eL Seed

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eL Seed
ELSeed.jpg
Portrait d'eL Seed, le 14 février 2013.
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Œuvres principales

eL Seed, né le 21 août 1981 au Chesnay de parents tunisiens, est un graffeur franco-tunisien. Il est l'auteur de « calligraffitis », mélangeant la calligraphie arabe et le graffiti[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Le surnom « eL Seed » provient d'un tag qu'il écrit alors qu'il a seize ans et étudie Le Cid de Pierre Corneille[2].

Artiste urbain depuis la fin des années 1990, eL Seed découvre la calligraphie arabe en 2004. Après un séjour à New York en 2006, il se rend en 2008 à Montréal, où il réside actuellement[3]. Il affirme être influencé par Hassan Massoudy et Nja Mahdaoui[4].

Les fresques d'eL Seed « expriment le besoin de vivre en paix tout en respectant les autres ». En septembre 2012, il est invité à peindre sur une face du minaret de la mosquée principale de Gabès un graffiti reprenant un verset du Coran sur l'enseignement de la tolérance[5],[6].

En avril 2013 devaient être achevées 52 fresques, dont le travail a commencé en 2010, exposées sur l'avenue principale de Doha au Qatar[7]. Elles ornent les murs de quatre tunnels de 200 mètres de long[5].

En 2016, eL Seed réalise une œuvre anamorphique sur plus de cinquante bâtiments du quartier de Manshiyat Naser (en) au Caire. En mars 2017, il reçoit, avec l'artiste égyptienne Bahia Shehab, le prix Unesco-Sharjah pour la culture arabe[8].

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Références[modifier | modifier le code]

  1. Joël Métreau, « Le graffiti arabe en toutes lettres », sur 20minutes.fr, (consulté le 7 mai 2013)
  2. (en) Catriona Davies, « Tunisian artist graffitis minaret, fights intolerance », sur edition.cnn.com, (consulté le 7 mai 2013)
  3. Maral Amiri, « Portfolio : el Seed », sur respectmag.com, (consulté le 7 mai 2013)
  4. Alya Hamza, « La calligraffiti ou la main tendue », sur lapresse.tn, (consulté le 24 août 2015)
  5. a et b Nagmani, « Liberté, je graffe ton nom », Your Middle East repris par Courrier international, no 1174, 2-9 mai 2013, pp. 46-47
  6. (en) « El Seed On Graffiti, Censorship In Tunisia, And Why Arabic Is An Artist's Best Friend », sur huffingtonpost.com, (consulté le 7 mai 2013)
  7. « La calligraphie se mêle aux graffitis avec l'artiste El Seed au Qatar », sur artmediaagency.com, (consulté le 7 mai 2013)
  8. Wafa Samoud, « el Seed lauréat du Prix UNESCO-Sharjah pour la culture arabe pour l'année 2017 », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 4 juin 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • EL Seed, Les murs perdus : EL Seed. Calligraffiti, voyage à travers la Tunisie, Montreuil, Gourcuff Gradenigo, , 189 p. (ISBN 978-2-353-40198-7)
  • Pascal Zoghbi et Don Karl, Le graffiti arabe, Paris, Eyrolles, , 208 p. (ISBN 978-2-212-13492-6)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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