Edward Davis

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Né d'ancêtres flamands, Edward Davis a écrit un livre autobiographique signé « Nathaniel Davis » au début du XVIIIe siècle. C'était l'un des capitaines anglais des pirates du Panama, faisant partie des « aventuriers du Pacifique » aux côtés des pirates britanniques Bartholomew Sharp et John Coxon dans les années 1680.

Un équipier de John Cooke puis Lionel Wafer[modifier | modifier le code]

En 1683, alors qu'il revend des prises de courses en Virginie, il se joint à une expédition corsaire sous le contrôle de John Cooke. En 1684, Edward Davis, renforcé d'un corps de flibustiers français, sous le commandement de François Grognier et Pierre le Picard entra dans les mers du Sud avec dix vaisseaux, et commit de grands ravages sur les côtes du Pérou. C'est l'époque où il se lie avec Lionel Wafer, qui comme lui écrira des récits de course.

Cependant, en 1685[1], un groupe de 341 corsaires français se séparent de lui pour aller combattre exclusivement avec François Grognier[2].

La découverte de l'île de Pâques[modifier | modifier le code]

En 1687, le flibustier devient skipper sur le Batchelor's Delight[3], faisait route des îles Galápagos à la Terre de Feu lorsqu'il rencontra une île sablonneuse à peu près à la latitude du Pérou, qui se révèlera être l'île de Pâques[4].

Après son passage à Guayaquil, prise par le capitaine François Grognier, il retourna aux Antilles via le cap Horn. Ensuite, il s'embarqua sur un sloop qui le conduisit en Virginie en mai 1688. En juin suivant, son ami Lionel Wafer, John Hingson et lui furent arrêtés par le capitaine Simon Rowe, emprisonnés à Jamestown pendant un an, puis expédiés en Angleterre pour y être jugés.

Après un an à la prison de Newgate, ils furent graciés en 1691, et entrèrent en négociations secrètes avec le gouvernement français. En 1693, Davis et ses deux acolytes retournèrent en Virginie pour récupérer une partie de leur butin confisqué, moyennant un don de 3 000 sterling au Collège de William et Mary.

Le passage au Panama[modifier | modifier le code]

En 1702, il s'embarqua à la Jamaïque puis pour le Rendez-vous de l'île d'Or au Panama, où il persuada les Indiens Kunas du Darien de le conduire jusqu'aux mines d'or de Santa Cruz de Cana, expédition qu'il a racontée dans un livre. Après douze jours de marche dans la jungle, le groupe de 400 Anglais et Indiens armés s'emparent du site minier où ils trouvent 70 esclaves noirs au travail[5] et récoltent 8 livres d'or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. A Chronological History of the Discoveries in the South Sea Or Pacific Ocean, par James Burney, page 262
  2. //books.google.com/books?id=GgIoAAAAYAAJ
  3. L'Île aux anthropologues : petit traité d'anthropologie satirique, par Jean-Marc Tera'ituatini Pambrun, page 22
  4. //books.google.com/books?id=Jz1vE5E7W7IC
  5. //books.google.com/books?id=yIoBAAAAQAAJ

Bibliographie[modifier | modifier le code]