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Edifício Copan

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Edifício Copan
Histoire
Architecte
Ingénieur
Joaquim Cardoso (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Développeur
Companhia Pan-Americana de Hotéis e Turismo
Construction
1957-1966
Ouverture
Voir et modifier les données sur Wikidata
Usage
Résidentiel
Architecture
Style
Patrimonialité
Bien classé par le Conpresp (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Hauteur
118,43 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Surface
10 572 m2
Étages
38
Sous-sols
2Voir et modifier les données sur Wikidata
Nombre dʼascenseurs
22Voir et modifier les données sur Wikidata
Administration
Occupant
5000
Localisation
Pays
Brésil
Ville
Adresse
200, avenue Ipiranga
Coordonnées
Carte

L'Edifício Copan (acronyme de Companhia Pan-Americana de Hotéis e Turismo[1]) est un gratte-ciel résidentiel de 140 mètres de hauteur et de 38 étages situé dans la ville de São Paulo, au Brésil. Il a été conçu par l'architecte Oscar Niemeyer. Il compte 1 160 appartements de bon standing pour environ 5 000 résidents. Un code postal lui est réservé : le 01066-900. Il s'agit du plus grand ensemble résidentiel d'Amérique latine. Ses habitants sont surnommés les copanicos et copanicas[1].

Architecture

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Avec sa forme en S et sa façade en béton et en verre, la mégastructure se démarque dans le chaos urbain linéraire de la ville[2],[3]. Imaginé pour célébrer le 400e anniversaire de la ville de São Paulo[1], l'édifice est conçu pour accueillir des logements de tailles et de prix variables afin d'accueillir tous publics. Son architecture a été pensé pour tisser un lien social entre ses habitants et ses visiteurs, portant la cohésion sociale que Niemeyer souhaite valoriser[3].

Le projet initial ne sera jamais réalisé en raison de la faillite des promoteurs pendant le chantier[4]. Des modifications sont apportées lors de la reprise en main du chantier par la banque Bradesco[5], qui fait notamment construire un immeuble pour installer son siège face au Copan, dont les lignes droites obstruent la perspective de l'édifice[1],[6]. Oscar Niemeyer ne reconnaît plus son projet.

Le bâtiment est devenu un symbole du modernisme[3]. L'immeuble est conçu pour avoir un usage multiple avec des espaces partagés : il est aussi un centre commercial, comptant 72 commerces au rez-de-chaussée, et un centre culturel, avec une galerie, une librairie et un cinéma[1],[3].

Les travaux ont commencé en 1951[1]. Oscar Niemeyer charge l'architecte Carlos Lemos de superviser les travaux[1],[5]. Les premiers occupants emménagent dès 1962[4]. Le projet est achevé en 1966, après la faillite du financeur initial et la reprise en main par la banque Bradesco[1],[6].

La tour se délabre rapidement et devient un repaire de prostitution et de trafic de drogue lors du déclin économique des années 1970[1],[6]. La réfection du bâtiment dans les années 1990 chasse les trafiquants et les proxénètes[1], ce qui entraîne une hausse des loyers et une gentrification dans les années suivantes[1],[6],[7]. Depuis les années 2010, certains blocs de l'édifice subissent les effets de Airbnb[1],[6].

Dans la culture

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L'écrivaine Regina Rheda (pt) publie le roman Arca sem Noé (L'Arche sans Noé) en 1994. Copanica, elle y décrit la vie dans le bâtiment, notamment après le déclin des années 1970. Elle a dû quitter le Copan après la parution du livre car des voisins se sont reconnus dans son récit[6].

Il est possible de construire l'Edifício Copan dans le jeu SimCity sorti en 2013[8].

Références

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  1. a b c d e f g h i j k et l Bruno Meyerfeld, « Au Brésil, l’immeuble Copan, reflet des fractures de la société », Le Monde, no 25146,‎ , p. 16 (ISSN 0395-2037, lire en ligne Accès payant, consulté le ).
  2. Juan Manuel Bonet (photogr. José Manuel Ballester), « São Paulo la moderniste », Courrier international, no 906,‎ , p. 64 (lire en ligne Accès libre, consulté le ).
  3. a b c et d Emmanuelle Vieira, « Oscar le visionnaire », Le Devoir, vol. CI, no 30,‎ , c6 (lire en ligne Accès libre, consulté le ).
  4. a et b (en) Shasta Darlington, « Iconic building revives district », Toronto Star,‎ , A10 (lire en ligne Accès payant, consulté le ).
  5. a et b (pt) « Morre, aos 100 anos, o arquiteto Carlos Alberto Cerqueira Lemos, responsável pela construção do Copan » Inscription nécessaire, sur O Globo, (consulté le ).
  6. a b c d e et f Chantal Rayes (photogr. Ludovic Carème), « A São Paulo, Copan d'abord », Libération, no 10276,‎ , p. 60-61 (lire en ligne Accès payant, consulté le ).
  7. (en) « Bird's eye view of a revived city », Financial Times,‎ , p. 15.
  8. (pt) Claudio Prandoni, « Edifício Copan aparece como prédio especial em novo "SimCity"; veja » Accès libre, sur UOL, (consulté le ).

Liens externes

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