Eboa Lotin

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Eboa Lotin
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Biographie
Naissance
Décès
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DoualaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Emmanuel Eboa Lotin, né le à Douala (Cameroun) et mort le à Douala, est un artiste camerounais.

Débuts[modifier | modifier le code]

Eboa Lotin est né d'une mère ménagère et d'un père pasteur. Le révérend Adolphe Lotin Same était un pasteur religieux qui a rénové l'église Baptiste Camerounaise. Il est l'auteur de plus de 400 cantiques. Ses parents meurent alors qu'il n'a que 3 ans. Une atrophie due à l’injection de quinine lui paralyse la jambe gauche à un très jeune âge. Très jeune, Eboa Lotin a connu des moments de découragement et de désespoir, il se lance dans la musique à l’âge de huit ans. En 1962, il n’a alors que 20 ans quand il compose sa première chanson Mulema mam (mon cœur). Il raconte dans cette chanson l’histoire d’un jeune couple sans expérience dans lequel le mari accorde le divorce à sa femme car il n’a pas assez d'argent pour satisfaire les ambitions démesurées de sa femme. Il enregistra ce chef-d'œuvre dans les studios de Radio-Douala, connut beaucoup de succès mais ne lui rapportant que très peu de satisfaction matérielle.

L'ascension[modifier | modifier le code]

Il reste confiant et cultive son amour pour le don qu’il possède de naissance, il continue à travailler jour et nuit jusqu'à ce qu'il ait rencontré le succès. Il compose ensuite cinq autres chansons, dont le fameux Mbemb’a mot’a sawa, titre grâce auquel il remporte le 1er prix du Concours Vick’s Vedette (avec Duke Ellington, président du jury et Myriam Makeba membre du jury), titre qui lui permet de découvrir la ville de Paris. Il en profite pour enregistrer ses plus grands succès (aux éditions Philips). Matumba Matumba et Bésombe remporte un succès panafricain et international.

Il est ensuite invité au 1er festival panafricain d’Alger en juillet 1969 où il représente le Cameroun .

Eboa Lotin est alors invité en 1969 par :

Décès[modifier | modifier le code]

Il meurt le à Douala, vers 17 heures, à l’hôpital Laquintinie. Sa dernière œuvre sortira quelque temps plus tard, à titre posthume, intitulée « Forever » (« À jamais »). On y retrouve sept chansons dont Ave Maria qui ne put être interprétée par son auteur avant son décès.

Père de cinq enfants, Lynda, Henri, Jackie, Cathy et Samuel, il a partagé sa vie entre sa famille, sa foi, sa musique (près de 70 chansons) et sa sculpture.

Ancien élève de l’école principale d’Akwa, Il n'a jamais connu les bancs du secondaire car, il a arrêté les études en 6e année primaire (Cours moyen 2e année). Il se dit « analphabète régulier ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Mark Dike DeLancey, Rebecca Mbuh et Mark W. Delancey, « Lotin, Eboa (1942-1997) », in Historical Dictionary of the Republic of Cameroon, Scarecrow Press, Lanham, Md, 2010 (4e éd.), p. 233 (ISBN 9780810873995)

Liens externes[modifier | modifier le code]