Edme Quenedey des Riceys

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Edme Quenedey des Riceys
Naissance
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Lieux de travail

Edme Quenedey des Riceys (17 décembre 1756, Riceys-Haut - 16 février 1830, Paris) est un peintre et graveur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né d’un père vigneron, aîné d’une famille de huit enfants, il est destiné à la prêtrise. Cependant il va suivre les cours de dessin de Dijon[1] puis gagne sa vie comme précepteur et restaurateur de tableaux. Il épouse Marie-Madeleine Pella, dont il aura deux filles, Adèle en 1789 et Aglaë en 1792. En 1796, il s'installe avec sa famille dans le département de la Dyle à Bruxelles et dans le département des Deux-Nèthes à Anvers, puis il quitte la France pour le Saint-Empire et émigre à Hambourg. De retour à Paris en 1801, il reprend son activité 15, rue Neuve-des-Petits–Champs jusqu'à sa mort, en 1830. Sa fille Aglaé sera d’abord son assistante puis lui succèdera.

Œuvres[modifier | modifier le code]

En 1785, il s’installe à Paris peintre de portrait miniature. Ayant appris l’invention par Chrétien du physionotrace, il le rencontre à Versailles et s’associe avec lui en avril 1788. Le 26 juin 1788, Quenedey passe une publicité dans le Journal de Paris pour annoncer son activité au 45 rue des Bons-Enfants. Le portrait grandeur nature, appelé « grand trait » coûte six livres, pour 15 livres, on obtient douze épreuves du portrait réduit et gravé, enfin il en coûte trois livres pour chaque gravure coloriée. Quenedey reçoit les clients et manipule le physionotrace, exécutant les grands traits. Il réduit et parachève les dessins qu'il adresse à Chrétien qui grave les portraits. En novembre 1788, trois cents portraits avait été produit et mille un an plus tard. Le 18 août 1789, une rupture intervient entre Quenedey et Chrétien qui vont exercer chacun de leur côté.

Il a réalisé le portrait d’un grand nombre de personnages célèbres de la Révolution, du Consulat, et de l’Empire comme La Fayette, Stendhal (1807), Madame de Staël, mais aussi des musiciens (Berton, Cherubini, Méhul…), des parlementaires ou des militaires (le Général de Lauberdière). Il a aussi dessiné son propre portrait qui a été gravé par Soliman Lieutaud.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Fondée par François Devosge (1732-1811), son fils Anatole (1770-1850) sera également peintre.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Hennequin, Edme Quenedey des Riceys (Aube) : portraitiste au physionotrace : un « photographe » de l'Époque de la Révolution et de l'Empire, Société Académique de l'Aube, 1926.

Liens externes[modifier | modifier le code]