Edward Bernays

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Edward Bernays
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Edward Bernays en 1917.
Nom de naissance Edward Louis Bernays
Naissance
Vienne (Autriche-Hongrie)
Décès (à 103 ans)
Cambridge (Massachusetts, États-Unis)
Nationalité Drapeau de l'Autriche-Hongrie Autriche-Hongrie, Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale
Famille
Sigmund Freud (oncle)
Auteur

Œuvres principales

Propagande
La Cristallisation de l'opinion publique (1923)

Edward Louis Bernays (en anglais : [ˈɛdwɚd luəs bɚˈneɪz][1], en allemand : [ˈɛtvaʁt luis bɛɐ̯ˈnaɪs][2]), né à Vienne (Autriche) le et mort à Cambridge (Massachusetts) le , est un publicitaire austro-américain.

Il est considéré comme le père de la propagande politique et d'entreprise, ainsi que de l'industrie des relations publiques, qui ont fortement contribué à développer le consumérisme américain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Edward Bernays naît à Vienne en 1891. Ses parents émigrent aux États-Unis l'année suivante[3].

Il est à deux titres le neveu du psychanalyste Sigmund Freud, neveu germain et neveu par alliance[3],[4] par deux fois :

  • son père, Ely Bernays (1860-1923), est le frère de Martha Bernays, l'épouse de Freud,
  • sa mère, Anna Freud (1858-1955) est l'une des sœurs de Freud[5].
Ascendance d'Edward Bernays.

Il a entretenu une correspondance avec lui, conservée dans les archives de Sigmund Freud à la bibliothèque du Congrès à Washington, lettres qui sont, selon la psychologue clinicienne, Sandrine Aumercier, empreintes d'« ambiguité » et si Freud semble avoir compté sur Edward Bernays pour l'aider à transmettre la psychanalyse en Amérique, cela s'est accompagné de difficultés de traduction, d'édition et de diffusion culturelle de celle-ci tandis que Freud est toujours resté critique vis-à-vis de l'usage qui en a été fait outre-Atlantique[6].

Il a publié en 1965 son autobiographie[6].

Son grand-oncle, le philologue Jacob Bernays, fut « le premier juif pratiquant à être nommé sur un poste proprement universitaire dans l'Allemagne du dix-neuvième siècle[7]. »

Il a été marié à l'écrivaine et activiste féministe Doris E. Fleischman (en) avec qui il a eu deux filles, Doris et Anne Bernays (en).

Il est le grand-oncle paternel de Marc Randolph (né en 1958), le co-fondateur et premier PDG de Netflix[8].

Formation[modifier | modifier le code]

Edward Bernays se prépare à une carrière agricole, à l'université Cornell. Il devient néanmoins journaliste, puis (en 1912) rédacteur et coéditeur d'une revue médicale (Medical Review of Review) ; et enfin agent de presse.

Carrière[modifier | modifier le code]

Son œuvre aborde des thèmes communs à Walter Lippmann[9], souvent considéré comme son mentor, notamment en ce qui concerne la manipulation de l'opinion publique.

Commission Creel : préparation à l'effort de guerre[modifier | modifier le code]

En 1916, le président Woodrow Wilson devait sa réélection à une position pacifiste utilisant le slogan « Grâce à moi, l'Amérique est restée en dehors du conflit européen », notamment dans son discours « La paix sans la victoire » du 22 janvier 1917[10].

En 1917, durant la Première Guerre mondiale, Edward Bernays fait partie du Committee on Public Information (ou commission Creel) créé par le président Wilson pour mettre sur pied un arsenal mental, une machinerie destinée à retourner l'opinion publique américaine et la préparer à l'entrée en guerre, faisant de la propagande durant la Première Guerre mondiale (en) les prémices d'une « science »[11].

Conseiller en relations publiques[modifier | modifier le code]

En juin 1919, alors âgé de 28 ans, Edward Bernays crée sa propre agence de relations publiques à New York[5]. Ce cabinet était dénommé « Direction de publicité » puis, jugeant le mot propagande trop péjorativement connoté, Bernays rebaptise son cabinet « conseiller en relations publiques », se référant déjà explicitement à la propagande apprise lors de son passage à la commission Creel pendant la Première Guerre mondiale[12], expression dont il revendique la paternité[13].

À New York, il promeut une pièce de théâtre intitulée Damaged Goods, une traduction de Les Avariés d'Eugène Brieux[14].

Mode de vie américain[modifier | modifier le code]

Partie intégrante de l'American way of life, le petit-déjeuner (breakfast) avec œufs au plat ou brouillés et lard (bacon) vient d'une campagne commerciale d'Edward Bernays financée par une compagnie agroalimentaire. Pour promouvoir ce petit-déjeuner copieux, il commande une étude à plusieurs dizaines de leaders d'opinion (médecins dans le domaine de la nutrition et de la santé) qui le recommandent, Edward Bernays transmettant cette étude à 4 000 médecins qui relayent cette recommandation à leurs patients. En quelques années, ce petit-déjeuner copieux devient une institution aux États-Unis[15].

Industrie du tabac[modifier | modifier le code]
Publicité « Girl in Red » pour Lucky Strike ; prise de vue par Nickolas Muray, un photographe engagé par Edward Bernays pour aider à populariser la minceur féminine et la cigarette.

Dans le domaine des relations publiques et de la publicité, Edward Bernays met au point les méthodes d'incitation à la consommation pour des firmes comme Lucky Strike[16].

Dans les années 1920, les fumoirs étaient réservés aux hommes. Edward Bernays fait transgresser l'interdit de la cigarette féminine qui pouvait avoir une connotation sexuelle pour les femmes (analyses psychanalytiques expliquant que la cigarette est le symbole du pénis) afin qu'elles conquièrent ce symbole du pouvoir masculin[15].

Lorsqu'il commence à travailler pour l'American Tobacco Company (en), Edward Bernays se voit confier l'objectif d'augmenter les ventes de Lucky Strike chez les femmes. La première stratégie consista à persuader les femmes de fumer des cigarettes au lieu de manger pour mincir. Bernays commença par promouvoir l'idéal de minceur lui-même, en faisant appel à des photographes, des artistes, des journaux et des magazines pour promouvoir la beauté des femmes minces. Les autorités médicales se mirent à encourager de fumer des cigarettes plutôt que manger des sucreries et on encouragea les ménagères que garder des cigarettes à portée de main était une nécessité sociale[17].

La première campagne réussit. Les femmes se mirent à fumer plus de cigarettes et l'American Tobacco Company augmenta ses revenus. Lucky Strike devint alors le leader du marché en termes de croissance. Mais un tabou demeurait sur le tabagisme des femmes en public. Edward Bernays consulta le psychanalyste Abraham Brill, selon qui il était normal que les femmes veuillent fumer, du fait de leur émancipation, de leurs désirs réprimés, de porter moins d'enfants et de faire le travail d'hommes ou de leur ressembler, ce qui fait de la cigarette un étendard de liberté[n 1],[17]. Edward Bernays organisa alors dans cette optique un contingent de femmes pour fumer des cigarettes « torches de la liberté » lors du défilé du dimanche de Pâques 1929 à New York. L'événement fut soigneusement scénarisé pour promouvoir le message voulu.

Edward Bernays écrit à ce propos[17] :

« Parce que l’événement devait apparaître comme une information neutre sans aspects publicitaires, les actrices devaient être exclues. D'autre part, si des jeunes femmes défendant le féminisme - du Parti des femmes, par exemple - pouvaient participer, et par là même faire de la publicité au mouvement, serait également positif... Si elles doivent être belles, elles ne doivent pas être trop stéréotypées. Trois pour chaque église devraient suffire. Bien sûr, elles ne doivent pas simplement fumer en descendant les marches de l'église. Elles doivent se joindre au défilé de Pâques, en soufflant la fumée de manière ostentatoire. »

Le défilé se déroule comme prévu, tout comme la publicité qui suivit, et des vagues de femmes se mirent à fumer à travers le pays[18].

Le sur la Cinquième Avenue, à la demande de l'industrie cigarettière, qui cherchait à faire tomber le tabou de la consommation du tabac par les femmes, il a notamment organisé des visuels et le défilé médiatisé de « fumeuses » jeunes et jolies de Vogue[15]. Elles affirmaient leur indépendance et leur émancipation[9] par l'acte de fumer en public en revendiquant le slogan selon lequel elles avaient allumé « Les torches de la liberté (en) »[19].

Au début des années 1960, il participe à des campagnes de prévention anti-tabac[20].

Exposition universelle de New York (1939-1940)[modifier | modifier le code]

En 1939, Edward Bernays promeut l’Exposition universelle de New York et la nomme Democracity, qui met en avant la fusion de la démocratie avec le capitalisme dont les entreprises privées sont la clé d'une vie réussie[21].

Renversement du gouvernement du Guatemala[modifier | modifier le code]

En 1954, l'activité propagandiste d'Edward Bernays dans le domaine de la géopolitique s'exprime dans le soutien à la multinationale United Fruit Company (aujourd'hui Chiquita Brands International) et au gouvernement des États-Unis pour faciliter la réussite du renversement du président démocratiquement élu au Guatemala[22].

L'agence de presse Middle America Information Bureau[22] d'Edward Bernays[19] présente le président Jacobo Árbenz Guzmán comme un communiste. Cette propagande est relayée dans la plupart des médias américains.

D'après la biographie d'Edward Bernays par Larry Tye (en)[23], l'expression « république bananière » est née au début du XXe siècle en référence à la domination de United Fruit Company sur des gouvernements corrompus d'Amérique centrale.

Théories[modifier | modifier le code]

Edward Bernays est souvent mentionné comme le père de la propagande moderne[24] ou, plus précisément, de la propagande politique institutionnelle et de l'industrie des relations publiques[25],[20], et par suite comme celui du spin[26], autrement dit de la manipulation de l'opinion[27].

Il a été l'un des premiers à industrialiser[n 2] la psychologie du subconscient pour « persuader » l'opinion publique malgré elle. Il a élaboré ses propres théories, probablement en combinant les idées de Gustave Le Bon sur la psychologie des foules, celles de Wilfred Trotter sur la psychologie sociale et celles de Freud sur la psychanalyse, bien que, selon la psychologue clinicienne Sandrine Aumercier, Bernays « avouait ne rien connaître à la psychanalyse » mais faisait pourtant la promotion « personnelle et opiniâtre » de son lien avec Freud au point de « donner lieu à la diffusion d’affligeants amalgames »[6] tel que celui d'un article de l’Atlantic Monthly publié en 1932 :

« Contrairement à son oncle distingué [Freud], il [Bernays] n’est pas connu comme un praticien de la psychanalyse, mais il est un psychanalyste exactement de la même façon, parce qu’il travaille avec la science des processus mentaux inconscients. Son affaire est de traiter les actes mentaux inconscients par des actes conscients. Le célèbre docteur viennois est impliqué dans le traitement de la libido individuelle ; son neveu américain est engagé dans le traitement (et la direction) des désirs réprimés de la foule[26],[6]. »

Pour lui, une foule ne peut pas être considérée comme pensante, seul le ça s'y exprime, c'est-à-dire les pulsions inconscientes. Il s'y adresse pour mieux vendre des produits grâce à des publicités ciblées sur les émotions.

En politique, il « vend » l'image des personnalités publiques, en créant par exemple le petit-déjeuner du président, où celui-ci rencontre des personnalités du show-biz. Il considère qu'une minorité intelligente doit avoir le pouvoir « démocratique » et que la masse populaire doit être modelée pour l'accepter[29],[30],[31].

Au ministère du Reich à l'Éducation du peuple et à la Propagande, Joseph Goebbels s'est inspiré de ses recherches[23].

Par ses travaux sur l'inconscient à l'usage des entreprises, Edward Bernays a contribué à l'émergence du marketing moderne, en inspirant fortement les pionniers de la discipline tels que Louis Cheskin et Ernest Dichter.

Il est aussi associé à Henry Ford comme l'un des pères du consumérisme américain[32].

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

En automne 1990, le magazine Life le classe parmi les cent Américains les plus importants du XXe siècle[33],[34].

Publications[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Radio[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « It is perfectly normal for women to want to smoke cigarettes,' Brill advised. 'The emancipation of women has suppressed many of their feminine desires. More women now do the same work as men do. Many women bear no children; those who do bear have fewer children. Feminine traits are masked. Cigarettes, which are equated with men, become torches of freedom »[17], pp. 27-28
  2. « L'ingénierie du consentement[28] est l'essence même de la démocratie, la liberté de persuader et de suggérer. » — Edward Bernays

Références[modifier | modifier le code]

  1. Prononciation en anglais américain retranscrite selon la norme API.
  2. Prononciation en haut allemand standardisé retranscrite selon la norme API.
  3. a et b Sandrine Aumercier, « Bernays, agent de Freud », Le Coq-Héron, vol. 194, no 3,‎ , p. 69-80 (lire en ligne, consulté le 19 avril 2020).
  4. Par exemple « My Uncle Sigmund Freud », New Leader, November 15, 1954 ; « Uncle Sigi », Journal of the History of Medecine and Allied Sciences, April 1980. Cité par Larry Tye, The father of the spin, Edward L. Bernays and the birth of the public relations, Owl Books editions, 2002 [1998].
  5. a et b Tristan Gaston-Breton, « Bernays », sur Les Échos, (consulté le 6 juin 2018) : « l'un des hommes les plus influents du XX siècle. ».
  6. a b c et d Sandrine Aumercier, « Bernays, agent de Freud », Le Coq-héron, vol. 194, no 3,‎ , p. 69-80 (ISSN 0335-7899, DOI 10.3917/cohe.194.0069, lire en ligne, consulté le 22 décembre 2020)
  7. J. Glucker et A. Laks, “Avant-propos” à Jacob Bernays. Un philologue juif, Lille/Tel Aviv, John Glucker et André Laks, avec l'aide de Véronique Barré), , 292 p. (ISBN 2-85939-305-6)
  8. (en-US) Keating, Gina, Netflixed : The Epic Battle for America’s Eyeballs, New York, Penguin, , 292 p. (ISBN 978-1-59184-659-8), p. 17
  9. a et b Corinne Autey-Roussel, « Une brève histoire de la propagande », sur Entelekheia, (consulté le 6 juin 2018) : « pousser les femmes à fumer au nom de leur émancipation. ».
  10. Rémy Porte, « Le président Wilson, un pacifiste en guerre », La Nouvelle Revue d'histoire, no 90, mai-juin 2017, p. 46-48
  11. (en) Thomas C. Sorensen, The word war : the story of American propaganda, Harper & Row, , p. 6-7.
  12. Stéphane Horel, Lobbytomie : Comment les lobbies empoisonnent nos vies et la démocratie, Paris, La Découverte, , 368 p. (ISBN 978-2-7071-9412-1), p. 16.
  13. (en) Linda S. Watts, Alice L. George, Scott Beekman, Social History of the United States : The 1920s, ABC-CLIO, , p. 215.
  14. Tye 2003, p. 6-7.
  15. a b et c (en) Lisa Held, « Psychoanalysis shapes consumer culture », sur APA vol. 40 no 11, (consulté le 6 juin 2018) : « The "Torches of Freedom Parade" was covered not only by the local papers, but also by newspapers nationwide and internationally. »
  16. Heath et Coombs 2006.
  17. a b c et d (en) Tye, Larry, The Father of Spin: Edward L. Bernays and the Birth of Public Relations, New York: Crown, (ISBN 0805067892)
  18. (en-US) « Group of Girls Puff at Cigarettes as a Gesture of ‘Freedom’ » (partie du titre), The New York Times, 1er avril 1929.
  19. a b et c « Documentaire : Century of the Self (Le Siècle du Moi) », sur Entelekheia, (consulté le 6 juin 2018) : « comment et à quel point les politiciens et les milieux d’affaires ont appris à manipuler la société de consommation de masse. ».
  20. a et b (en) « Edward Bernays, 'Father of Public Relations' And Leader in Opinion Making, Dies at 103 », The New Tork Times,‎ (lire en ligne, consulté le 6 juin 2018) :

    « In his later years, beginning in the early 1960's, he was a public opponent of smoking and took part in anti-smoking campaigns. »

    .
  21. L’inventeur de la propagande par Julie Lassale dans le journal La Croix du 29 mai 2018.
  22. a et b Corinne Autey-Roussel, « Tueurs d’espoir : 1954, les fruits amers de la CIA au Guatemala », sur Entelekheia, (consulté le 6 juin 2018).
  23. a et b Tye 2002.
  24. Luc Hermann et Jules Giraudat, Jeu d'influences : Affaires Cahuzac, DSK, Kerviel, Bettencourt… dans la peau des spin doctors, La Martinière, , 304 p. (ISBN 978-2-7324-6318-6, lire en ligne), p. 7.
  25. Jayson Harsin, « Un guide critique des fake news : de la comédie à la tragédie », Pouvoirs, vol. 164, no 1,‎ , p. 99-119 (DOI 10.3917/pouv.164.0099, lire en ligne).
  26. a et b (en) Larry Tye, The Father of Spin : Edward L. Bernays and the Birth of Public Relations, Picador, , 304 p. (ISBN 978-1-4668-1876-7, lire en ligne).
  27. Bernays 2007, préface de Normand Baillargeon.
  28. Bernays 1969.
  29. Bernays, Propagande (1928), p. 159. Quoted in Olasky (1984), p. 3.
  30. Olasky (1985), p. 17. « … his belief that behind-the-scenes controllers should exercise 'social responsibility' by devising clever public relations campaigns to direct 'human herds' into appropriate corals. »
  31. Marks (1957), p. 73.
  32. a et b Bernard Stiegler, « L'avenir de la croissance », à partir de 10 min, sur Ars Industrialis, (consulté le 6 juin 2018).
  33. (en) « Life lists 20th century's most influencial Americans », sur Deseret News, (consulté le 8 octobre 2017).
  34. Life 1990.
  35. Jimmy Leipold, « Propaganda - La fabrique du consentement », sur Arte, (consulté le 6 juin 2018) : « ces méthodes de "fabrique du consentement" des foules s’adressent aux désirs inconscients de celles-ci. ».
  36. « Propaganda, d’Edward Bernays, ou comment manipuler l’opinion en démocratie », sur Là-bas si j'y suis, (consulté le 6 juin 2018).
  37. Voir sur franceculture.fr.
  38. « Un démocrate : Julie Timmerman », sur TQI, (consulté le 6 juin 2018) : « il laisse derrière lui un Système de manipulation des foules qui s’est imposé partout. ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sandrine Aumercier, « Edward L. Bernays et la propagande », Revue du MAUSS, vol. 30, no 2,‎ , p. 452-469 (lire en ligne, consulté le 19 avril 2020).

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]