Egbert Ier de Kent

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Ecgberht Ier
Titre
Roi de Kent
Prédécesseur Eorcenberht
Successeur Hlothhere
Biographie
Dynastie Oiscingas
Date de décès
Père Eorcenberht
Mère Seaxburh
Fratrie Hlothhere
Eorcengota
Ermenilda
Enfants Eadric
Wihtred
Liste des rois de Kent

Egbert Ier ou Ecgberht Ier est roi de Kent de 664 à sa mort, en 673.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils du roi Eorcenberht et de la princesse d'Est-Anglie Seaxburh, Ecgberht devient roi après la mort de son père, survenue le 14 juillet 664, sous la régence de sa mère. La légende associée à sainte Mildrith rapporte qu'il fait tuer ses cousins Æthelred et Æthelberht, fils de son oncle Eormenred, probablement pour des raisons dynastiques[1]. Pour expier ce péché, il aurait ensuite financé la fondation du monastère de Minster-in-Thanet, dont la première abbesse est Domne Eafe, la sœur des princes assassinés[2].

Le royaume de Kent a perdu en importance depuis les règnes d'Æthelberht et Eadbald, mais il continue à jouir d'un certain prestige sous le règne d'Ecgberht, notamment grâce à ses liens dynastiques avec les cours mérovingienne (sa grand-mère et son arrière-grand-mère sont franques[3],[4]), est-anglienne (par sa mère) et mercienne (par sa sœur Eormenhild, épouse du roi Wulfhere). Sa domination s'exerce de façon certaine sur l'est du Surrey, où il patronne la fondation de l'abbaye de Chertsey en 666[5], et peut-être également sur l'Essex[6], voire le Sussex[5].

Ecgberht est également à l'origine de la fondation de l'abbaye de Reculver à travers le don d'un domaine à son prêtre Bassa en 669. Il meurt le 4 juillet 673 en laissant deux fils, Eadric et Wihtred. C'est néanmoins son frère Hlothhere qui lui succède à sa mort, probablement en raison du jeune âge des deux princes[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Kirby 2000, p. 37.
  2. Yorke 1990, p. 38.
  3. David H. Kelley, « A new consideration of the Carolingians », New England genealogical register, 101 (1947), p. 109-112.
  4. Anthony Richard Wagner, Pedigrees and progress. Essays in the genealogical interpretations of history, Londres, 1975, p. 53, stemma p. 188.
  5. a et b Yorke 1990, p. 29, 48.
  6. Kirby 2000, p. 36.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]