Economic Freedom Fighters

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Combattants pour la liberté économique
(en) Economic Freedom Fighters
Présentation
Président et commandant en chef Julius Malema
Fondation
Scission de Congrès national africain
Siège Johannesbourg
Porte-parole Mbuyiseni Ndlozi
Organisation de jeunesse Economic Freedom Fighters Students' Command (EFFSC)
Positionnement Gauche[1] à extrême gauche[2]
Idéologie Anticapitalisme
Anti-impérialisme
Panafricanisme
Adhérents 527 343 (2014)
Couleurs Rouge
Site web effonline.org
Représentation
Assemblée nationale
25 / 400
Conseil national des Provinces
7 / 90

Economic Freedom Fighters (Combattants pour la liberté économique en français) est un parti politique de gauche ou d’extrême gauche sud-africain, fondé en 2013 par d'anciens membres du Congrès national africain.

Historique[modifier | modifier le code]

En , Julius Malema, ancien membre du Congrès national africain (ANC) fonde un parti basé sur l'expropriation des terres et la nationalisation des mines sans compensation[3].

En , le parti reprend dans son programme une ancienne proposition panafricaniste demandant que l'Afrique du Sud soit rebaptisé « Azanie », que l'hymne national sud-africain soit expurgé de Die Stem van Suid-Afrika et que l'architecture des bâtiments soit revue et adaptée pour refléter l'histoire de la lutte des Africains contre le colonialisme. Il demande en outre, dans son programme pour les élections municipales de 2016, qu'une quarantaine de villes de la province du Cap-Occidental soient également rebaptisés (notamment Bredasdorp, Camps Bay, Durbanville, George, Hermanus, Oudtshoorn, Plettenberg Bay, Riebeek West, Stellenbosch, Swellendam, Tulbagh, Worcester, etc)[4],[5].

Résultats électotaux[modifier | modifier le code]

Aux élections générales sud-africaines de 2014, EFF obtient 6,4 % des voix et devient le troisième parti du pays[6].

Polémiques[modifier | modifier le code]

Le Horse Memorial à Port Elizabeth, qui rend hommage aux chevaux morts durant la seconde guerre des Boers, a été vandalisé en avril 2015 par des membres des Economic Freedom Fighters à la suite de l'appel lancé par leur chef Julius Malema à détruire les statues et monuments érigés durant la domination blanche de l'Afrique du Sud[7].

Le parti s'en prend frontalement à Jacob Zuma lors de la nouvelle session parlementaire de , provoquant l'expulsion de ses membres du parlement lors du discours présidentiel sur l'état de la nation[8].

En , à la suite de l'appel de Julius Malema à détruire tous les monuments et statues liés à l'histoire des Blancs sud-africains (monuments coloniaux, de l'Union d'Afrique du Sud ou de l'époque de l'apartheid), des membres des Economic Freedom Fighters mettent le feu au war memorial de Uitenhage, provoquant la consternation de nombreux résidents de la ville, inquiets pour la réconciliation entre les communautés sud-africaines[9]. Plusieurs autres monuments sont dans les jours suivants victimes de vandalisme (statues de Paul Kruger à Pretoria et à Rustenburg, Horse memorial à Port Elizabeth).

En 2016, les Economic Freedom Fighters participent et mènent plusieurs manifestations à l'université de Pretoria (pour que l'afrikaans ne soit plus une des langues alternatives d'enseignement et soit remplacé par des langues africaines[10], [11]) et à l'université de l'État-Libre (intrusions dans les bâtiments, vandalisme à la suite de bagarres entre manifestants noirs et étudiants blancs[12]), sur fond de persistance des tensions raciales en Afrique du Sud[13].

Le , à la suite de la publication jugée raciste d'une photo publicitaire d'un enfant noir portant un pull sur lequel il est écrit « le singe le plus cool de la jungle », EFF saccage des magasins vestimentaires de la marque H&M en Afrique du Sud[14],[15].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sabine Cessou, « L’ANC, aux origines d’un parti-État », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne).
  2. Joelle Palmieri, « Qu’est-ce qu’un « People’s Bae » ? », Colonialité : enjeux, paradoxes,‎ (lire en ligne).
  3. Christophe Le Bec, « Négociations salariales à haut risque en Afrique du Sud », Jeune Afrique,‎ (ISSN 1950-1285, lire en ligne).
  4. (en) Rebecca Davis, « EFF: Now 40 Western Cape towns must fall », sur Daily Maverick, .
  5. (en) « EFF wants Cape free of colonial names », sur IOL, .
  6. (en) Norimitsu Onishi, « African National Congress Draws 62 Percent of the Vote in South Africa », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne).
  7. EFF members damages PE horse memorial, News24, 7 avril 2015
  8. South African parliament descends into chaos as Zuma gets hostile reception, Reuters, 12 février 2015
  9. EFF members torch war memorial statue , SABC, 2 avril 2015
  10. (en) « Afrikaans must fall at Tuks - EFF », IOL,‎ (lire en ligne)
  11. « Des facs sud-africaines fermées après des incidents racistes », RFI Afrique,‎ (lire en ligne)
  12. (en) Jenni Evans, « EFF protesters enter closed UFS campus », News24,‎ (lire en ligne)
  13. (en) Todd Gillespie, « The racialism of Rhodes Must Fall », Spiked,‎ (lire en ligne)
  14. « Afrique du Sud: manifestations contre une publicité «raciste» de H&M », sur RFI, (consulté le 14 janvier 2018).
  15. « "Singe le plus cool de la jungle": manifestations contre la pub raciste de H&M », sur L'express, (consulté le 14 janvier 2018).

Article connexe[modifier | modifier le code]