Edgar Lederer

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Edgar Lederer
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 80 ans)
SceauxVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Distinctions
Médaille d'or du CNRS ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Liste détaillée
Prix du centenaire de la Royal Society of Chemistry ()
Médaille August Wilhelm von Hofmann (d) ()
Médaille d'or du CNRS ()
Médaille d'or Robert Koch (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Edgar Lederer, né le à Vienne en Autriche et mort le à Sceaux, était un biochimiste français d'origine autrichienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fait ses études à Vienne, alors capitale de l’Empire austro-hongrois et y fut reçu docteur en 1930. Il travailla ensuite à Heidelberg, où il rencontra celle qui devint sa femme, Hélène Fréchet (1909-2001), puis à Paris et Leningrad. En 1938, il acquiert la nationalité française.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, il refusa l'exil proposé par Louis Rapkine et la Fondation Rockefeller[1]

Au-delà de son activité scientifique, Edgar Lederer a toujours pris le parti des faibles et des persécutés et a été de tous les combats pour leur venir en aide[réf. nécessaire].

Il meurt en octobre 1988, au retour d’une tournée de conférences en Russie.

Edgar Lederer et Hélène Fréchet eurent sept enfants : Marianne, Sylvie, Florence, Pascal, Denis, Aline et Pierre.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Réfugié à Lyon pendant la guerre, il est, de retour à Paris, nommé maître, puis directeur de recherche au CNRS. En 1958, il devient professeur de biochimie à la Sorbonne et rejoint en 1963 la faculté d’Orsay, où il enseigne jusqu’à sa retraite en 1978. Simultanément, il dirige à partir de 1960 l’Institut de chimie des substances naturelles à Gif-sur-Yvette. En 1974, il a reçu la médaille d'or du CNRS et en 1982[2], il est élu membre de l’Académie des Sciences. Il était aussi membre de huit académies étrangères.

Intéressé par les substances naturelles, Edgar Lederer introduit dès 1931 la chromatographie comme instrument d’analyse, ce qui lui permet d’isoler bon nombre de substances et de déterminer leur structure chimique et leur activité biologique. Il a étudié la chimie des parfums, la manière dont les êtres vivants synthétisent un certain nombre de produits naturels. Mais ses travaux ont surtout porté sur diverses bactéries, principalement le bacille tuberculeux. Il isole dans les parois bactériennes diverses molécules dont certaines jouent un rôle important dans la défense immunitaire.

Hommage[modifier | modifier le code]

Depuis 2018, un bâtiment de l'Université Claude Bernard Lyon 1 porte son nom[3] sur le campus de la Doua à Villeurbanne.

Source[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dosso Diane. Les scientifiques français réfugiés en Amérique et la France Libre. In: Matériaux pour l'histoire de notre temps, n°60, 2000. Les Etats-Unis et les réfugiés politiques européens : des années 1930 aux années 1950, sous la direction de Robert Frank. pp. 34-40. DOI : https://doi.org/10.3406/mat.2000.403238 www.persee.fr/doc/mat_0769-3206_2000_num_60_1_403238
  2. CNRS, « Liste des médaillés d'or du CNRS », sur http://www.cnrs.fr (consulté le 11 février 2014)
  3. ANNA THIBEAU, « LEDERER : le nouveau bâtiment du Quartier de la Chimie », sur Université Claude Bernard Lyon 1 (consulté le 11 septembre 2018)