Edo (peuple)

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Edos
Description de cette image, également commentée ci-après

Tenues edo lors d'une journée culturelle
à l'université (UNIBEN)

Populations significatives par région
Autres
Langues Edo
Religions Christianisme
Description de cette image, également commentée ci-après

Carte de répartition

Les Edos sont une population d'Afrique de l'Ouest vivant dans le centre-sud du Nigeria, en particulier dans l'État d'Edo.

Ethnonymie[modifier | modifier le code]

Selon les sources et le contexte, on rencontre de multiples formes : Addo, Benim, Benin, Bini, Binis, Do, Edos, Oviedo, Ovioba, Oviobo[1].

Langue[modifier | modifier le code]

Leur langue est l'édo, une langue bénoué-congolaise dont le nombre de locuteurs était estimé à 1 000 000 en 1999[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Edos font partie des descendants du royaume du Benin

Population[modifier | modifier le code]

L'estimation de leur nombre total varie selon les sources : 1 000 000[3], ou bien davantage selon d'autres.

Les Edos sont fortement christianisés.

Culture[modifier | modifier le code]

L'art edo comporte de nombreux objets en alliages de cuivre ainsi que des bronzes, créés entre les XVIe siècle et XVIIIe siècle.

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On retrouve également des défenses d'ivoire sculptées qui servaient lors de cérémonies. Les motifs symbolisent des mythes et légendes Edo et représentent le pouvoir de l'oba (roi). Parmi ces motifs, on retrouve des guerriers, des calebasses, des têtes d'animaux, des noix, des poissons, des crocodiles et souvent l'oba lui-même à la pointe de la défense. L'ivoire et sa blancheur évoquent la force, la longévité de l'éléphant ainsi que la pureté, la paix et la prospérité, attributs associés au roi[4].

Défense sculptée Edo

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source BnF [1]
  2. (en) Fiche langue (code «bin») dans la base de données linguistique Ethnologue.
  3. Selon Ethnologue
  4. Musée des beaux-arts de Montréal, Guide : Musée des beaux-arts de Montréal, Montréal, « Musée des beaux-arts de Montréal », , 2e éd. (1re éd. 2003), 342 p. (ISBN 978-2-89192-312-5), p. 75.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Thorsten Spahr, Benin-Bibliographie : mehrfach systematisierte, bilingual kommentierte Bibliographie zur Geschichte der Edo-Kultur im Königreich von Benin (Süd-Nigeria), Pro Literatur Verlag, Mammendorf, 2006, 418 p. (ISBN 9783866112094)
  • (en) Northcote Whitridge Thomas, Anthropological Report on the Edo-speaking Peoples of Nigeria, Harrison & Sons, Londres, 1910, 2 vol. (1, Law and custom ; 2, Linguistics)
  • (en) Thompson Omoerha, Edo studies : a preliminary bibliography, Benin University Library, Benin City, 1975, 71 p.
  • (en) R. E. Bradbury, The Benin kingdom and the Edo-speaking peoples of south-western Nigeria (together with a section on the Itsekiri by P.C. Lloyd), International African Institute, Londres, 1964 (éd. de 1957 enrichie d’une bibliographie), 210 p.
  • (en) Oshomha Imoagene, The Edo and their neighbours, New-Era, Ibadan, 1990, 139 p. (ISBN 9782853046)
  • (en) George Bennett Lazarus Oyakhire, An Edo civilization : Owan chieftaincy institution, Geebee, Benin City (Nigeria), 1997, 213 p. (ISBN 9782034487) (d’après une thèse à Lincoln University, États-Unis)
  • (en) Tony Momoh, The Edo culture group in the Nigerian polity : in search of sanity, Efua Media Associates, Lagos, 1996, 94 p. (ISBN 9782209066)
  • (en) Åke Norborg, The musical instruments of the Ẹdo-speaking peoples of south-western Nigeria, Musikmuseet, Stockholm, 1992, 219 p.
  • (en) Emmanuel Debo Babatunde, Ideas of human personality and characteristics among the Bini (Edo) and the Yoruba, University of Oxford, 1982, 361 p.
  • (en) Ekhaguosa Aisien, Iwu, the body markings of the Edo people, Aisien Publishers, Benin City (Nigeria), 1986, 64 p.
  • S. I. Ayobahan, L'enseignement du français en milieu Edo au Nigeria : problèmes linguistiques, méthodologiques et socio-culturels, Université de Grenoble, 1982, 593 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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