Egbert van Kampen

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Egbert van Kampen
KampenEgbertRudolfVan Moscow1935.tif
Biographie
Naissance
Décès
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BaltimoreVoir et modifier les données sur Wikidata
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Directeur de thèse
Willem van der Woude (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Egbert Rudolf van Kampen (né le à Berchem (Anvers) et mort le à Baltimore) est un mathématicien néerlandais[1]. Il a fait des contributions importantes à la topologie, en particulier à l'étude des groupes fondamentaux.

Biographie[modifier | modifier le code]

Van Kampen fut collégien à La Haye puis étudiant à l'université de Leyde à partir de 1924. En 1927, lors d'une visite à l'université de Göttingen, il rencontra Bartel Leendert van der Waerden et Pavel Alexandrov, qui l'intéressèrent à la topologie. En été 1928, il séjourna à l'université de Hamburg auprès d'Emil Artin, ce qui conduisit à sa première publication, donnant un contre-exemple à une conjecture d'Artin en théorie des nœuds. De retour à Leyde, il soutint en 1929 son doctorat, dirigé par Willem van der Woude (de)[1]. En 1930, il fut assistant à Delft de Jan Arnoldus Schouten (en), spécialisé en analyse tensorielle, et publia avec lui.

En 1931, van Kampen accepta un poste à l'université Johns-Hopkins à Baltimore, dans le Maryland. Il y rencontra Oscar Zariski, qui avait travaillé sur le groupe fondamental du complémentaire d'une courbe algébrique et en avait trouvé des générateurs et relations, mais n'arrivait pas à prouver que cela constituait une présentation de ce groupe, c'est-à-dire qu'il avait découvert suffisamment de relations. Van Kampen résolut le problème par l'affirmative, et ce résultat porte à présent le nom de théorème de Zariski-van Kampen. Ceci conduisit van Kampen à formuler et démontrer son théorème sur le groupe fondamental d'une réunion de deux ouverts connexes par arcs. À partir de 1933, il fréquenta entre autres John von Neumann à l'Institute for Advanced Study à Princeton, où il étendit des théorèmes de dualité en topologie algébrique que Lev Pontryagin venait de démontrer dans le cas particulier des groupes compacts abéliens, élaborant ainsi la dualité de Pontryagin-van Kampen. Collaborer avec von Neumann et faire connaissance avec Aurel Wintner (en) à l'université Johns-Hopkins le conduisirent, en 1937, à travailler sur les fonctions presque périodiques. Il collabora aussi avec Mark Kac et Paul Erdős (son nombre d'Erdős est 1).

À la fin des années 1930, on lui diagnostiqua un cancer. Il fut opéré à plusieurs reprises mais succomba, début 1942.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) John J. O'Connor et Edmund F. Robertson, « Egbert Rudolf van Kampen », dans MacTutor History of Mathematics archive, université de St Andrews (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]