École normale supérieure de jeunes filles

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École normale supérieure de jeunes filles
Histoire et statut
Fondation
Dissolution
Type
École publique d'enseignement supérieur
Directeur
Josiane Serre, dernière directrice de l'établissement en 1985
Localisation
Localisation
Pays
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Localisation sur la carte de France
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L'École normale supérieure de jeunes filles (ENSJF), dite parfois Sèvres par métonymie, est un ancien établissement d'enseignement supérieur français.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'ENSJF a été créée en application de la loi sur l'enseignement secondaire des filles, à l'initiative de Camille Sée, complétée par la loi du 29 juillet 1881 instituant l'« École normale de professeurs-femmes ».

Implantée à Sèvres, dans l'ancienne Manufacture royale de porcelaine, de 1881 à 1940, dont elle a été expulsée sous l'Occupation, elle a pris le nom d'« École normale supérieure de jeunes filles » par un décret du . À partir de 1940, les femmes n'ont plus eu le droit de présenter le concours de l'École normale supérieure ; les meilleures femmes ont donc intégré Sèvres.

Elle s'est installée en 1948 boulevard Jourdan (XIVe arrondissement de Paris), dans des bâtiments provisoires qui n'ont jamais été reconstruits. Le projet d'installation à Montrouge n'a jamais abouti, les locaux construits ayant été finalement affectés à l'ENS de la rue d'Ulm.

Disparition[modifier | modifier le code]

Sous l'impulsion de sa dernière directrice, Josiane Serre, elle a fusionné en 1985 avec l'École normale supérieure (rue d'Ulm), anciennement réservée aux garçons, pour former une nouvelle ENS mixte. Cette opération, soutenue par Georges Poitou, n'a pas été sans susciter de fortes résistances rue d'Ulm, l'École de Sèvres étant considérée comme moins prestigieuse que sa devancière, mais également en raison de la différence de statut entre les enseignants des deux institutions. En effet, ceux de la rue d'Ulm étaient maîtres de conférences, alors que Sèvres disposait de professeures. En conséquence, les femmes devenaient hiérarchiquement supérieures à leurs confrères de la rue d'Ulm au sein de l'École fusionnée[1].

Professeurs et élèves[modifier | modifier le code]

Elle compta Marie Curie parmi ses professeurs, mais se tourna assez tard vers la recherche. Ses élèves étaient surnommées les sévriennes par les garçons de la rue d'Ulm.

Élèves :

Directrices[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Le cinquantenaire de l'école normale supérieure de Sèvres, 1881-1931, 1932

Articles connexes[modifier | modifier le code]