Effet de halo

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L’effet de halo, effet de notoriété ou encore effet de contamination, est un biais cognitif qui affecte la perception des gens ou de marques. C'est une interprétation et une perception sélective d'informations allant dans le sens d'une première impression (« il ne voit que ce qu'il veut bien voir »). Il a été mis en évidence de manière empirique par Edward Thorndike en 1920[1] et démontré par Solomon Asch en 1946[2]. Une caractéristique jugée positive à propos d'une personne ou d'une collectivité a tendance à rendre plus positives les autres caractéristiques de cette personne, même sans les connaître (et inversement pour une caractéristique négative).

Applications[modifier | modifier le code]

Cet effet pourrait par exemple avoir un rôle dans des phénomènes comme le racisme.

Clifford (1975) a pu montrer que des enfants étaient jugées plus intelligentes que d'autres par leurs enseignants sur la base de leur attrait physique.

Il s'applique notamment à l'interviewer et correspond à la tendance selon laquelle son jugement, à propos d'une seule caractéristique de l'interviewé, influe très fortement sur l'impression globale que l'interviewer a de l'interviewé. Par exemple, le port de lunettes aurait tendance à entraîner un jugement plus favorable sur les dispositions intellectuelles[3].

Cela vaut également pour les marques. Une étude [réf. souhaitée] d'image avait demandé au milieu des années 1960 à des consommateurs de désigner les constructeurs allemands fabriquant les meilleurs électrophones. Ce fut le nom de Grundig qui arriva en tête alors même que jamais Grundig n'avait fabriqué d'électrophones.

Cet effet se manifeste notamment dans le fait que les réponses à un point d'un questionnaire sont induites par les réponses précédentes, par souci de cohérence[4].

Effet halo positif et négatif[modifier | modifier le code]

Si la première impression sur la personne est favorable, ce biais perceptif tend à interpréter favorablement ce que cette personne dit ou fait. C'est l'effet halo positif. À l’inverse, si la première impression est défavorable, ce biais perceptif tend à voir la personne sous un prisme négatif. C'est l'effet halo négatif.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Thorndike, E. L. (1920). A constant error on psychological ratings. Journal of Applied Psychology, 4, 25-29.
  2. (en) Frank W. Schneider, Jamie A. Gruman, Larry M. Coutts, Applied Social Psychology: Understanding and Addressing Social and Practical Problems, Sage, 2005, page 233.
  3. (en) M.B. Harris, R.J. Harris & S. Bochner, « Fat, four-eyed, and female: stereotypes of obesity, glasses, and gender », Journal of Applied Social Psychology, 12(6), 1982, p. 503-516.
  4. Alain Leplège, Joël Coste, Mesure de la santé perceptuelle et de la qualité de vie : méthodes et applications, De Boeck Secundair, (lire en ligne), p. 290

Voir aussi[modifier | modifier le code]