Edobich

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Edobich
Titre
Chef franc
Biographie
Date de décès

Edobich, ou Edobink[1], (latin : Edobichus ; fl. 407-411) est un chef franc du début du Ve siècle, partisan et général de l'usurpateur Constantin III.

Biographie[modifier | modifier le code]

Au début du Ve siècle, l'empire romain est dans une anarchie où plusieurs généraux romains se proclament empereur et se combattent entre eux. Cette situation permet à plusieurs peuples germaniques d'envahir l'empire en 406. Constantin III, proclamé empereur en 407 par les armées de Bretagne, tente cependant de protéger le nord de la Gaule contre les incursions germaniques. Il nomme Gerontius et le chef franc Edobich magister militum en 407[2], chargeant ce dernier de protéger les provinces romaines de Germanie et de Belgique[3],[4].

La même année, Edobich et Gerontius brisent le siège de Valence mené par le général romain Sarus, le contraignant à repasser les Alpes vers l'Italie[2]. En 409, Gerontius rejoint un autre usurpateur, Maxime et attaque Constantin en Gaule en 411 ; Edobioch est alors envoyé au delà du Rhin pour obtenir l'aide des Francs et des Alamans[2]. Il marche ensuite sur Arles afin de faire lever le siège imposé par Gerontius. Entre temps, l'armée de l'empereur Honorius, menée par Constance défait Gerontius et assiège la cité[5].

Edobich arrive bien avec des renforts, mais il est battu par Constance. Il s'enfuit alors chez un ami, Ecdicius, propriétaire terrien près d'Arles, qui le trahit et le tue[2]. En apprenant sa mort, Constantin se rend, est emprisonné puis finalement exécuté à la capitale impériale, Ravenne[6], en août ou septembre 411[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Kurth 1896, p. 113.
  2. a, b, c et d Jones 1992, p. 386.
  3. Kurth 1896, p. 112-113.
  4. Rouche 1996, p. 105.
  5. Canduci 2010, p. 152.
  6. Canduci 2010, p. 153.
  7. Jones 1992, p. 316.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]