Echorouk El Yawmi

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Echorouk
Image illustrative de l'article Echorouk El Yawmi

Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Langue Arabe
Périodicité Quotidien
Genre Tabloïd
Diffusion 511 378 ex. (2010, certifié par l'OJD. Tirage de 671 094 ex. (2007)
Date de fondation 1991

Directeur de la rédaction Nasr Eddine Kacem
Site web Echorouk

Echorouk (Arabe : الشروق اليومي) ou Ech Chorouk El Youmi (Arabe: aš-šurūqu-l-yawmi, L'Aurore du Jour) est un quotidien algérien au format tabloïd créé en 1991[1] sous le nom d'Echorouk Al Arabi.

C'est le quotidien le plus vendu en Algérie (presse arabophone et francophone confondue) avec un tirage de 671 094 exemplaires en 2010 d'après l'OJD.

Ligne éditoriale[modifier | modifier le code]

Echorouk est considéré comme un journal indépendant et il critique souvent le gouvernement et les mouvements rebelles islamistes qui restent actifs après la guerre civile algérienne. Le journal publie également Echorouk El Ousboui, un supplément hebdomadaire.

Historique[modifier | modifier le code]

En juillet 2015, Echorouk El Yawmi s'est associé au British Council en Algérie pour lancer un concours d'apprentissage de l'anglais. Le journal publiait une série d'articles hebdomadaires en anglais du 24 juillet au 20 août 2015. Les participants devaient lire les articles puis répondre aux deux questions posées sur le site Web du journal, sur le site du British Council ou sur la page Facebook. Les prix ont été décernés à cinq lauréats et ont été décernés en septembre lors d'une cérémonie tenue à la résidence de l'ambassadeur du Royaume-Uni à Alger en présence de personnalités éminentes[2].

Données[modifier | modifier le code]

Echorouk est classé 3e selon les ventes, après les quotidiens El-Khabar et El Watan mais usant d'une technique d'impression de lots en sur-demande obtint la première place en nombre d'exemplaires. Cette technique lui a valu des dettes énormes envers l'imprimerie de presse nationale.

La version en ligne du journal - Echorouk Online - était le troisième site Web le plus visité en 2010 et 2014 dans la région MENA[3]. Estimé à plus d’un million de dollars e 2014, le groupe Echorouk Online propose sur son site un forum et une plateforme d’annonces, accompagné d’un ensemble de sites d’information[3].

Prix[modifier | modifier le code]

En octobre 2017, lors du concours « Media Star » 2017, la journaliste Nadia Slimani du journal Echorouk Online reçoit le premier prix dans la catégorie « Médias électroniques »[4].

Polémique[modifier | modifier le code]

Affaire Mouammar Kadhafi de 2006[modifier | modifier le code]

En été 2006, le journal publie dénonçant des manœuvres de déstabilisation par le gouvernement libyen dans la région de Tamanrasset et Illizi, en Algérie. Suite à cette publication le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a poursuivi le journal pour diffamation devant une cour algérienne.

Le tribunal a décidé le 31 octobre que les imputations du journal Echorouk qui affirmaient que le dirigeant lybien essayait d'encourager les Touaregs algériens au séparatisme étaient de la diffamation. Le journal a été suspendu deux mois par décision du tribunal. Le directeur du journal, Ali Fodhil, et la journaliste ayant écrit l'article, Naïla Berrahal,  ont écopés d'une peine d'emprisonnement de six mois[5].

Le verdict a été condamné par la presse indépendante algérienne, la Fédération internationale des journalistes (FIJ) et du Syndicat national des journalistes (SNJ) des journaux comme El Watan, El Khabar, Liberté, El Djazaïr News, El Fedjr, Echourouk, Al Ahdath, des associations internationales défendant la liberté de la presse et de nombreux partis politiques dénonçant une atteinte à la liberté de la presse[6].

Polémiques match Algérie-Égypte[modifier | modifier le code]

En décembre 2009, le journal est impliqué dans la polémique autour du match de football Algérie vs Égypte dont l'enjeu était la qualification à la Coupe du monde de football 2010. Suite à des heurts après le match aller dans la capitale égyptienne, le journal Echorouk publie sur son site une vidéo dans laquelle un rappeur algérien,  Redha City 16, pleure son frère mort. Ce dernier aurait été tué par des supporteurs égyptiens. Ce drame n'a jamais été vérifié alors que l'ambassadeur algérien au Caire a démenti formellement les meurtres[7]. Et malgré cela, cela a alimenté la colère des supporters algériens et des actes de vandalisme et de destruction commis par des manifestants algériens contre plusieurs centres Djezzy (le premier opérateur mobile en Algérie) ont fait suite à cette vidéo[8].

Note[modifier | modifier le code]

  1. « ECHOROUK », sur www.journauxalgeriens.fr (consulté le 13 novembre 2017)
  2. « Partenariat avec le journal Echorouk | British Council », sur www.britishcouncil.dz (consulté le 13 novembre 2017)
  3. a et b Abderrahmane Nait Amar, « Ouedkniss, Djelfa Info et Echoroukonline, les trois sites web les plus chers en Algérie », Nticweb.com,‎ (lire en ligne)
  4. « Journalisme : les lauréats du concours « Media Star » récompensés — TSA », TSA,‎ (lire en ligne)
  5. « Recherche d'informations sur l'Algérie », sur Toutes les nouvelles de l'algérie (consulté le 13 novembre 2017)
  6. Algeria-Watch, « Affaire Ech-Chourouk-Kadhafi », sur www.algeria-watch.org (consulté le 13 novembre 2017)
  7. « Algérie-Egypte: la guerre du foot », Slate.fr,‎ (lire en ligne)
  8. Stéphanie Plasse, « Egypte - Algérie : le match de tous les dangers - Afrik-foot.com : l'actualité du football africain », sur www.afrik-foot.com (consulté le 13 novembre 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]