Edmée Jarlaud

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Edmée Jarlaud
Description de cette image, également commentée ci-après
Tombe d'Edmée Jarlaud au cimetière d'Acheux-en-Amiénois
Naissance
Paris (20e)
Décès
Beynes (Yvelines)
Nationalité Drapeau de la France France
Profession
pilote d'avion et de planeur

Edmée Jarlaud, née Edmée Jeanne Jacob le à Paris 20e et morte en à Beynes (Yvelines), est une aviatrice française qui battit plusieurs records dont celui d'endurance féminin sur planeur (5 heures) le 15 septembre 1937[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille d'instituteurs[2], Edmée Jacob participe, comme passagère, aux Douze heures d'Angers, le , dans un avion piloté par Hélène Boucher[3]. Elle obtient son brevet de vol à voile la même année, puis celui de vol à moteur en 1934.

En octobre 1934, à Paris, elle épouse Raymond Jarlaud, ingénieur à la Société des Avions Bernard et concepteur de planeurs. En septembre de cette année, ils étaient ensemble à Oran (l'Aéro-club d'Oranie avait acheté un avion Bernard)[4].

Le , elle bat le record du monde d'altitude en planeur, à 1 184 m, et en juin 1938, le record de distance de Beynes au hameau de Trochepot, commune de Conie-Molitard : 83 km. Gravement blessée lors de la chute de 60 m de son appareil, à la suite d'une collision en vol le 16 avril 1939[5], à Beynes-Thiverval, elle meurt pendant son transfert à l'hôpital. Le pilote de l'autre planeur, un habitant de Bougival, nommé Breton, eut plus de chance et s'en tira indemne[6].

L'entrée du cimetière d'Acheux-en-Amiénois signale la présence de la tombe de l'aviatrice

Sa tombe est située au cimetière d'Acheux-en-Amiénois, commune de la Somme où elle avait des attaches familiales. Elle est de facture particulièrement sobre. Seules trois palmes de métal sont fixées sur la pierre et mentionnent quelques indices en petits caractères (Les Ailes brisées, Les Ailes mutilées et Les professionnels navigants de l'Aviation). Elle se situe en bordure Sud du cimetière, donc du côté opposé au carré militaire.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Le collège d’Acheux porte aujourd'hui son nom.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « The AVIA 40P », sur le site scalesoaring.co.uk.
  2. Informations communiquées très courtoisement en mars 2010 par la mairie d'Acheux-en-Amiénois, que Wikipédia remercie pour son accueil et sa disponibilité.
  3. Bernard Marck, Les Aviatrices, L'Archipel, Paris, 1993.
  4. Pierre Jarrige, L'aviation légère en Algérie, 1909-1939, Saint-Ferréol (Revel, 31250, P. Jarrige, (ISBN 2-950-66200-5), p. 264.
  5. L'Aérophile, mai 1939 …et rectification ?
  6. Le Figaro, lundi 17 avril 1939.
  7. Base officielle Léonore

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Marck, Dictionnaire universel de l'aviation, Tallandier, , 1129 p. (ISBN 2-84734-060-2), p. 537.