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La Banque postale

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La Banque postale
logo de La Banque postale
Logo de La Banque postale

Création [1]
Forme juridique Société anonyme à directoire et conseil de surveillance
Slogan Banque et Citoyenne
Siège social Paris, 115 rue de Sèvres
Drapeau de France France
Direction Rémy Weber, président du directoire
Actionnaires Groupe La PosteVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité Banque, assurance et gestion d'actifs
Société mère La Poste (100 %)
Filiales La Banque postale Asset Management, La Banque postale Structured Asset Management, Tocqueville Finance, BPE, SOFIAP, XAnge Private Equity, Ciloger, AMLab, Thiriet Gestion, La Banque postale Prévoyance, La Banque Postale Conseil en Assurances, La Banque Postale Assurances IARD, La Banque Postale Assurance Santé, La Banque Postale Financement, Transactis, EasyBourse, Titres Cadeaux, CNP Assurances et la Société de financement local.
Site web www.labanquepostale.fr

Fonds propres 6,46 milliards d’euros (décembre 2012)
Résultat net 707 millions d’euros (en 2015)[2].

Code banque (BIC) PSSTFRPPXXX
Code établissement (IBAN) 20041 et 10011

La Banque postale est une banque publique française née le , filiale à 100 % du groupe La Poste, dont elle a repris les services financiers. Son réseau de distribution s'appuie sur des bureaux de poste répartis sur le territoire, dont les agents opèrent au nom, et pour le compte de la Banque.

Initialement banque de particuliers, et connue pour les obligations qui lui sont faites d'assurer un service bancaire de base à tous (droit au compte et produit d'épargne), la Banque postale s'est diversifiée aussi bien en termes de clientèle -ouverture aux entreprises et collectivités locales- qu'en terme de produits, avec un développement de la gamme de ses prêts et l'ouverture d'une activité d'Asset management.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines : les services financiers de La Poste[modifier | modifier le code]

En 1477, les premiers relais de poste sont créés par Louis XI mais ils ne s’occupent alors que du courrier royal. Un siècle plus tard, en 1576, sont créés les offices de messagers royaux[3]. Spécialisés dans le transport de documents administratifs et juridiques, ils sont toutefois autorisés à prendre les lettres de particuliers. À la fin du XVIe siècle, les premiers bureaux de poste sont installés et en 1707 on en compte alors près de 800, puis 1 300 en 1789[4].

1817-1945[modifier | modifier le code]

En 1817, l’arrêté du 24 février interdit le transfert matériel des espèces par voie postale à cause de problèmes récurrents d’insécurité. Le transfert de fonds est remplacé par des mouvements comptables : le mandat postal[5]. En échange d’un dépôt d’espèces dans un bureau de poste, l’expéditeur reçoit une reconnaissance qu’il envoie par courrier au bénéficiaire pour que ce dernier puisse retirer à son tour un montant équivalent. Ce système connaît un immense succès au XIXe siècle, notamment après l’arrivée du télégraphe dans les années 1860. Le mandat peut alors être payé le jour de son émission[6].

Parallèlement au développement du mandat, le réseau postal est autorisé dès 1835 à collecter l’épargne populaire pour les cinquante-neuf Caisses d’épargne privées reconnues d’utilité publique. L’État souhaite aider une clientèle modeste à se constituer une épargne par le jeu des dépôts successifs et l’accumulation d’intérêts exonérés d’impôt[7]. Puis le 9 avril 1881, la Caisse nationale d’épargne (CNE) est créée. Placée sous l’autorité de l’administration des Postes, celle-ci assure la gestion administrative et la collecte[8].

Le Livret national d’épargne remporte rapidement un grand succès dans les campagnes et ce grâce à la mobilisation du personnel des Postes (facteurs, receveurs des postes)[9]. Ces derniers sont rétribués selon les montants recueillis ou au nombre de nouveaux livrets ouverts. Dès 1882, les services de la Caisse nationale d’épargne sont étendus en dehors du territoire métropolitain (Tunisie, Algérie, Maroc…). En 1900, trois millions de livrets de la CNE sont en circulation, et plus de six millions dix ans plus tard[10].

1945-1980[modifier | modifier le code]

Avec la loi du 28 novembre 1955, le chèque postal devient payable à vue, ce qui en fait un instrument de paiement égal au chèque bancaire. En 1959, la Caisse nationale de prévoyance est créée, elle s’associe avec La Poste pour diffuser sa gamme de produits d’assurance. Puis en 1967, les Services financiers de La Poste créent leur première Société d'investissement à capital variable (sicav)[11].

Dans les années 1960-1970, l’assouplissement des règles en vigueur dans le secteur bancaire entraîne le développement de la concurrence. Pour consolider sa position sur le marché bancaire, La Poste doit proposer de nouveaux services. Ainsi, les petits découverts sont désormais autorisés, tout comme les comptes joints et associés, et à partir de 1975, La Poste crée un réseau national de distributeurs automatiques de billets fonctionnant avec les nouvelles cartes CCP 24/24[12].

Avec le décret du 24 décembre 1965 applicable au 1er janvier 1966, le Livret A remplace le livret d’épargne classique. Rapidement, le Livret A devient un outil courant dans la vie quotidienne des Français[13]. En 1970, la CNE gère ainsi près de 12,8 millions de livrets d’épargne. Cependant, il faut attendre 1974 et une campagne de communication à grande échelle pour que le terme Livret A soit utilisé et reçoive l’adhésion massive du grand public[14].

1980-2000[modifier | modifier le code]

La loi n° 90-568 du 2 juillet 1990 réforme La Poste et les Services financiers dans leur ensemble. La Poste devient un établissement public doté d’une autonomie financière[15].

Article détaillé : Réforme des PTT de 1990.

Une nouvelle politique marketing est alors amorcée avec pour objectifs d’élargir et de fidéliser une nouvelle clientèle (notamment les jeunes) et offrir de nouveaux services. À partir de 1989 via le minitel, puis en 1992 avec Audiotel, les clients des Services financiers de La Poste peuvent réaliser des opérations bancaires à distance (consultations de solde, etc.). Parallèlement, La Poste établit de nombreux partenariats pour élargir sa gamme de produits (OPCVM, Assurance-vie, etc.) et de services bancaires. Par exemple, avec Société générale, Indosuez et le Crédit foncier de France pour l’élaboration de produits de placement ; avec les AGF pour des produits d’assurance vie et avec Gras Savoye pour des produits de prévoyance.

Au début des années 2000, les Services financiers de La Poste se restructurent et une nouvelle organisation financière apparaît. Le Groupe se dote de filiales fonctionnelles sous l’égide d’une holding unique « SF2 » : Sogeposte spécialisée dans la gestion des OPCVM des clients de La Poste, Efiposte qui assure la gestion financière des CCP, Assurposte pour la gestion des produits d’assurance de personnes et de prévoyance ou encore Sogerco, une société de courtage d’assurance.

La Banque postale[modifier | modifier le code]

La loi n°2005-516 du 20 mai 2005 relative à la régulation des activités postales prévoit la création par le groupe La Poste d’une filiale recevant tous les biens, droits et obligations relatifs aux activités des Services financiers de La Poste[16]. Cette création est autorisée le 21 décembre 2005 par la Commission européenne[17],[18]. Le 1er janvier 2006, la naissance de La Banque postale est officielle[19]. La loi de régulation des activités postales de 2005 investit les Services financiers de La Poste d’une mission de service public dans les domaines bancaires, financiers et d’assurance en lui faisant obligation de proposer des produits et services au plus grand nombre[20]. Puis en 2008, la loi de modernisation de l’économie[21] reconnait à la seule Banque postale la mission d’accessibilité bancaire[22] : elle a ainsi l’obligation d’« ouvrir un Livret A à toute personne qui en fait la demande » et d’effectuer gratuitement sur ce livret les dépôts et retraits à partir d’1,5 euro (et également les virements / prélèvements sur certaines opérations : prestations sociales, EDF etc.)[23].

La Banque postale reçoit dès sa création l’autorisation d’élargir sa gamme à tous les types de crédits immobiliers. En 2007, La Banque postale obtient de l’État l’autorisation d’étendre sa gamme de produits aux crédits à la consommation[24], puis à l’assurance de dommages en 2009[25]. Enfin en 2010, les pouvoirs publics autorisent La Banque postale à lancer une offre de produits et de services pour le financement des personnes morales[26].

Création de la Banque postale Collectivités territoriales[modifier | modifier le code]

En 2011, la Caisse des dépôts et consignations et La Banque postale établissent avec Dexia SA et Dexia Crédit local un protocole de négociations en vue de la constitution d’un pôle de financement des collectivités locales françaises chargée de la commercialisation, de la gestion des nouveaux crédits et du refinancement sur les marchés financiers grâce à des obligations foncières sécurisées[27]. En juin 2012, l'accord entre Dexia et La Banque postale est approuvé par la Caisse des dépôts et consignations, et La Banque postale Développement local est créée.

Après le déploiement de l’offre de financement de La Banque postale au second semestre 2012 et le lancement de la Société de financement local (SFIL) au début de l’année 2013, la création de La Banque postale Collectivités locales marque l’aboutissement de la mise en place du dispositif public de financement du secteur public local. Détenue à 65 % par La Banque postale et à 35 % par la Caisse des dépôts, cette filiale assure des prestations de service relatives à la commercialisation des crédits accordés par La Banque postale aux collectivités locales et aux hôpitaux, crédits qui ont vocation à être refinancés par la Société de financement local (SFIL)[28],[29].

La Banque postale Collectivités locales dispose du statut d’intermédiaire en opération de banque et héberge la plateforme d’accueil téléphonique des clients ainsi que le service des études. La Banque postale a étendu sa gamme de financement à l’ensemble des acteurs du service public local (entreprises publiques locales, établissements publics de santé) et propose des offres de gestion de dette et de services.

Sogéposte et la Banque postale Asset Management[modifier | modifier le code]

En 1988, La Poste créée sa filiale de gestion d’actifs, nommée Sogéposte dont l’offre est dédiée au réseau.

En septembre 2006, Sogéposte devient 100% filiale de La Banque postale et prend le nom de « La Banque postale Asset Management »[30]. Le conseil de surveillance, présidé par Rémy Weber, président du directoire de La Banque postale, contrôle la gestion de la société par le directoire et délibère préalablement aux décisions de ce dernier sur les grandes orientations stratégiques de l’entreprise.

Le directoire assure la direction et la gestion de la société. Le directoire est présidé par Daniel Roy depuis le 12 juin 2014[31].

Précédemment, la société a été présidée par Alain Brochard[32]de 1988 à 1999, Jean-Luc Enguéhard[33] de 1999 à 2013 et Chantal Lory de 2013 à 2014.

Années 2010 : diversification et développements[modifier | modifier le code]

Le , le Conseil d’administration du groupe La Poste autorise la souscription par La Poste d’une augmentation de capital de La Banque postale à hauteur de 860 millions d’euros[34]. Le but est de soutenir l’activité commerciale de la Banque tout en respectant les obligations réglementaires et de contribuer à la solvabilité de la Banque[35].

Un plan stratégique 2011-2015 est mis en place par la Banque postale, élaboré autour de deux axes : conforter son positionnement de banque différente et accélérer le développement commercial[36].

En 2013, la Banque postale lance la distribution de ses premiers crédits pour financer des opérations de location-accession (PSLA14) portées par les acteurs du logement social, dont la mise en pratique avait été annoncée en 2012.

Le 2 avril 2013, la Banque postale fait l'acquisition de la BPE (ex Banque privée européenne) auprès de Crédit mutuel Arkéa. Elle renforce ainsi son offre à destination des clients patrimoniaux en élargissant sa gamme aux crédits patrimoniaux, à l'épargne et à l'assurance. BPE intègre progressivement l’offre des filiales de La Banque postale tels que La Banque postale Asset Management et Tocqueville Finance pour la gestion d’actifs, La Banque postale Gestion Privée pour la gestion sous mandat, XAnge pour l'équité privée, La Banque postale Immobilier Conseil et Ciloger pour les produits d’épargne immobilière ou encore CNP Assurances pour l’assurance vie.

Afin d’accompagner le développement de La Banque postale tout en renforçant les exigences de solvabilité imposées par la réglementation Bâle III, le Groupe La Poste a approuvé lors de son Conseil d’administration du une augmentation des fonds propres de La Banque postale à hauteur de 1 milliard d’euros avant la fin de l’année 2013. Cette augmentation était prévue sous forme d’apports en nature pour un montant de 0,2 milliard d’euros et sous forme de titres hybrides détenus intégralement par La Poste SA à hauteur de 0,8 milliard d’euros.

Transition vers le numérique[modifier | modifier le code]

En juin 2017, La Banque Postale acquiert KissKissBankBank pour un montant non dévoilé[37]. En co-construction avec KissKissBankBank la Banque postale annonce le lancement d'une banque mobile, sous l'appellation Ma French Bank, au printemps 2019, après une phase de test auprès de certains clients et collaborateurs à l'automne 2018[38].

Rapprochement avec CNP Assurances[modifier | modifier le code]

Le 30 août 2018, le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire officialise le rapprochement entre la Banque Postale et CNP Assurances, afin de permettre à la Poste de se développer dans la banque et l’assurance. Pour mettre en place cela, l’État va céder une partie de ses parts au capital de la Banque Postale au profit de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), qui deviendrait alors actionnaire majoritaire. Dans le même temps, la Caisse des dépôts va céder sa participation dans CNP à la Banque postale. La hausse de participations de la CDC dans La Poste sera rendu possible via un amendement du gouvernement à la loi Pacte. L’opération ne pourra toutefois être effectuée au plus tôt qu’à compter de fin 2019[39].

Les réseaux de distribution[modifier | modifier le code]

La Banque postale dispose de différents canaux de distribution : bureaux de poste, téléphone, Internet et l’Internet Mobile.

La particularité du réseau physique des bureaux de poste est que les chargés de clientèle et les conseillers financiers recevant les clients sont des salariés du groupe La Poste, agissant pour le compte de la Banque postale.

Toutefois dans la réalité, le nombre de bureaux de poste continue à diminuer[Quand ?][40], [41], [42] et les horaires d'ouverture ont fréquemment été réduits[Quand ?][43], [44].

Par ailleurs, la particularité de cette enseigne réside dans le fait que les conseillers financiers présents en bureaux de Poste représentent la banque, sans que le bureau de poste ne soit l'établissement teneur des comptes. Il en résulte que les opérations initiées en bureau face à un conseiller doivent faire l'objet d'un traitement et d'une validation par le centre financier teneur du compte.

Le site La Banque postale a reçu près de 40 millions de visiteurs en septembre 2013.[réf. nécessaire]

Activités[modifier | modifier le code]

Héritière des Services financiers de La Poste, l'activité de la Banque postale est organisée selon trois axes :

  1. Le secteur de banque de détail, son cœur de métier ;
  2. Le secteur de l’assurance (vie, prévoyance et dommages) ;
  3. La gestion d’actifs.

Création en 2005 d'une gamme de prêts immobiliers intégrant les prêts sans épargne préalable après autorisation par le législateur.

En 2004, 130 000 comptes courants ont été ouverts.[réf. nécessaire]

En mai 2009, les offres Bagoo et Adispo sont remplacées par l'appellation « Formule de compte », mais cette souscription à une liste de services prédéfinis n'est plus possible depuis 2011.

Depuis septembre 2011, La Banque postale a l’autorisation de commercialiser une offre de financement pour les personnes morales (PME, TPE, bailleurs sociaux, etc.)[45]. Une offre qui se développe sur des produits simples et selon les besoins de la clientèle.

Lutte contre l'exclusion bancaire[modifier | modifier le code]

En novembre 2013, La Banque Postale lance « L’Appui », plateforme bancaire d’assistance budgétaire, qui vise à accompagner les clients rencontrant des difficultés financières, et améliorer la prévention des situations de fragilité financière. Les conseillers de la plateforme évaluent le budget et le « reste pour vivre » du client, afin de détecter l’existence de droits non ouverts (RSA…) ou d’identifier les cas de surendettement. Le cas échéant, est proposée une mise en relation avec des partenaires, associations ou acteurs sociaux susceptibles d'aider leurs clients. La mise en place de la plateforme, outre son aspect solidaire, a aussi des objectifs marketing : il s'agit de désengorger les guichets, et permettre à des agents peu formés à ces questions de s'occuper d'autres cas plus simples à traiter[46].

Chiffres[modifier | modifier le code]

Tableau relatif aux informations financières spécialisées[modifier | modifier le code]

Les informations financières spécialisées[47]
2008 2009 2010 2011 2012 2013
Total de bilan (en milliards d’euros) 111,9 171,2 173 185,7 195,8 200
Produit net bancaire (en millions d’euros) 4815,4 5018,9 5215,3 5230,7 5241 5539
Résultat brut d’exploitation (en millions d’euros) 287,7 624,6 779,5 708,1 754,9 854
Résultat net consolidé part du Groupe (en millions d’euros) 302,6 587,6 651,3 412,2 574 579
Ratio core Tier one 10,7 % 11,3 % 11 % 12,7 % 12,1 % 11,4 %

Autres données[modifier | modifier le code]

* 10,7 millions de clients actifs ;
  • 11,6 millions de comptes de dépôt;
  • 17000 points de contact
  • 1 899 personnes sont salariées de La Banque postale au 31 décembre 2010 et 1 004 dans les filiales ;
  • 27 000 salariés des Services financiers de La Poste travaillant au nom et pour le compte de La Banque postale;
  • 7 322 conseillers financiers et 1 647 conseillers spécialisés en immobilier et gestion de patrimoine ;
  • 5 981 guichets automatiques et distributeurs automatiques de banque

[48].

En 2014, la Banque postale est le troisième réseau français de distributeurs automatiques de billets, cinquième banque de France, et compte onze millions de comptes courants postaux ainsi que 10 % du marché des cartes bancaires[réf. nécessaire].

Filiales[modifier | modifier le code]

Filiales
  • La Banque postale Collectivités locales
  • La Banque postale Financement
  • La Banque postale Crédit entreprises
  • EasyBourse
  • La Banque Postale Asset Management
  • La Banque postale Gestion privée
  • La Banque privée européenne (BPE)[49]
  • Ciloger
  • XAnge Private equity
  • Tocqueville Finance
  • Amlab
  • La Banque postale Assurances IARD
  • La Banque postale Assurance santé
  • La Banque postale Conseil en assurances
  • La Banque postale Prévoyance
  • Transactis
  • La Banque postale immobilier conseil
  • Titres cadeaux[réf. nécessaire]

Gouvernance[modifier | modifier le code]

Conseil de surveillance[modifier | modifier le code]

Composé de dirigeants de La Poste, de représentants des salariés de La Banque postale et de membres indépendants, le Conseil de surveillance contrôle la gestion de La Banque postale et s’assure du bon pilotage de sa stratégie. Il est composé au 18 juillet 2014 de 14 membres et présidé par le Président directeur général de La Poste SA, Philippe Wahl.

Six membres du Conseil de surveillance occupent des fonctions de direction au sein du groupe La Poste :

  • Philippe Wahl, président du Conseil de surveillance de La Banque postale, président-directeur général de La Poste SA ;
  • Marc-André Feffer, vice-président du Conseil de surveillance de La Banque postale, directeur général adjoint de La Poste SA chargé de la stratégie, du développement, des affaires internationales et juridiques, et de la régulation, président de Poste Immo ;
  • La Poste représentée par Georges Lefebvre, délégué général de La Poste SA, directeur des ressources humaines et des relations sociales ;
  • Nathalie Andrieux, directrice du numérique du Groupe La Poste ;
  • Yves Brassart, directeur général adjoint du groupe La Poste, directeur financier ;
  • Bernard Haurie, directeur de la stratégie, prospective et innovation de La Poste SA.

Trois membres du Conseil de surveillance sont des membres indépendants du Groupe :

  • Christiane Marcellier, partenaire d’une société de conseil en fusions-acquisitions ;
  • Sylvain de Forges, directeur général délégué, Direction financière, de la stratégie et de la prospective de SGAM AG2R La Mondiale ;
  • Didier Ribadeau-Dumas, gérant de sociétés.

Cinq membres du Conseil de surveillance sont des salariés de La Banque postale représentant le personnel :

  • Jean-Robert Larangé, direction de l’activité Banque de détail, parrainé par la CFDT ;
  • Steeve Maigne, responsable qualité RTB Île-de-France, parrainé par SNB/CFE-CGC ;
  • Maryvonne Michelet, direction juridique, parrainée par la CFDT ;
  • Françoise Paget-Bitsch, contrôleur Opérationnel Bancaire Méditerranée, parrainée par FO ;
  • Hélène Wolff, direction de l’activité Banque de détail, parrainée par la CFDT.

Directoire[modifier | modifier le code]

Le Directoire est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toutes circonstances au nom de la société[12]. Il est composé de deux membres :

  • Rémy Weber, président du directoire de La Banque postale, directeur général adjoint et directeur des services financiers du groupe La Poste ;
  • Marc Batave, secrétaire général, membre du directoire.

Gouvernance interne de La Banque postale[modifier | modifier le code]

Elle est rythmée par la tenue du Comité opérationnel, du Comité exécutif et du Comité de direction et de six comités présidés par un des membres du Directoire

Comité opérationnel[modifier | modifier le code]

  • Rémy Weber, président du directoire de La Banque postale ;
  • Philippe Bajou, directeur général adjoint du Groupe La Poste, directeur général de l'Enseigne La Poste ;
  • Marc Batave, secrétaire général, membre du directoire ;
  • Anne-Laure Bourn, directrice des opérations ;
  • Catherine Charrier-Leflaive, directrice des ressources humaines ;
  • Florence Lustman, directeur financier ;
  • Didier Moaté, directeur de l’activité banque de détail ;
  • Patrick Renouvin, directeur des systèmes d'information ;
  • Daniel Roy, directeur de l'activité banque patrimoniale et du pôle gestion d’actifs.

Comité exécutif[modifier | modifier le code]

Ce comité est composé des membres du Comité opérationnel auxquels se joignent :

  • Serge Bayard, directeur des entreprises et du développement des territoires ;
  • Didier Brune, directeur de la stratégie et du développement ;
  • François Géronde, directeur des risques Groupe ;
  • Stéphane Magnan, directeur des opérations financières ;
  • Marie-Frédérique Naud, directrice adjointe de la direction banque de détail chargée du marketing et de la distribution ;
  • Dominique Rouquayrol de Boisse, directeur juridique ;
  • Pierre-Manuel Sroczynski, directeur de la conformité et du contrôle permanent ;
  • Christophe Van de Walle, inspecteur général ;
  • Danielle Wajsbrot, directrice du pôle assurance.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

L’Hôtel Choiseul Praslin et la Caisse nationale d'épargne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hôtel de Choiseul-Praslin.

Bâti en 1732 à la demande de François Léonor de Choiseul et de sa femme, l’Hôtel de Choiseul Praslin, situé rue de Sèvres à Paris, est un immeuble de type régence avec une influence de style Louis XV. Au cours du XVIIIe siècle, il est régulièrement embelli, notamment sa façade. En 1886, l’État en devient propriétaire afin d’y installer la Caisse nationale d’épargne.

Ses façades sur cours font l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 20 janvier 1926. La toiture, les pièces du rez-de-chaussée (le vestibule d'entrée, le salon d'axe de style Louis XV, la salle à manger néo-Louis XVI à décor pompéien) l'escalier et sa cage, ainsi que les pièces du premier étage (le salon d'axe néo-Louis XV, la pièce de style Première Renaissance, la chapelle néo-gothique) font l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis 2006.

Rénovation pour accueillir le siège de la Banque postale[modifier | modifier le code]

Squatté et détérioré entre 1997 et 2007, l’Hôtel Choiseul Praslin est restauré après avoir été sélectionné en 2006 pour accueillir le nouveau siège social de La Banque postale[50]. Un choix naturel et symbolique qui témoigne de la filiation historique entre les Services financiers de La Poste, la CNE et La Banque postale[51]. De plus, afin d’inscrire La Banque postale dans la modernité, une façade en verre imaginée par le cabinet Chaix & Morel et Associés a été réalisée[52]. Cet ensemble construit par Bouygues Immobilier répond également aux exigences fixées par le Grenelle de l’environnement puisqu’il est bâti selon la norme Haute qualité environnementale.

Polémiques et condamnations[modifier | modifier le code]

La Banque postale propose le service « mandat cash » permettant de transférer rapidement de l'argent à un tiers. Ce service doit disparaître en janvier 2018 du fait de la baisse de son usage, mais aussi d'une polémique autour du transfert « d'argent sale » à visée terroriste[53].

En mai 2017, l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) condamne la Banque Postale à une amende de 5 millions d'euros pour défaut de conseil auprès des particuliers[54].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche La Banque postale sur le registre des sociétés.
  2. « Résultats et activité 2015 de la Banque Postale », sur labanquepostale.com, (consulté le 30 mai 2016)
  3. LECOUTURIER Y., Histoire de la Poste en France, Paris, Ouest-France, 128 pages
  4. Ibid.
  5. CHARBON P., Quelle belle invention que la poste ! , coll. « Découvertes Gallimard/Sciences et techniques » (no 123), Paris, Gallimard, 1991, 144 pages
  6. SF Mag, hors série, « Les services financiers de la Poste de 1817 à nos jours », 2004, p. 8-9
  7. DUET D., Les Caisses d’Epargne, Paris, PUF, 1991, 127 pages
  8. OGER B., Histoire de la Caisse Nationale d’Epargne, une institution au service du public et de l’État, Paris, L’Harmattan, 2006, 327 pages
  9. Ibid., p. 130
  10. SF Mag, hors série, op.cit., p. 10-11
  11. Ibid., p. 22-27
  12. a et b Ibid.
  13. CONSTANTIN G., Le livret A : une histoire de l'épargne populaire, Paris, La Documentation française, 1999, 294 pages
  14. SF Mag, hors série, op.cit., p. 22-27.
  15. Loi n° 90-568 du 2 juillet 1990 relative à l'organisation du service public de la poste et à France Télécom Sur le site legifrance.gouv.fr
  16. La loi n°2005-516 du 20 mai 2005 sur le site légifrance
  17. [PDF] Décision de la Commission européenne Sur le site Europa
  18. Le feu vert pour la création de La Banque postale Sur le site lemonde
  19. [PDF] Rapport annuel 2006 Sur le site labanquepostale
  20. La loi de régulation des activités postales Sur le site légifrance
  21. loi de modernisation de l’économie sur le site légifrance
  22. La mission d'accessibilité bancaire Sur le site du Sénat
  23. [PDF] Le Contrat de service public entre l'État et La Poste Sur le site du ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie
  24. Autorisation de commercialiser des crédits à la consommation Sur le site du Figaro
  25. Commercialisation assurance de dommages Sur le site news-assurances
  26. Le financement des personnes morales Sur le site la Croix
  27. Fusion Dexia-CDC-La Banque postale : une bonne nouvelle pour les collectivités Sur le site lagazettedescommunes
  28. La Banque postale Développement Local Sur le site d'actualités et d'entraide pour les particuliers de La Banque postale
  29. La Banque postale reprend le gros des métiers de Dexia, Le Figaro, 16 mars 2012
  30. « Sogéposte devient La Banque postale Asset Management - Sicavonline », sur www.sicavonline.fr (consulté le 5 avril 2018)
  31. « Daniel Roy prend la tête du directoire de La Banque postale AM - Les Echos », sur www.lesechos.fr (consulté le 5 avril 2018)
  32. « Arrêté du 15 avril 1996 plaçant en position hors cadres - legifrance.gouv.fr », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le 29 avril 2018)
  33. « Jean Luc Enguéhard - Les Echos », sur www.lesechos.fr (consulté le 29 avril 2018)
  34. Laura Fort, « La Banque postale fait les frais de la crise grecque », La Tribune,‎ (lire en ligne)
  35. « Résultats semestriels », sur labanquepostale.fr
  36. Bertille Bayart, « La banque, pilier de l'avenir de La Poste », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  37. « La Banque Postale prend un coup de jeune en s'offrant KissKissBankBank », sur ZDNet,
  38. La Banque Postale ne lancera sa banque mobile qu'en 2019, L'Usine digitale, 12 février 2018
  39. « Bancassurance : mariage en vue entre CNP Assurances et la Banque Postale », sur www.argusdelassurance.com, (consulté le 4 septembre 2018)
  40. Les Echos, 30.09.2016
  41. Le Parisien, 12.12.2016
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  44. Question du sénateur Philippe Kaltenbach au PDG de la Poste
  45. La Banque postale, nouvel acteur du financement des TPE et PME Sur le site netpme.fr
  46. Comment La Banque Postale lutte contre l'exclusion bancaire, Les Echos, 12 août 2014
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  48. [PDF] Rapport d'activité 2010 Sur le site labanquepostale
  49. Gestion privée : La Banque Postale en ordre de bataille, sur le site des Echos du 3 avril 2013
  50. Un nouveau siège historique pour La Banque postale Sur le site Le Journal du net
  51. Le siège de La Banque Sur le site du magazine D'architecture
  52. RICHEZ S., SCEMAMA C. et LELOUP M., Audace architecturale au cœur de Paris, Paris, Archibooks/Bookstorming, 2011, 143 pages
  53. « Financement du terrorisme : La Banque Postale visée par une enquête », sur Les Echos,
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Olivier Bouchara, « La Banque postale : Elle a vite appris le métier », Capital, no 252,‎ , p. 40-43.