ETR 1000

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ETR 1000
Description de l'image Bombardier ETR 1000 05 Innotrans 2014.JPG.
Identification
Exploitant(s) Trenitalia
Désignation ETR 1000
Type automotrice à grande vitesse
Composition 8 caisses
Construction 50 rames commandées
Constructeur(s) AnsaldoBreda-Bombardier
Mise en service
Caractéristiques techniques
Disposition des essieux BoBo-2'2'-2'2'-BoBo-BoBo-2'2'-2'2'-BoBo
Écartement standard
Alimentation continu 1,5 kV,
continu 3 kV,
15 kV 16 2/3 Hz
et 25 kV 50 Hz
Moteurs de traction Mitrac asynchrones
Puissance continue à 300 km/h: 8 800 kW
à 380 km/h: 9 800 kW
Longueur 202 m
Largeur 2,90 m
Places assises 457 pl.
Vitesse maximale 360/400 km/h

ETR 1000, Frecciarossa 1000 ou Zefiro V300, est une famille de train à grande vitesse conçue par les sociétés italiennes AnsaldoBreda associée à Bombardier pour Trenitalia. Cette architecture a pour but de permettre la circulation de trains jusqu'à 400 km/h, suivant la tendance actuelle et la demande des transporteurs ferroviaires[1].

L'ETR 1000 a été conçu pour être adapté aux voyages transfrontaliers entre différents courants utilisés en traction ferroviaire électrique : 1,5 et 3 kV continu d'une part, 15 et 25 kV alternatif d'autre part pouvant circuler à 400 km/h.


Cette rame a été retenue par Trenitalia au détriment de l'offre d'Alstom, plus chère (30,8 millions d'euros par train contre 35 millions), lors de l'appel d'offres pour 50 nouveaux trains à grande vitesse, le 5 août 2010. Le contrat porte sur un montant de 1,2 milliard d'euros. Elles seront livrées en 2013 (prototype) et mises en service à l'été 2015[2]. Ces rames sont composées de 8 voitures, d'une longueur totale de 202 m.

Dans la version standard, chaque rame offre 457 places assises comprenant : 2 sièges PMR,10 sièges en Executive, 69 en Business,76 en Premium et 300 sièges en Standard [3].

La première rame a été livrée aux FS chemins de fer italiens le 13 mars 2013 pour les tests de certification[4].

Le , un voyage inaugural a eu lieu entre Milan et Rome en présence du Président de la République italienne, Sergio Mattarella[5]. La mise en service commerciale, sur cette même liaison (six liaisons AR par jour), est effective depuis le [5]. Il circule à une vitesse maximale de 300 km/h[5].

En , les rames ETR 1000-03 et 04 ont été utilisées pour des essais dynamiques sur la LGV Turin - Milan, entre les PK 32+836 et 89+957. Ces rames devaient être testées sur des vitesses supérieures à 400 km/h, afin d'homologuer les ETR 1000 pour des vitesses commerciales pouvant atteindre 360 km/h sur les LGV adaptées. Le , le ETR 1000-03 a atteint la vitesse de 393,8 km/h[réf. nécessaire].

Histoire judiciaire[modifier | modifier le code]

En juin 2009, les Chemins de fer italiens Trenitalia ont lancé un appel à candidatures pour la fourniture de 50 rames à grande vitesse (> 360 km/h) de nouvelle conception pour assurer le transport ferroviaire en Italie et sur les réseaux limitrophes des années 2015-2030.

Kawasaki et Siemens ont décliné car ces deux constructeurs n'étaient pas en mesure de présenter une offre technique, leur proposition étant à peine comparable aux ETR 500 en service en Italie depuis 20 ans. Seuls deux constructeurs avaient répondu et étaient en lice : le groupement mené par l'italien AnsaldoBreda associé à la filiale italienne du canadien Bombardier et le français Alstom.

Après analyse des offres dont les critères de notation étaient ainsi établis : 70 points pour la partie technique et 30 points pour la partie financière (prix d'achat et coût de la maintenance) il ressortait :

  • offre AnsaldoBreda : 56,533 points pour la partie technique et 28,88 pour la partie financière,
  • offre Alstom : 50,795 pour la partie technique et 28,61 pour la partie financière.

En plus de l'avantage technique, l'écart de prix était substantiel : 30,8 millions €uros la rame AnsaldoBreda contre 35,0 pour le français[6].


Le 2 août 2010, Trenitalia a désigné AnsaldoBreda vainqueur de l'appel d'offres et a passé commande. Alstom, refusant de se voir moins bien noté que son concurrent a fait appel de ce choix devant les tribunaux italiens. Le 9 décembre 2010, le Tribunal Administratif du Latium a rejeté le second recours présenté par Alstom et lui a infligé une lourde pénalité pour entrave à la bonne exécution d'un marché public sans cause avérée ni motif valable. Alstom avait déjà été déboutée, après une première plainte non fondée, par un jugement du Tribunal de Rome en date du 30 septembre 2010[7]. Alstom a ensuite déposé un recours au Conseil d'État italien qui l'a également déboutée et condamnée pour obstruction injustifiée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]