Edmond-Émile Lindauer

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Edmond-Émile Lindauer
Naissance
Décès
(à 72 ans)
Garches
Sépulture
Division 89 du cimetière du Père Lachaise (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Distinctions

Edmond-Émile Lindauer, né le à Paris et mort le à Garches, est un médailleur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

D'origine alsacienne[1], Edmond-Émile Lindauer naît le dans le 12e arrondissement de Paris[2].

Il apprend très jeune la gravure sur acier, la ciselure et la taille-douce chez un maître-orfèvre, Albert Keltz, installé rue Réaumur. Il est l’élève, le soir, du sculpteur Jacques Perrin[3],[1]. Médailleur et aussi sculpteur, il fabriquait lui-même ses outillages. Sa première commande monétaire est passée par le gouvernement de Perse directement à Keltz, il s'agit d'une pièce en or de 10 tomans, représentant au droit Muzaffar al-Din Shah[4].

Retenu parmi neuf projets concurrents par la Monnaie de Paris[1], il est l'auteur, entre autres, des fameuses pièces françaises trouées dites « type Lindauer » émises entre 1914 et 1946, mais aussi de la 5 francs Maroc type 1929, ainsi que d'un modèle de piastre en 1930 pour l'Indochine française et de nombreuses médailles honorifiques parmi lesquelles la Croix de guerre (1914-1918)[5].

À compter de 1922 et jusqu'en 1927, il travaille pour l'unique atelier monétaire privé français, la Société française de monnayage, situé à Poissy. Parmi ses autres clients, Mellerio dits Meller, les Parfums Coty, la Maison Agry...[4]

En 1938, il déménage à Garches, où il possède une maison avec un atelier[4].

Il meurt le en son domicile à Garches[6], et, est inhumé au Cimetière du Père-Lachaise (89e division)[7].

Lindauer se maria deux fois : sa première épouse lui donne un fils qui meurt au front ; elle décède en 1918. Sa seconde épouse, Marcelle Chevalier, lui donne un nouveau fils, Henri, né en 1927[4].

Son atelier, resté intact, est vendu en octobre 2019 par ses descendants. Une exposition fut organisée en décembre suivant à la galerie Guillet (Paris 9e)[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « La Monnaie de nickel », par Ch. Dauzats, in: Le Figaro, Paris, 19 février 1914, p. 1 — sur Gallica.
  2. Archives de Paris 12e, acte de naissance no 1897, année 1869 (sans mention marginale de décès) (page 26/31)
  3. (en) « Edmond-Émile Lindauer », extrait de la notice dans le dictionnaire Bénézit, sur Oxford Art Online, (ISBN 9780199773787)
  4. a b c d et e « Edmond Emile Lindauer, un artiste graveur prolifique trop méconnu », in: Numismag, 19 novembre 2019 — en ligne.
  5. Légion d'honneur, La croix de guerre maquette définitive, sur legiondhonneur.fr.
  6. Archives des Hauts-de-Seine, Commune de Garches, acte de décès no 101, année 1942 (vue 12/61)
  7. Registre journalier d'inhumation de Paris Père-Lachaise de 1942, en date du 6 mars (page 8/31)

Liens externes[modifier | modifier le code]