Edith Durham

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Edith Durham
Edith Durham.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 80 ans)
LondresVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Anthropologue, peintre, écrivaine, illustratrice scientifique, artisteVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Œuvres principales
Amphibia and reptiles (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Mary Edith Durham, née le à Londres et morte le dans cette ville est une artiste peintre, illustratrice scientifique, anthropologue britannique, auteure de récits de voyage et exploratrice des Balkans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est la fille aînée d’Arthur E. Durham, chirurgien renommé à Londres[1]. Elle étudie au Bedford College puis à Royal Academy. Elle est une artiste accomplie, ses portraits et scènes de genre à l’aquarelle sont régulièrement exposés au Royaume-Uni. Ses dessins illustrent les amphibiens et les reptiles d’un volume de Cambridge Natural History[2],[1].

En 1900, lors d’un séjour de repos en Dalmatie elle descend en bateau jusqu'à Kotor et visite Cetinje, l’ancienne capitale de Monténégro. Elle est émerveillée par ce monde multicolore et cette fascination durera tout au long de sa vie[2].

À partir de 1906 elle voyage en Albanie, Bosnie, Serbie, Macédoine et Dalmatie.Elle passe plusieurs mois par an dans les Balkans, apprend le serbe et l’albanais. Elle est collaboratrice de plusieurs organismes de bienfaisance et gère un hôpital en Macédoine[3].

Pendant la première guerre balkanique elle est la première femme correspondante de guerre[4].

Son œuvre la plus célèbre, intitulée High Albania (Haute-Albanie) est un guide prééminent des costumes traditionnels, de la structure sociale, des règles coutumières, des croyances religieuses, et des contes traditionnels des albanais, en particulier des tribus de la Haute-Albanie, au nord du fleuve Shkumbin[1].

Dans sa jeunesse elle n’a reçu aucune formation en anthropologie. Pendant ses voyages dans les Balkans elle mène une véritable enquête socioanthropologique. Les portes des associations scientifiques britanniques s’ouvrent devant elle et elle devient membre de l’Institut Royal d'Anthropologie de Grande-Bretagne et d'Irlande, de Folklore Society, et du Royal Institute of International Affairs[2].

Ses carnets, mémoires et esquisses, ainsi que les collections de costumes et bijoux traditionnels des Balkans sont déposés à l’ Institut Royal de l’Anthropologie, au Bankfield Museum Halifax, au British Museum, au Pitt Rivers Museum (Oxford) et au Musée Horniman[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • 1899 Cambridge Natural History
  • 1904 Through the Lands of the Serb
  • 1905 The burden of the Balkans
  • 1909 High Albania
  • 1914 The struggle for Scutari
  • 1920 Twenty Years of Balkan Tangle
  • 1925 The Serajevo Crime
  • 1928 Some Tribal Origins, Laws and Customs of the Balkans

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Charles King, « Queen of the Highlanders, Edith Durham in the land of the living past », sur macedonia.kroraina.com (consulté le 17 août 2017)
  2. a b et c G. Grimm, « Durham, Mary Edith », sur Biographisches Lexikon zur Geschichte Südosteuropas (consulté le 17 août 2017)
  3. a et b « Miss Mary Edith Durham (Biographical details) », sur britishmuseum.org (consulté le 17 août 2017)
  4. Marcus Tanner, « Albania’s Mountain Queen: Edith Durham and the Balkans », sur I. B. TAURIS publishers (consulté le 17 août 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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