Édouard Baer

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Édouard Baer
Description de cette image, également commentée ci-après
Édouard Baer en 2018 au festival du film de Cabourg.
Naissance (52 ans)
Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine)
Nationalité Drapeau : France Française
Profession auteur, metteur en scène, comédien, producteur, animateur audiovisuel, acteur, scénariste, réalisateur.
Films notables Betty Fisher et autres histoires
Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre
Astérix et Obélix : Au service de Sa Majesté
Molière
La Fille coupée en deux
Une exécution ordinaire
Black Snake

Édouard Baer (prononcer « bèr »), né le à Boulogne-Billancourt[1], est une personnalité française de théâtre, de radio, de télévision et de cinéma. Il est auteur, metteur en scène, comédien et producteur au théâtre, animateur de radio, animateur et producteur de télévision, acteur, scénariste, réalisateur et producteur de cinéma.

Biographie[modifier | modifier le code]

Édouard Baer est issu d'une famille juive alsacienne du côté paternel. Il est le frère de Pauline Baer et du chanteur Julien Baer, et il est le petit-neveu de René Baer[2]. Son père, Philippe Baer, gaulliste, énarque et ami de Jean d'Ormesson, a siégé à la Cour des comptes[3],[4], passionné d'art, il possède un magasin de brocante. Sa mère, catholique fervente, est issue d'une riche famille d'industriels lyonnais[4]. Il grandit à Paris : « Chez les Baer, il faut s'instruire, lire, faire toujours mieux, être spirituel sans trop la ramener »[4]. Il étudie, notamment au Collège Stanislas puis à l'École alsacienne (au lycée, entre 1983 et 1984[5]) où il obtient un bac B (économique)[1].

À 18 ans, Édouard Baer s'inscrit au cours Florent[6], où il est l'élève de l'actrice et metteuse en scène Isabelle Nanty, dont il deviendra l'assistant[7].

Durant quelques années, il travaille comme employé de banque[8],[9].

1993-1999 : Radio Nova, Canal Jimmy, Canal+, premier film[modifier | modifier le code]

Il rencontre Ariel Wizman puis, en 1993, les deux compères commencent à animer ensemble La Grosse Boule, émission diffusée sur Radio Nova jusqu’en 1997. Après un détour par Canal Jimmy pour l’émission Nonante en 1993, ils se font remarquer par Alain de Greef et animent, en 1994, leur propre émission sur Canal+ : À la rencontre de divers aspects du monde contemporain ayant en commun leur illustration sur support audiovisuel. De 1997 à 1999, Édouard Baer continue seul sur Canal+, et anime la rubrique du Centre de visionnage.

En 1999, il écrit et réalise son premier film La Bostella, pour lequel il joue une version fictive de lui-même. Le film imagine la préparation d'une suite au Centre de Visionnage pour la rentrée prochaine, par une vision fictive de l'animateur. Le film amorce une succession de rôles plus ou moins secondaires au cinéma et à la télévision durant les années 2000.

2001-2006 : acteur, réalisateur[modifier | modifier le code]

L'acteur à l'avant-première du film Passe-Passe, à Paris, en avril 2008.

En 2001, il incarne ainsi le scribe égyptien Otis dans la comédie à gros budget d'Alain Chabat, Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre. Le film s'impose comme un succès majeur du cinéma français, et le personnage de Baer, grâce à un long monologue improvisé, devient culte. La même année, il décroche le Molière de la révélation théâtrale masculine 2001 pour son rôle dans la pièce Cravate club, écrite par Fabrice Roger-Lacan et mise en scène par Isabelle Nanty.

L'année 2002 lui permet une forte exposition : il retrouve sur grand écran Charles Berling pour Cravate club, comédie de Frédéric Jardin adapté de la pièce éponyme qu'ils interprétaient ensemble. Il partage l'affiche et les rôles-titres de Le Bison (et sa voisine Dorine) avec son ancienne professeur, Isabelle Nanty, qui réalise aussi là son premier et unique long-métrage à ce jour.

En 2004, il connait un succès avec un autre premier film, la comédie de moeurs Mensonges et trahisons et plus si affinités, réalisée par l'ex-critique de cinéma Laurent Tirard. L'année suivante, il tente de confirmer en écrivant et réalisant son second film : la comédie absurde Akoibon. Le long-métrage, dans lequel il partage l'affiche avec Jean Rochefort, ne remporte pas le même succès.

Après des petits rôles dans des projets attendus — Combien tu m'aimes ?, de Bertrand Blier, Les Brigades du Tigre, de Jérôme Cornuau —, il revient dans le style de Mensonges et Trahisons avec Je pense à vous, de Pascal Bonitzer.

2006-2009 : comédien, acteur, télévision, Festival de Cannes[modifier | modifier le code]

En 2007, il prête ses traits à Dorante pour le Molière de Laurent Tirard, et en 2008, il incarne un braqueur pour J'ai toujours rêvé d'être un gangster de Samuel Benchetrit. Il fait ensuite face à Nathalie Baye pour le road-movie Passe-passe, de Tonie Marshall. Il joue ensuite dans le drame Un monde à nous, de Frédéric Balekdjian.

En 2009, il participe à Rendez-vous en terre inconnue. Il devient aussi le maître de cérémonie du Festival de Cannes pour la seconde année consécutive.

2010-2013 : auteur de théâtre, chanteur, acteur[modifier | modifier le code]

Édouard Baer en 2012 à l'avant-première de Astérix et Obélix : Au service de sa Majesté.

Le sa pièce de théâtre Miam Miam, est diffusée en direct sur France 2, dans le cadre du festival de Ramatuelle. La même année, il chante en duo sur Le Miroir de l'album de Babet, Piano Monstre.

Il se fait plus rare au cinéma, se concentrant sur les planches. Cette orientation fait suite aux échecs critiques de plusieurs films attendus.

En effet, deux films passent inaperçus : en 2010, la comédie dramatique Mon pote, de Marc Esposito, dont il partage l'affiche avec Benoît Magimel ; puis en 2011, l'adaptation cinématographique de la bande dessinée éponyme, Poulet aux prunes, par sa propre auteur Marjane Satrapi, où il incarne Azraël face à Mathieu Amalric dans le rôle de Nasser Ali Khan.

Autre expérience décevante avec la bande dessinée : en 2012, il est choisi pour succéder à Christian Clavier et Clovis Cornillac dans le rôle de Astérix. Le réalisateur Laurent Tirard le choisit pour le quatrième opus de la franchise Astérix et Obélix : Au service de sa Majesté. Le film ne parvient cependant pas à convaincre vraiment la critique et le public, ce qui déçoit quelque peu l'acteur[10].

En 2013, il forme, avec Alain Chabat, Lucien Jean-Baptiste et Philippe Duquesne le quatuor central de Turf, de Fabien Onteniente, et d'une autre comédie de bande, Les Invincibles, de Frédéric Berthe, avec cette fois Gérard Depardieu et Virginie Efira. Les deux films sont cependant des déceptions critiques et commerciales.

Baer se concentre alors sur les planches, avec des pièces qu'il écrit, réalise et interprète, entouré de sa troupe, depuis 2006.

Depuis 2014 : auteur de théâtre, acteur, radio, scénariste et réalisateur pour le cinéma[modifier | modifier le code]

En janvier 2014, il crée ainsi La Porte à côté, de Fabrice Roger-Lacan avec Emmanuelle Devos, mis en scène par Bernard Murat au Théâtre Edouard VII. Il accepte également de redevenir maître de cérémonie des Césars : il avait déjà animé l'évènement en 2001 et 2002, lors de sa révélation en tant qu'acteur de théâtre et de cinéma.

En 2015, il donne la réplique à Sandrine Kiberlain pour la comédie dramatique Encore heureux, de Benoît Graffin, tout en préparant son quatrième film en tant que scénariste/réalisateur, Ouvert la nuit.

Au début du mois d'octobre 2016, il reprend la matinale de Radio Nova[11],[12]. Il repart pour une deuxième saison avec l'émission Plus près de toi à l'antenne de la radio parisienne à partir de septembre 2017[13].

En 2017, il dévoile son retour en tant que scénariste/réalisateur, douze ans après Akoibon, en livrant la comédie dramatique Ouvert la nuit. Il en tient aussi le rôle principal, s'entourant d'Audrey Tautou, Grégory Gadebois, Sabrina Ouazani, Atmen Kélif et Michel Galabru.

L'année 2019, il double le robot Buck dans le film d'animation d'Éric Tosti Terra Willy, planète inconnue[14].

Le , Édouard Baer annonce qu'il quitte la matinale de Radio Nova à la fin de la saison 2017-2018 pour se consacrer au théâtre[15]. On apprend toutefois, le , qu'il rejoint France Inter à la rentrée pour une émission hebdomadaire le dimanche soir[16], émission qui s'intitule Lumières dans la nuit. À la rentrée 2019, il décide de ne pas rempiler pour une deuxième saison à la tête des Lumières dans la nuit sur France Inter[17].

Théâtre[modifier | modifier le code]

Comme auteur, metteur en scène ou comédien[modifier | modifier le code]

Comme producteur[modifier | modifier le code]

Parcours à la radio[modifier | modifier le code]

  • 1992-1997 : coanimateur de La Grosse Boule, sur Radio Nova, avec Ariel Wizman.
  • 2016-2018 : animateur de la matinale Plus près de toi sur Radio Nova.
  • 2018-2019 : animateur de l'émission Lumières dans la nuit le dimanche soir sur France Inter.

Émissions de télévision[modifier | modifier le code]

Comme animateur[modifier | modifier le code]

Comme producteur[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Édouard Baer à la cérémonie des César 2015.
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Acteur[modifier | modifier le code]

Années 1990[modifier | modifier le code]

Années 2000[modifier | modifier le code]

Années 2010[modifier | modifier le code]

Doublage[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Livre audio et musique[modifier | modifier le code]

En 2017, il fait une apparition dans le morceau Slam & Slam'ed de l'album The Evol' du groupe de rock français Shaka Ponk sorti le 17 novembre 2017. Dans ce dernier, il fait un slam dans lequel il se met dans la peau d'une rockstar en tournée, juste après un concert.

Maître de cérémonie[modifier | modifier le code]

En 2001 et 2002, il est maître de cérémonie des 26e et 27e cérémonies des César[18]. En 2015, il est de nouveau maître de cérémonie lors de la 40e cérémonie des César[19].

Il a été également le maître de cérémonie de l'édition du Festival de Cannes 2008 ainsi que celle de 2009.

Il fait un discours lyrique remarqué lors de l'ouverture du 71e Festival de Cannes en mai 2018[20].

Il est de nouveau maître de cérémonie au Festival de Cannes 2019.

Distinctions[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b [vidéo] Konbini, « Édouard Baer - Fast Life » sur YouTube, 4 avril 2019
  2. Julien Baer se libère, Libération, le .
  3. « Jean d’Ormesson, acteur… Interview par Jean Serroy. ».
  4. a b et c Pierre Jaxel-Truer, « Edouard Baer, un sérieux comique », M Le magazine du Monde, nos 31/12/2016,‎ , p. 17-23 (ISSN 0395-2037, lire en ligne, consulté le 15 janvier 2017).
  5. Colombe Schneck, « École alsacienne, les liens du rang », GQ, septembre 2015, pp. 94-98.
  6. « Acteurs célèbres du cours Florent », sur Coursflorent.fr (consulté le 24 février 2015).
  7. « Biographie de la documentation de Radio France », sur France Inter.fr (consulté le 24 février 2015).
  8. https://www.youtube.com/watch?v=TtQXP3nr4xQ
  9. https://www.lexpress.fr/styles/decryptage-people/pourquoi-aimez-vous-edouard-baer_941481.html
  10. Condé Nast Digital France, « Édouard Baer: 'J’aime les gens qui sont royal au bar' », GQ,‎ (lire en ligne, consulté le 17 mai 2017).
  11. « Édouard Baer de retour sur Radio Nova », sur www.lalettre.pro, (consulté le 25 août 2016).
  12. « Edouard Baer reprend le micro sur Nova », Telerama,‎ (lire en ligne, consulté le 17 décembre 2016).
  13. « Edouard Baer fera une deuxième saison à la matinale de Nova », sur www.liberation.fr, 4 juillet2017 (consulté le 25 août 2017).
  14. Julie Rimbert, « Terra Willy, le nouveau dessin animé qui transforme Édouard Baer en robot », sur 20 minutes, (consulté le 20 janvier 2019).
  15. « Édouard Baer quitte Nova à la fin de la saison », sur www.lalettre.pro, (consulté le 22 mai 2018).
  16. « Après son départ de Nova, Edouard Baer rejoint France Inter », sur www.ozap.com, (consulté le 12 juillet 2018).
  17. Kevin Boucher, « France Inter : Édouard Baer arrête "Lumières dans la nuit", Nadia Daam le remplace », sur www.ozap.com, (consulté le 23 août 2019).
  18. « Maîtres de cérémonie des César », sur Académie-cinema.org (consulté le 24 février 2015).
  19. « Annonce des nominations pour la 40e cérémonie des César », sur Académie-cinema.org (consulté le 24 février 2015).
  20. « Discours Edouard Baer réussi à la 71e édition du Festival de Cannes », sur Première, .

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Liens externes[modifier | modifier le code]