Zahana (Wilaya de Mascara). Oggaz (Wilaya de Mascara ). Sig (Wilaya de Mascara).
El Gaada (le Plateau). Djeniene Mesquine (Wilaya de Sidi Bel Abbès).

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

El Gaada est un site géographique situé sur le Plateau tellien. 40 km côte sud-est d'Oran et au nord-ouest algérien sur une altitude de 580 mètres et s'étale sur superficie de 5000 hectares.

Lieux-dits, hameaux, et quartiers[modifier | modifier le code]

El Gaada est constituée des localités suivantes.

  • Ain Affeurd, chef-lieu de la commune
  • Araïba
  • El Blas
  • Kedadra
  • Meloula
  • Mekhatria
  • Messatfa
  • Ouled Sidi Baghdad
  • Ouled Sidi Amar (I & II)
  • Ouled Sidi Ben Ahmed
  • Ouled Sidi Freïh (I & II)
  • Ouled Sidi Saïd
  • Remaïssia
  • Saadia
  • Sekarna
  • Souaïhia
  • Souala
  • Zelalta
  • Zouabra

Toponymie[modifier | modifier le code]

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Ain Afard le centre-ville d'El Gaada[modifier | modifier le code]

Aucun ancien n'a parlé des ruines romaines et personne n'a cherché à les localiser ou faire venir des archéologues.

Histoire[modifier | modifier le code]

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El Gaada (le plateau)[modifier | modifier le code]

Ce plateau est occupé par une tribu berbère appelée Azdadja ou Ouzdadja et puis l'arrivée d'El Mhadja à fouler le territoire d'El Gaada dans le Moyen Âge après la fondation d'Oran.

El Gaada est peuplée à la fin du XIXe siècle par les fractions tribus des Béni Amer d'ascendants Arabes hilaliens (les Ouled Ali ) venue du village Oued Imbert à côté de Sidi Bel Abbès et trubi des Ouled M'Barek Enclaves Noir (Africaine).

Depuis les années soixante-dix, l'accroissement de la population-dû au fort taux de fécondité en Algérie et à l'accueil de plusieurs familles nomades (H'miyane) venues du Sahara.

Les Berbères Azdadja[modifier | modifier le code]

Les Azdadja ce sont les premiers habitants de cette région d'El Gaada.

Au cours de la bataille de Guedara en 954, et lors de la destruction d'Ifri (Oran) par Yala, de nombreux Azdadja sont massacrés et ses membres les plus considérables doivent s'enfuir.

Ils sont installés à Douar El Brabir qui se trouve dans la zone de Msatfa à El Gaada « la tribu Azdadja ».

Les Berbères choisissent un endroit pour leur sécurité.

Ils habitaient avant à Ifri l'Aidour (Murdjajo) Oued er'Rhi (ex : Sarij Sidi Meflah) aujourd'hui Raz El Ain (Oran) pour assurer leur sécurité et leur alimentation en eau potable, ils ont décidé de s'installer à El Gaada or à l'époque, El Gaada était connu pour son abondance en eau potable.

Dynastie Idrissdes[modifier | modifier le code]

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L'origine d'El Mhadja[modifier | modifier le code]

L'ascendance des Mhadja remonte à Idris Al Akbar son fils unique Moulay Idris, fondateur de la dynastie qui portera son nom et qui dura de 788 à 985 au Nord du Maroc et à l'Ouest de l'Algérie Idris Al Akbar, appartient à la cinquième génération descendante du l'imam Ali fils d'Abu Talaib et Fatima Zohra fille du prophète Mahomet.

L'avènement du Mhadja[modifier | modifier le code]

L'avènement d'El Mahaja en Algérle au début du Xe siècle (900). Selon les récits des anciens, les Mhadja seraient du Fès à Figuig au sud est du Maroc, puis sont passés par l'Ouest algérien dans les environs de Rachgoun, Embouchure de la Tafna, les environs de Nadrouma, village Sidi Bel Lancent 30 km de Tlemcen, Oued Barkech (Hassasna) Ain Tmouchent, les environs de Sidi Bel Abbès au village M'Cid à 13 km de Sfisef et puis dans la banlieue d'Oran au village d'El Gaada (le Plateau) sur une distance de 40 km au sud-est d'Oran au nord-ouest algérien et 35 minutes de route (leur statut de la foi)

Ils sont installés à El Gaada, un endroit proche de Zahana (St Lucien) et Oued Tlelat pour fonder des écoles coraniques.

El Mhadja d'El Gaada[modifier | modifier le code]

Parmi les familles dEl Mhadja d'El Gaada : Les Ouled Sidi Ayoub, Ouled Sidi Ahmed, Ouled Sidi Gandouz, Ouled Sidi Mohamed, Ouled Sidi Meflah, Ouled Sidi Brahim, Ouled Sidi Mohamed et Ouled Sidi El Frih.

Les huit familles, descendante sans exception de Sidi Brahim le nom de son père serait Sidi Mohamed fils de Sidi Mimoun El Mhadji.

Pour faire souche, aujourd'hui, de huit générations d'El Mhadja incriminés étant ceux d'El Gaada.

Nomades (H'miyenes)[modifier | modifier le code]

Ouled M'Barak[modifier | modifier le code]

Avaient des esclaves noires venue de l'Afrique, qu'ils avaient affranchie le village d'El Gaada au XXIe siècle.

Ils ont un seul et même ancêtre à un noir nomme M'Barak en les appela par la suite les Ouled M'Barak. Ces descendantes d'esclaves portant les noms de Salem, de Najar (aujourd'hui leur Douar appelle Douar Ouled M'Barak°.

Quand en 1845, le général Lamorciere, gouverneur militaire de la place d'Oran prit la décision s'éloigner les indigènes de la ville européenne localisée dans les bas quartiers de la Kasba aujourd'hui Sidi El Houari.

Le général Lamorciere, a créé le premier quartier d'Oran principalement habités par les Ouled M'Barak ce fut le village des Djalis ou des noirs que l'on appellera par la suite d'ailleurs village nègre.

C'est dans les années 1860/1870 que les habitants des banlieues d'Oran ont de nouveau habité le quartier Village nègre.

Plus tard le quartier fut débaptisé l'administration coloniale française la surnomme ville nouvelle c'est le quartier mythique de la ville d'Oran, connu de nos jours sous le nom de Médina Jedida.

Période espagnole[modifier | modifier le code]

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La domination espagnole[modifier | modifier le code]

La bataille de Mazagran Mostaganem[modifier | modifier le code]

Des descendants des familles de la tribu d’El Mahaja toujours à Mostaganem. Ils s'y sont établis après la guerre de Mazagran. Ils ont participé à la bataille contre les Espagnols qui a eu lieu en 1558.

Dans le poème épique de Sidi Lakhdar Ben Khlouf relatant la bataille de Mazagran qui s'est déroulée le il fait une description précise des participants et des événements.

Période ottomane[modifier | modifier le code]

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Les récriminations contre les Turcs[modifier | modifier le code]

Le soulèvement des Derkaoua de la banlieue d'Oran à l'époque du bey Hassan Ali dernier Bey d'Oran. Sidi Brahim El Kh'routi El Mhadji de la Tariqa Shadhiliya Darqawiya Mahajiya.

En dépit de cette répression, le mouvement s'amplifia, avec l'apparition en 1824 d'une confrérie jurant la mort des Turcs, les Tidjania venus d’Ain Madhi, Appuyés par Zaouia El Qadiria de la plaine de Ghriss Mascara, en particulier par le Cheikh Mahieddine et son frère Ali Boutaleb, qui étaient à l'époque en opposition ouverte avec le Bey Hassan Ali dernier Bey d'Oran.

Sidi Brahim El Kh'routi El Mhadji fut enterré dans un mausolée (Goubba) à Djenane Djato aujourd'hui la prison d'Oran dans le quartier Lamur (El Hamri).

Le grand ribat d'Oran 1788[modifier | modifier le code]

L'avant-dernier bey Mohamed Ottoman dit Mohamed El Kebir, quand il a programmé de combattre les Espagnols, a fait appel aux tolbas coraniques de l'Ouest algérien pour former une résistance contre l'armée espagnole.

Les tolbas sont de Mascara, Tlemcen, Nadroma, Mazouna et les tolbas d'Oran leur tête de l'ordre Sidi Mohamed Es Senni El Mhadji, qui était proche du bey Mohamed El Kebir à Oran.

La colonisation française[modifier | modifier le code]

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Situation des tribus au sud d'Oran vers 1845, d'après Carette et Warnier.

En 1832, Abd el-Kader qui obtint une fatwa des tribus d'El Mhadja à El Gaada dans les environs d'Oran, seules a même de pouvoir lui rassembler quarante imams à la tête de l'ordre Sidi El Freih Mhadji et sont fils Tayeb, dirigea le soulèvement contre la conquête coloniale française.

D'où le nom d'El Mhadja "rab'aayen chachia", qui veut dire les quarante Goubba l'apparition du maraboutisme et dans l'État de l'Émir Abd el-Kader, le premier gouverneur était Mohammed Benfreha Al Mahaji installée à la ville de Mascara qui fut la capitale du nouvel État.

La bataille de Khang Nettah[modifier | modifier le code]

El Gaada 1954/1962[modifier | modifier le code]

El Gaada est le berceau des réformistes. Ghar Boudjelida servait de poste de commandement du Front de libération nationale (FLN) du secteur de d'Oran pendant la guerre d'Algérie (Zone 4 Wilaya V) il se trouve sur la zone de Msatfa où vivaient très proches l'un de l'autre trois tribus (Bouadid, Brabir et Ouled M'barek). La bataille de Ghar Boudjelida, à El Gaada huit jours après le déclenchement de la guerre d'Algérie le 8 novembre 1954, la sorte réservée par l'armée française à Ahmed Zahana dit Ahmed Zabana et ses compagnons.

Les Mhadja fut nombreux à rejoindre les rangs de l'ALN et du FLN. En 1954, El Gaada représentait tous les Douars de quelques dizaines d'âmes, en moyenne chacun a sacrifié 3 ou 4 de ses hommes et femmes pour la Révolution Algérienne.

Démographie[modifier | modifier le code]

La population du douar d'El Gaada était en 1884 de 2 839 habitants sur 8 498 ha[1]. Elle est en 2008 de 4 336 habitants.

Administration[modifier | modifier le code]

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Découpage territorial et histoire administrative[modifier | modifier le code]

Lors de la colonisation française, le douar d'El Gaada faisait partie de la commune mixte de Sainte Barbe du Tlelat (actuellement Oued Tlelat) avec 8 autres douars (arrêté du 23/09/1874), puis de la commune mixte de St Lucien (l'actuelle Zahana) qui comprenait en 1884, les douars d'El Ksar (tribu des Ouled Ali-Tahta), d’Oum el Ghelaz, de Telilat, de Toumiat (trois douars de la tribu des Gherabas dits aussi Abid-Gherabas) de Sidi-Ghalem (tribu des Ouled Ali-Ghoualem), de Tenazet (tribu des Zmelas), d'El Teniat (tribu des Ouled Ali-Fouaga), Chorafa (tribu des Ouled Sidi Ali Cherif) Chorfa et El Gaada (tribu des Mhadja)1884, opus cité, pour la composition territoriale, et pour la composition tribale: Le Royaume d'Alger sous le dernier dey.

Lors de la dissolution des communes-mixtes, le douar-commune d'El Gaada est érigé en commune de plein exercice en 1957.

El Gaada, berceau des tribus Mhadja qui fondèrent avec d'autres tribus la future Métropole d'Oran seront rattachés (El Gaada) à Mascara. Situé à 40 km d'Oran, cette région sera wilaya de Mascara qui elle est à 85 km ou plus.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Lakehal Bouhadi Amar Mokhtar, né en 1949, docteur d'état ès sciences économiques, enseignant en sciences économiques et sociales à Paris.
  • Mostfa Ben Brahim dit Safa (1800/1867) fut la gloire de la poésie populaire algérienne dit Melhoun.
  • Cheikh El Miloud El Mehadji son vrai nom Mohamed Brahim Miloud (1900/2001) fut un imam très respecté à Oran. Sa famille s'est installée auprès du bey Mohamed El Kebir à Oran (XVIIIe siècle).
  • Kaddour Brahim Omar est un professeur à l'Université Es Senia (Oran) en littérature arabe et sciences islamiques, auteur d'un quarantaine d'ouvrage publies en arabe.
  • Zeddour Mohamed Brahim Kacem, l'un des « cerveaux » de la révolution algérienne, il était étudiant et en même temps l'un des animateurs directs du mouvement nationaliste au Caire, il a écrit la constitution algérienne en Égypte 1954. Il est le premier martyre étudiant de la révolution.
  • Kadour Brahim Zakaria, réalisateur algérien qui a réalisé le film de (L'Inspecteur Marque le But), le film (Soleil) et le reportage Kafilate El Djanoub (Caravane du Sud).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Tableau des communes de l'Algérie - Gouvernement général - 1884, p. 39