Efim Yartchouk

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Efim Yartchouk
Biographie
Décès
Activité

Efim Yartchouk (ou Iartchouk ; mort en 1937) est un matelot et militant libertaire anarcho-syndicaliste[1] russe.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il participe à la Révolution russe de 1905. Arrêté, il est déporté en Sibérie pendant 5 ans, puis émigre aux États-Unis, où il intègre l'Union des Travailleurs russes et participe à son organe : Golos Truda (La Voix du Travail, Голос Труда).

En 1917, il revient en Russie après la révolution de Février. Élu au soviet de Kronstadt[2], il en devient l'une des principales figures anarchistes[3]. Soutenant dans un premier temps les bolcheviks, il participe aux journées de juillet[4]. Mais l'évolution de la situation après la Révolution russe le mène rapidement dans l'opposition au nouveau pouvoir.

Dès lors, il participe à la fondation en 1918 du journal La Libre voix du travail (Вольный голос труда), qui prend résolument position contre la politique des bolcheviks, défendant le pouvoir de conseils de soldats, d'ouvriers et de paysans décidant librement et égalitairement de leur politique. Ces prises de position valent à Yartchouk de multiples démêlés avec la Tchéka, qui l'arrête six fois entre 1918 et 1921. C'est d'ailleurs en prison qu'il assiste à la révolte de Kronstadt de 1921 et à sa répression. En 1923, alors qu’il est en exil à New York, il livre une analyse de cette révolte (Kronstadt dans la Révolution russe)[5] qui insiste sur son aspect libertaire.

En , Yartchouk est expulsé de Russie, à la suite d'une grève de la faim et de plaintes des délégués étrangers à la première réunion à Moscou du Profintern. Il y retourne en 1925. En 1937, il est liquidé au cours des Procès de Moscou.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Kronstadt dans la Révolution russe, 1923[6],[7].
    • Kronstadt dans la révolution russe, traduction Alexandre Skirda, Éditions Noir et rouge, 2018.
  • Les anarchistes russes, les soviets et l’autogestion, Éditions Spartacus, n°52, février- :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Arvon, 1921, la révolte de Cronstadt, coll. « La mémoire du siècle », Complexe, Bruxelles, 1980.
  • Paul Avrich, La Tragédie de Cronstadt : 1921, Éditions de Seuil, 1975.
  • Alexandre Skirda, Les anarchistes russes, les soviets et la révolution de 1917, Les Editions de Paris-Max Chaleil, 2000.
  • Alexandre Skirda, Kronstadt 1921, Prolétariat contre bolchévisme, Paris, Éditions de la Tête de Feuilles, 1971.
  • Michel Ragon, Dictionnaire de l'anarchie, Albin Michel, 2009, page 451.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Henri Arvon, 1921, la révolte de Cronstadt, coll. « La mémoire du siècle », Complexe, Bruxelles, 1980, pages 19.
  2. (en) Israel Getzler (de), Kronstadt's third revolution in Kronstadt 1917-21 : The fate of a soviet democracy, Cambridge University Press, 1983, page 211 [lire en ligne].
  3. Paul Avrich, La Tragédie de Cronstadt : 1921, Éditions de Seuil, 1975, page 61.
  4. Alexandre Skirda, Les anarchistes russes, les soviets et la révolution de 1917, Les Editions de Paris-Max Chaleil, 2000, page 68.
  5. Efim Yartchouk, Kronstadt dans la Révolution russe (1923), traduit du russe, in Alexandre Skirda, Kronstadt 1921, Prolétariat contre bolchévisme, Paris, Éditions de la Tête de Feuilles, 1971, p. 101-195.
  6. L'Homme et la société, Éditions Anthropos, 1972, page 243
  7. Sudoc : notice.