EPF (école d'ingénieurs)

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EPF
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Histoire et statut
Fondation
Type
École d'ingénieurs (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Forme juridique
Nom officiel
Ecole polytechnique féminineVoir et modifier les données sur Wikidata
Régime linguistique
Fondateur
Président
Jean-François Combe
Directeur
Jean-Michel Nicolle
Localisation
Localisation
Pays
Chiffres-clés
Étudiants
1 873 ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Budget
15 950 000 euro ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Divers
Devise
Ingénieur généraliste EPF, un avenir ouvert sur le mondeVoir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Site web

L'EPF École d'ingénieur (ex-École polytechnique féminine) est l'une des 207 écoles d'ingénieurs françaises accréditées au à délivrer un diplôme d'ingénieur[1].

Il s'agit d'un établissement d'enseignement supérieur privé d'intérêt général reconnu par l’État située à Sceaux (Hauts-de-Seine) depuis 1956, ainsi qu'à Troyes (Aube) depuis 2010 et à Montpellier (Hérault) depuis 2012.

Issue en 1994 de l'ancienne « école polytechnique féminine » (qui n'a jamais eu de lien avec l'école polytechnique) fondée en 1925 par Marie-Louise Paris, la fondation EPF est depuis mixte et ne décline plus son sigle[2].

Elle est membre de la conférence des grandes écoles (CGE), de l'union des grandes écoles indépendantes (UGEI), de la conférence des directeurs des écoles françaises d'ingénieurs (CDEFI) et de la comUE Université de Champagne.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'école voit le jour sous le nom d'« Institut électromécanique féminin » (IEF) en 1925, fondée par Marie-Louise Paris[3], elle-même diplômée de l'Institut d'électrotechnique de Grenoble et de l'ESME Sudria. Elle forme au départ les jeunes filles au diplôme d’ingénieur électromécanicien, et elle comporte également une section courte préparant aux postes de dessinatrice ou d'aide-ingénieur. L'institut était hébergé par le conservatoire national des arts et métiers.

L'EPF a joué un rôle important dans l'ouverture du métier d'ingénieur aux femmes : 45 % de femmes ayant obtenu un diplôme d'ingénieur en 1964 étaient issues de l'EPF[4], cependant ce chiffre tombe à 5 % en 1989, peu de temps avant l'instauration de la mixité. Cette évolution est bien sûr due à l'ouverture de plus en plus grande des autres écoles d'ingénieurs françaises aux femmes.

En 1933, l'IEF devient « École polytechnique féminine » (EPF), avec l'ajout d'une section en aéronautique et d'une année supplémentaire d'études. En 1938, elle est habilitée par la commission des titres d'ingénieur (CTI) à délivrer le titre d'ingénieur diplômé[5], et en 1943 elle est reconnue par l'État [6].

En 1945, l'école doit quitter le conservatoire des arts et métiers[7]. Elle occupe différents lieux - les élèves continuant cependant à suivre le certificat de métallurgie du CNAM - : pavillon de Marie-Louise Paris à Villemomble, école centrale, Sup'Aéro, divers lycées parisiens, etc. L'école s'installe à Sceaux en 1956 dans une villa spacieuse, la maison privée de Marie-Louise Paris[8]. Depuis, elle s'est agrandie en reprenant des constructions à proximité qui étaient précédemment occupées par une école secondaire privée et récemment en édifiant un bâtiment à l'architecture moderne qui intègre des technologies de construction respectueuses de l'environnement[réf. nécessaire].

En 1976, l'EPF devient membre de la conférence des grandes écoles (CGE)[9]. Ensuite en 1980, l'ingénieure Colette Kreder est appelée par les industriels[réf. nécessaire] à la direction de l'EPF, avec pour mission de redresser l'école, qui traverse une époque difficile. Elle mène sa mission à bien, sauvant l'EPF et reste à sa tête jusqu'en 1994. En 1991, l'école obtient notamment le statut juridique de fondation reconnue d'utilité publique. Puis en 1993, elle rejoint l'union des grandes écoles indépendantes (UGEI).

À la suite des travaux de Colette Kreder, l'école devient mixte en 1994, lors de la prise de fonction de son successeur Alain Jeneveau, et abandonne son nom d'école polytechnique féminine pour le nom « EPF - École d'Ingénieur »[8].

En 2008, Jean-Michel Nicolle, précédemment en poste au conservatoire National des Arts et Métiers, prend la direction de l’École. Respectivement en 2010 et 2012, l'école ouvre des campus à Troyes et à Montpellier. L'école est également membre de la conférence des directeurs des écoles françaises d'ingénieurs (CDEFI). Depuis 2015, l'école délivre le titre d'« Ingénieur diplômé de l'EPF » accrédité par la commission des titres d'ingénieur (CTI)[1].

Logotype.

Le , la fondation EPF dépose à l'Institut national de la propriété industrielle le nouveau logotype[10], qui est publié au Bulletin officiel de la propriété industrielle le [11].

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école propose un cycle de formation de cinq ans (classe préparatoire intégrée) qui se décomposent comme suit[12] :

  • les trois premières années correspondant au « Cycle Licence » permettent la découverte des grands domaines d'ingénierie de l'école ;
  • la quatrième année, la première du « Cycle Master », débute par un semestre de stage (appelé « stage élève-ingénieur ») puis un semestre de cours consacrés la filière choisie, à choisir parmi six domaines : mécanique, environnement, technologies de l'information et de la communication, engineering management, énergie ou urbanisme ;
  • la cinquième année consacrée aux cours d'orientation conclue par un stage final intitulé « projet de fin d'études ».

Les orientations proposées à partir de la quatrième année sont [13] :

  • à Sceaux : Aéronautique & espace ; Mécanique des Matériaux et des Structures ; Environmental & Innovative Engineering ; Génie industriel pour l'environnement ; Management des systèmes d'information ; E-santé ; Business Decision Engineering ; Ingénierie industrielle et logistique ;
  • à Montpellier : Énergies conventionnelles & durables ; Eau, Énergie & Environnement ;
  • à Troyes : Bâtiment durable ;
  • dans les trois campus : Innovation, Création & Entreupreneurship.

Le cycle recrute en première année des élèves titulaires d'un baccalauréat de série S ou de série STI2D, par l'intermédiaire du « concours Avenir », commun à six grandes écoles d'ingénieurs privées depuis la rentrée 2010. Par la suite, elle admet certains élèves issus d'IUT, de formations universitaires ou encore de classes préparatoires soit en admission sur dossier soit par l’intermédiaire du concours e3a et la banque PT. Une voie d’admission au deuxième semestre de la première année est ouverte en 2015 pour les élèves issus d’études de médecine (PACES).

AEPF alumni[modifier | modifier le code]

L'AEPF alumni - Association des Ingénieurs diplômés de l’EPF a pour but de regrouper les anciens élèves de l'EPF - École d'ingénieurs afin d’établir des liens amicaux et professionnels, de promouvoir la formation EPF et de soutenir les anciens dans leur recherche d'emploi et leur gestion de carrière.

Le réseau des anciens de l'EPF, rassemble plus de 9 200 diplômés[14] répartis dans tous les secteurs de l'industrie et des services.

Histoire de l'AEPF[modifier | modifier le code]

Cérémonie de remise des diplômes.

L’association des Ingénieurs diplômés de l’EPF. a vu le jour le 18 juin 1938[3] après la reconnaissance par la Commission de l’Éducation Nationale du diplôme décerné par l’École. Les élèves de la promotion sortante se groupèrent avec quelques anciennes de promotions antérieures pour fonder l’association.

Cette association prend le nom d'« Association des élèves et ancien(ne)s élèves de l’École Polytechnique Féminine ». Le nombre des anciennes élèves déjà sorties étant encore très faible, il est nécessaire de grouper les anciennes élèves et les élèves pour rendre l’association plus représentative. La déclaration de création de l'association est transmise à la préfecture de Police le 21 juin 1938 et publiée au Journal Officiel le 20 juillet 1938.

La première assemblée générale se tient le 21 janvier 1939 au Conservatoire national des arts et métiers.

À la suite des événements et de la Seconde Guerre mondiale, l’Association tombe en sommeil ; elle reprend ses activités en 1945 grâce à l’action des nouvelles promotions beaucoup plus nombreuses.

Rugby - Rencontre élèves et anciens Peufiens.

Les nouveaux statuts déposés au journal officiel d'avril 1948 prévoient, à côté des anciennes élèves, un comité des parents d’élèves et amis de l’EPF. Cette disposition ne sera pas maintenue par la suite, et lors de l’assemblée générale extraordinaire, réunie en juin 1952 pour la modification des statuts de l’Association, celle-ci devint simplement « Association des anciennes élèves de l’EPF » jusqu’à l’assemblée générale de 1991 puis « Association des ingénieurs diplômés de la fondation EPF » en 1998 qui a choisi le nouvel intitulé actuel.

L'association s'organise en commissions pour la mise en œuvre des différents moyens[15] pour informer (annuaire, revue, AEPF Flash, AG, ...)[16],[17], représenter (au sein de la fondation EPF, au sein du conseil de perfectionnement, au sein du CNISF, au sein du groupe des 20, au sein d'organisations féminine et à divers colloques, tables rondes, congrès et débats relatifs au monde des ingénieurs)[16] et proposer des services aux anciens EPF (carrière et emplois, conseil financier, adhésion au CNISF, enquêtes...).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Arrêté du 24 janvier 2018 fixant la liste des écoles accréditées à délivrer un titre d'ingénieur diplômé.
  2. Indication portée sur une plaque à l'entrée de l'école (cf. photo en tête d'article)
  3. a et b Maryse Barbance, Histoire de l'EPF, février 2006, [lire en ligne].
  4. Maryse Barbance, De l'École polytechnique féminine à l'EPF école d'ingénieures, Eyrolles, Paris, 2005 (ISBN 978-2-212-11716-5)
  5. Journal officiel du 30 décembre 1938.
  6. Journal officiel du 17 février 1943.
  7. [1] Historique de l'EPF.
  8. a et b « Histoire de l’EPF », sur old.cefi.org (consulté le 1er octobre 2018)
  9. Dossier de l'EPF - École d'ingénieurs au sein de la Conférence des grandes écoles
  10. Notice complète : Marque EPF ECOLE D'INGENIEURS.
  11. Publication 2009-12-31 (BOPI 2009-53).
  12. « EPF : Formation ingénieur généraliste », sur www.epf.fr (consulté le 11 juillet 2014)
  13. « EPF : Filières formation généraliste », sur www.epf.fr (consulté le 11 juillet 2017)
  14. Article Conseil Général de l'Aube
  15. Interview d'Alain Jeneveau dans Journal du Net, 11/06/2004
  16. a et b Article dans Les échos - Carnets entreprises
  17. Article l'expansion - l'express.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maryse Barbance, De l'École polytechnique féminine à l'EPF école d'ingénieures 1925-2005, 80 ans d'histoire, novembre 2005, éditions Eyrolles, (ISBN 2-212-11716-7), [lire en ligne]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]