Egon Hostovský

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Egon Hostovský (23 avril 1908, Hronov - 7 mai 1973, Montclair (New Jersey) (en)), est un écrivain tchèque de Bohême.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il a commencé ses études au gymnasium de Náchod en 1927, puis a étudié la philosophie à Prague et à l’université de Vienne en 1929, sans obtenir de diplôme.

Il est retourné à Prague en 1930 et a travaillé comme rédacteur dans plusieurs maisons d'édition.

En 1937, Hostovský rejoint le Ministère des Affaires étrangères tchécoslovaque et en 1939 il est affecté à Bruxelles, d'où, après l'occupation de la Tchécoslovaquie le 15 mars 1939, il émigre à Paris. Après l'occupation de Paris en 1940, il s'enfuit au Portugal, puis, en 1941, aux États-Unis d'Amérique, où il a travaillé au consulat tchécoslovaque de New-York.

Après la Seconde Guerre mondiale, il retourna en Tchécoslovaquie, travailla au ministère des Affaires étrangères, et en 1948 il se rendit au Danemark, puis en Norvège et enfin aux États-Unis, où il a travaillé en tant qu'enseignant de langue tchèque et plus tard comme journaliste et rédacteur en chef de Radio Free Europe[1].

Egon Hostovský a dans la première période de sa vie écrit sur la solitude des intellectuels juifs de son pays et, par l'atmosphère dense de ses romans, été « étiqueté » disciple de Kafka. Lors de l'invasion de la Tchécoslovaquie par les Allemands, il fuit en France puis de nouveau, vers les États Unis en 1940. Ses romans deviennent plus engagés[2].

« Ce qui séduit chez Hovstovski, c'est cet humour secret, cet humour douloureux qui me fait penser à celui de Charlie Chaplin, l'humour des pas de chance » Claude Morgan[2].

Son roman, le Vertige de minuit, a inspiré le film de Henri-Georges Clouzot, Les Espions.

Après la mort de Hostovský, un prix littéraire, le prix Egon Hostovský, a été fondé en son nom par sa veuve.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • L'Incendiaire, traduit par Michel-Léon Hirsch, préface de Claude Morgan, Paris, Éditions Stock, 1947, collection Le Cabinet cosmopolite
  • Le Vertige de minuit, traduit de l'anglais par Michel Manoll, Paris, Éditions Robert Laffont, 1957.
  • La Charité mène le bal, traduit par J. et P. Cep, Paris, Robert Laffont, 1959 collection Pavillons.
  • La Maison sans maitre, traduit par Fred. Bérence, Paris, Plon, 1949, collection feux croisés.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Article de Wikipédia anglophone du 3 avril 2010
  2. a et b L'Incendiaire, traduit du Tchèque par Michel-Léon Hirsch, préface de Claude Morgan, Paris, Éditions Stock, 1947, collection Le Cabinet cosmopolite.

Liens externes[modifier | modifier le code]