Edith Jacobson

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Edith Jacobson
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Gedenktafel Edith Jacobssohn.jpg
plaque commémorative

Edith Jacobson, née le à Haynau, ville alors allemande, et morte le à Rochester, (New York), est un médecin et une psychanalyste américaine d'origine allemande.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle fait ses études de médecine à l'université d'Iéna et de Heidelberg, puis les complète à l'université de Munich où elle obtient son diplôme de médecin en 1922[1]. De 1922 à 1925, elle fait son internat en pédiatrie à l'hôpital universitaire de Heidelberg[1]. En 1925, elle étudie la psychiatrie à l'université de Berlin, sous la direction de Karl Bonhoeffer qui l'encourage à étudier la psychanalyse. Elle se forme à la psychanalyse à l'Institut psychanalytique de Berlin et fait une analyse avec Otto Fenichel[1].

Elle est arrêtée et emprisonnée par les nazis en octobre 1935[2], et sa situation est évoquée dès le 26 novembre 1935 par le comité directeur de la New York Psychoanalytic Society, qui met une nouvelle provision financière à disposition de Bertram Lewin, chargé de gérer le fonds destiné aux psychanalystes allemands en danger[3]. Elle réussit à s'évader, et fuit l'Allemagne en 1941 pour les États-Unis où elle devient membre de la New York Psychoanalytic Society et exerce comme analyste didacticienne[1]. Elle est connue pour ses travaux sur le self et sur les dépressions[4].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Le Soi et le monde objectal, Puf, coll. « Le fil rouge », 1975, 245 p.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Thompson 2002, p. 857.
  2. Claus-Dieter Rath « Les Olympiades 1936 », Psychanalyse 2005/2, no 3, p. 111-123 [lire en ligne]
  3. Nellie L. Thompson, « The Transformation of Psychoanalysis in America: Emigré Analysts and the New York Psychoanalytic Society and Institute, 1935–1961 », Journal of the American Psychoanalytic Association, vol. 60, no 1,‎ , p. 9-44 (lire en ligne).
  4. Thompson 2002, p. 858.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nellie L. Thompson, « Edith Jacobson », dans Alain de Mijolla (dir.), Dictionnaire international de la psychanalyse 1. A/L., Paris, Calmann-Lévy, (ISBN 2-7021-2530-1), p. 857-858. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • « Edith Jacobson (1897-1978) », Psychoanalytikerinnen. Biografisches Lexikon, [lire en ligne]
  • Nicole Peton, « Edith Jacobson [Haynau, auj. Chojnow 1897 – Rochester 1978] », dans Béatrice Didier, Antoinette Fouque, Mireille Calle-Gruber (éd.), Le Dictionnaire universel des créatrices, Paris, Éditions des femmes, .
  • Saul Tuttman, Carole Kaye & Muriel Zimmerman, Object and Self: A Developmental Approach. Essays in Honor of Edith Jacobson, New York, International Universities Press. 1981. 548 p..
  • Elizabeth Ann Danto, Three Roads from Vienna: Psychoanalysis, Modernism and Social Welfare

Liens externes[modifier | modifier le code]