Edith Abbott

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Edith Abbott, née le 26 septembre 1876 à Grand Island (Nebraska)[1] et morte le 28 juillet 1957 dans la même ville, est une économiste, travailleuse sociale, éducatrice et autrice américaine.

Biographie[2][modifier | modifier le code]

Edith Abbott est la sœur ainée de Grace Abbott. Les deux soeurs ont été influencées par leur mère militante pacifiste contre l'oppression et l'égalité des droits des femmes. En 1893, Edith obtient son diplôme de Brownell Hall, une école de filles de Omaha (Nebraska). Sa famille ne disposant pas d'argent pour lui payer des études universitaires, elle commence à enseigner dans un lycée à Grand Island (Nebraska). Désireuse de pouvoir pousuivre des études supérieures, Edith suit des cours par correspondance et assiste à des cours d'été jusqu'à ce qu'elle puisse s'inscrire à l'Université du Nebraska où elle obtient son diplôme en 1901. Après deux années supplémentaires en tant que professeure, elle continue sa formation en économie à l'université de Chicago où elle obtient son doctorat en 1905. En 1906, elle décroche une bourse Carnegie qui lui permet de poursuivre ses études en Angleterre, à l'Université Collège de Londres et à la London School of Economics. C'est là-bas qu'elle est influencée par les idées des réformistes Sydney Webb et Béatrice Webb qui défendent des approches novatrices pour la lutte contre la pauvreté. L'année d'après, Edith retourne aux Etats-Unis pour enseigner au Welleslay College, dans le Massachussets, pendant un an. Elle décide par la suite de déménager à Chicago et de rejoindre sa soeur à la Hull House Jane Addams. Les deux soeurs y militent pour le suffrage féminin, le logement des plus démunis et une législation progressiste en faveur de la protection des immigrés, des travailleuses et des enfants.


Edith Abbott a été une pionnière du travail social. Elle a milité activement en faveur des réformes sociales, considérant l'humanitarisme comme un pilier l'éducation[3]. Elle a été l'assistante de Sophonisba Breckinridge puis directrice du département de recherche sociale de la Chicago School of Civics and Philantropy. En 1920, les deux femmes ont géré le transfert de l'école à l'université de Chicago qui est devenue la première université offrant un diplôme en travail social. Bien qu'elle ait rencontré des oppositions dans son travail relatif aux réformes sociales au sein de l'établissement, Edith a finalement été élue doyenne en 1924[4] (rôle qu'elle a tenu jusqu'en 1942) ce qui en a fait la première femme doyenne aux États-Unis. Elle a continué à enseigner jusqu'à sa retraite en 1953 et a été l'éditrice du Social Service Review, un journal qu'elle a cofondé avec Breckinridge en 1927.


Edith Abbott a été une auteure prolifique qui a écrit plus de 100 publications sur un large éventail de sujets lui valant le surnom de "statisticienne passionnée". Elle considérait ses travaux comme une combinaison entre études classiques et travail humanitaire. Parmi ces derniers, Edith a contribué à l'étude de la délinquance juvénile. Par ailleurs, elle a produit des études sur les femmes dans l'industrie et les problèmes dans les systèmes pénaux. En tant qu'économiste, elle a poursuivi la mise en œuvre du travail sociologique dans les études supérieures en économie.


Edith a passé les dernières années de sa vie avec son frère Arthur dans leur maison familiale à Grand Island.


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "Abbott, Edith." American Women Writers: A Critical Reference Guide from Colonial Times to the Present. Gale. 2000.
  2. (en) Will Rogers, « Encyclopedia Britannica », sur Encyclopedia Britannica (consulté le 19 mars 2019)
  3. (en-US) « Abbott, Edith - Social Welfare History Project », Social Welfare History Project,‎ (lire en ligne)
  4. (en) « Edith Abbott | University of Chicago - SSA », sur www.ssa.uchicago.edu (consulté le 18 avril 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]