EPF - École d'ingénieurs

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EPF – École d'ingénieurs
Logo de l'EPF
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Devise « Ingénieur-e généraliste EPF, un avenir ouvert sur le monde »
Nom original Institut électromécanique féminin
Informations
Fondation 1925
Fondateur Marie-Louise Paris
Type Grande école d'ingénieurs privée
Localisation
Ville Sceaux, Troyes, Montpellier
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France, Champagne-Ardenne, Languedoc-Roussillon
Direction
Président Jacques Pellas
Directeur Jean-Michel Nicolle
Chiffres clés
Étudiants 1 500[1]
Doctorants 13[1]
Niveau Bac+5 (Diplôme d'ingénieur)
Diplômés/an 233 en 2013[1]
Divers
Particularités École à classes préparatoires intégrées
Affiliation CGE, CDEFI, UGEI, ASTech, IngéFrance, Concours Avenir, « Elles Bougent »
Site web http://www.epf.fr
Plaque à l'entrée du bâtiment principal

L'EPF - École d'ingénieur-e-s est une école d'ingénieurs associative française, située à Sceaux (Hauts-de-Seine), ainsi qu'à Troyes (Aube) depuis 2010 et à Montpellier (Hérault) depuis 2012. Elle est membre de la Conférence des Directeurs d’Écoles Françaises d’Ingénieurs (CDEFI), de la Conférence des grandes écoles (CGE)[2], de l'Union des grandes écoles indépendantes (UGEI), reconnue par l'État et délivre le titre « Ingénieur EPF »[2] habilité par la Commission des titres d'ingénieur (CTI).

L'établissement compte, depuis sa création en 1925, plus de 9 200 diplômés, appelés Peufiens, qui se répartissent dans tous les secteurs de l'industrie et des services. Chaque promotion est composée d'environ 300 élèves pour la formation généraliste, 20 à 30 élèves pour les formations bi-diplômantes et 30 élèves pour la formation en apprentissage.

Issue en 1994 de l'ancienne « École polytechnique féminine » fondée en 1925, la Fondation Reconnue d'Utilité Publique EPF est depuis mixte et ne décline plus son sigle[3]. L'EPF - École d'ingénieurs reste cependant l'une des grandes écoles d'ingénieurs françaises où le pourcentage d'effectif féminin est le plus élevé, environ 40 %[4], contre environ 25 % de moyenne nationale[5].

L'EPF n'a jamais eu de lien avec l'École polytechnique, qui était réservée aux garçons jusqu'en 1972.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les débuts de l'IEF[modifier | modifier le code]

L'EPF a été fondée en 1925 par Marie-Louise Paris[6], elle-même diplômée de l'Institut d'électrotechnique de Grenoble et de l'ESME Sudria, sous le nom d'Institut électromécanique féminin. L'institut forme au départ les jeunes filles au diplôme d’ingénieur électromécanicien, elle comporte également une section courte préparant aux postes de dessinatrice ou d'aide-ingénieur. L'institut était hébergé par le Conservatoire national des arts et métiers.

L'EPF au CNAM[modifier | modifier le code]

En 1933, l'IEF devient École polytechnique féminine, avec l'ajout d'une section en aéronautique. En 1938, elle est habilitée par la Commission des titres d'ingénieur à délivrer le titre d'ingénieur diplômé[7] et en 1943 elle est reconnue par l'État[8]. Les relations se compliquent avec le CNAM et, en 1946, l'EPF doit le quitter.

L'errance[modifier | modifier le code]

L'école trouve alors refuge dans différents lieux (les élèves continuant cependant à suivre le certificat de métallurgie du CNAM) : pavillon de Marie-Louise Paris à Villemomble, École centrale, Sup'Aéro, divers lycées parisiens.

L'installation à Sceaux[modifier | modifier le code]

L'EPF est installée à Sceaux en 1956 dans une villa spacieuse, la maison privée de Marie-Louise Paris. Depuis, l'EPF s'est agrandie en reprenant des constructions à proximité qui étaient précédemment occupées par une école secondaire privée et récemment en édifiant un bâtiment à l'architecture moderne qui intègre des technologies de construction respectueuses de l'environnement.

Le bâtiment d'origine
Le nouveau bâtiment

Les années 1980, 1990 et 2000[modifier | modifier le code]

En 1980, l'ingénieure Colette Kreder est appelée par les industriels à la direction de l'EPF, avec pour mission de redresser l'école, qui traverse une époque difficile. Elle mène sa mission à bien, sauvant l'EPF, l'amenant au niveau international (avec notamment des échanges avec des équivalents américains) et reste à sa tête jusqu'en 1994. En 1991, l'école obtient notamment le statut juridique de Fondation reconnue d'utilité publique. Elle devient ensuite mixte, avec la prise de fonction de son successeur Alain Jeneveau, abandonnant son nom d'École polytechnique féminine pour le nom EPF - École d'Ingénieurs.

En 2008, c’est Jean-Michel Nicolle, précédemment en poste au Conservatoire National des Arts et Métiers, qui prend la direction de l’École.

Formations proposées[modifier | modifier le code]

Formation généraliste[modifier | modifier le code]

La formation de l’EPF se veut résolument généraliste, polytechnique et pluridisciplinaire. Elle vise la préparation d’ingénieur-e-s aptes à aborder des systèmes complexes grâce à la maitrise d’outils de simulation numérique de toute dernière génération.

L'EPF propose un cycle de formation de cinq ans (classe préparatoire intégrée) qui se décomposent comme suit[4] :

  • les trois premières années correspondant au « Cycle Licence » permettent la découverte des grands domaines d'ingénierie de l'école.
  • la quatrième année, la première du « Cycle Master », débute par un semestre de stage (appelé « stage élève-ingénieur ») puis un semestre de cours consacrés la filière choisie, à choisir parmi six domaines : mécanique, environnement, technologies de l'information et de la communication, engineering management, énergie ou urbanisme ;
  • enfin la cinquième année consacrée aux cours d'orientation conclue par un stage final intitulé « projet de fin d'études ».

Les orientations proposées sont[4] :

Le cycle recrute en première année des élèves titulaires d'un baccalauréat de série S ou de série STI2D, par l'intermédiaire du « Concours Avenir », commun à six grandes écoles d'ingénieurs privées depuis la rentrée 2010. Par la suite, elle admet certains élèves issus d'IUT, de formations universitaires ou encore de classes préparatoires soit en admission sur dossier soit par l’intermédiaire des processus de sélection E3A et PT. Une voie d’admission au deuxième semestre de la première année est ouverte en 2015 pour les élèves issus d’études de médecine (PACES).

Formations internationales bi-diplômantes[modifier | modifier le code]

L'EPF propose également des formations internationales bi-diplômantes à l'issue desquelles l'élève, après avoir passé deux ans sur les cinq dans une université étrangère, sort avec deux diplômes, un français et un étranger (allemand, américain, espagnol, mexicain ou canadien selon la formation choisie). L'école accueille 15 % d'étudiants étrangers[4].

Formation franco-allemande[modifier | modifier le code]

L'EPF propose conjointement avec l'université de sciences appliquées de Munich (Hochschule München) une formation d'ingénieur en production et automatisation. La première année est suivie à l'EPF par les élèves français et à la HM par les élèves allemands ; les deux groupes sont alors unis pour former une promotion unique, les deuxième et quatrième années se déroulent à la HM et les troisième et cinquième à l'EPF. Ce cycle est placé sous l'égide de l'Université franco-allemande ce qui ouvre notamment droit à une aide à la mobilité versée pour les années passées dans le pays partenaire.

Formation franco-canadienne[modifier | modifier le code]

L'EPF permet aux élèves de la formation franco-canadienne de passer la seconde année d'études au Canada à l'université de Sherbrooke.

Formation par l'apprentissage[modifier | modifier le code]

L'EPF propose depuis 2009, en partenariat avec le Cefipa[9], une formation par l'apprentissage d'ingénieur en systèmes informatiques et industriels en trois ans après un Bac+2 (DUT, BTS, CPGE…).

Impact sur la présence des femmes dans le métier d'ingénieur[modifier | modifier le code]

L'EPF a joué un rôle important dans l'ouverture du métier d'ingénieur aux femmes : 45 % de femmes ayant obtenu un diplôme d'ingénieur en 1964 étaient issues de l'EPF[10], cependant ce chiffre tombe à 5 % en 1989, peu de temps avant l'instauration de la mixité. Cette évolution est bien sûr due à l'ouverture de plus en plus grande des autres écoles d'ingénieurs françaises aux femmes.

AEPF alumni[modifier | modifier le code]

L'AEPF alumni - Association des Ingénieurs diplômés de l’EPF a pour but de regrouper les anciens élèves de l'EPF - École d'ingénieurs afin d’établir des liens amicaux et professionnels, de promouvoir la formation EPF et de soutenir les anciens dans leur recherche d'emploi et leur gestion de carrière.

Le réseau[4] des anciens de l'EPF, rassemble plus de 9 200 diplômés[11] répartis dans tous les secteurs de l'industrie et des services.

Histoire de l'AEPF[modifier | modifier le code]

Cérémonie de remise des diplômes.

L’association des Ingénieurs diplômés de l’E.P.F. a vu le jour le 18 juin 1938[6] après la reconnaissance par la Commission de l’Éducation Nationale du diplôme décerné par l’École. Les élèves de la promotion sortante se groupèrent avec quelques anciennes de promotions antérieures pour fonder l’association[12].

Cette association prend le nom d'« Association des élèves et ancien(ne)s élèves de l’École Polytechnique Féminine ». Le nombre des anciennes élèves déjà sorties étant encore très faible, il est nécessaire de grouper les anciennes élèves et les élèves pour rendre l’association plus représentative. La déclaration de création de l'association est transmise à la préfecture de Police le 21 juin 1938 et publiée au Journal Officiel le 20 juillet 1938.

La première assemblée générale se tient le 21 janvier 1939 au Conservatoire national des arts et métiers.

À la suite des événements et de la Seconde Guerre mondiale, l’Association tombe en sommeil ; elle reprend ses activités en 1945 grâce à l’action des nouvelles promotions beaucoup plus nombreuses.

Les nouveaux statuts déposés au journal officiel d'avril 1948 prévoient, à côté des anciennes élèves, un comité des parents d’élèves et amis de l’EPF. Cette disposition ne sera pas maintenue par la suite, et lors de l’assemblée générale extraordinaire, réunie en juin 1952 pour la modification des statuts de l’Association, celle-ci devint simplement « Association des anciennes élèves de l’EPF » jusqu’à l’assemblée générale de 1991 puis « Association des ingénieurs diplômés de la fondation EPF » en 1998 qui a choisi le nouvel intitulé actuel.

Organisation et activités de l'AEPF[modifier | modifier le code]

TGE - Tournoi de Golf des grandes écoles[13]
Course à pied - La parisienne
Rugby - Rencontre élèves et anciens Peufiens

L’association s’organise et manifeste son activité de différentes manières[14] :

  • par l’établissement de liaisons fréquentes avec l’École ;
  • par la participation à des colloques, tables rondes, débats relatifs à l'ingénierie ;
  • par la parution de l’annuaire et l’édition d’une revue: AEPF-Flash[15] ;
  • par l'organisation d’événements [16] et de rencontres (sport, anniversaires de promos...) et le soutien des talents [17] et projets ;
  • par l’aide apportée aux élèves et aux ancien(ne)s de l’école en recherche d’emploi ;
  • par l’Assemblée Générale qui permet de rendre compte des actions ;
  • par l’établissement de relations avec les autres associations d’ingénieurs dans le cadre de l'IESF, du Groupe des 20 (regroupement d'associations d'anciens élèves (ESME, ESIEE, ISEP, ESEO, ICAM, ECAM, etc.) et de l’Association française des femmes ingénieurs (AFFI) ;
  • par la participation à des commissions du CNISF/IESF ;
  • par la représentation des ancien(ne)s au conseil de perfectionnement de l’École ;
  • comme membre de droit au conseil d’administration de la Fondation EPF depuis le 29 janvier 1991.

L'association s'organise en commissions pour la mise en œuvre des différents moyens[18] pour informer (annuaire, revue, AEPF Flash, AG...)[19],[20], représenter (au sein de la fondation EPF, au sein du conseil de perfectionnement, au sein du CNISF, au sein du groupe des 20, au sein d'organisations féminine et à divers colloques, tables rondes, congrès et débats relatifs au monde des ingénieurs)[19] et proposer des services aux anciens EPF (carrière et emplois, conseil financier, adhésion au CNISF, enquêtes...).

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maryse Barbance, De l'École polytechnique féminine à l'EPF école d'ingénieures 1925-2005, 80 ans d'histoire, novembre 2005, éditions Eyrolles, (ISBN 2-212-11716-7), [lire en ligne]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]