Dioula (peuple)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Dyula)
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Dioula.
Ne doit pas être confondu avec Diolas.
Un Dioula devant une mosquée au Burkina Faso
Mariage dioula en Côte d'Ivoire

Selon l'ethnologe Amadou Ampâté Bâ, les Dioulas sont des commerçants ambulants présent dans toute l'Afrique occidentale, correspondant à l'ancienne aire d'influence mandée. Ce sont des Bambaras, Mandés[1].

Dénominations[modifier | modifier le code]

Selon les sources, on observe de multiples variantes : Dabakala, Dabakara, Diouala, Dioulas, Diula, Djula, Doula, Duala, Dualas, Dyoula, Dyoulas, Dyoura, Dyulake, Dyulanke, Dyula, Dyulas, Jula, Julas, Juula, Wangara, Wankara[1].

Langue[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Dioula (langue).

Leur langue est le dioula, une langue mandée (ou langue nigéro-congolaise mandingue )[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

« Le marché de Té : pays dioula » (1899)
« Un Dioula des bords du Niger » (1900)

Les commerçants Arabo-Berbères musulmans venus d'Afrique du Nord et de l'Orient par les voies trans-sahariennes étaient en contact avec cette noblesse. C'est ainsi que naquit parmi les membres de la noblesse une élite de commerçants, islamisés par les commerçants Arabo-Berbères. Ces commerçants Mandés portaient le nom de Dioulas, qui signifie en malinké « commerçants », ils servaient d'intermédiaires entre les populations africaines et les commerçants Arabo-Berbères.

Ils commencèrent à adopter un mode de vie nomade de riches marchands ambulants. C'est ainsi qu'ils se répandirent, d'ouest en est, du Sénégal au Niger, et du nord au sud, du Sahel aux forêts de Côte d'Ivoire, établissant des réseaux commerciaux[3],[4],[5],[6] à travers l'Afrique de l'Ouest et faisant des langues mandées les langues véhiculaires.

Étant parmi les premiers musulmans d'Afrique de l'Ouest, ils ont été aussi parmi les premiers propagateurs de cette religion en Afrique [7],[8],[9],[10], avec les Toucouleurs du royaume du Tekrour.

Les Dioulas vivaient presque exclusivement du commerce. <Les Dioulas fondèrent aussi l'Empire de Bégho, le royaume du Gondja>[réf. souhaitée] et le royaume du Gwirikô avec comme capitale Sya, devenue Bobo-Dioulasso (Burkina Faso), où régnait la dynastie Dioula de patronyme Ouattara, commandée par Famanga Ouattara, le frère de Sékou Ouattara.

Les Dioulas étant les plus grands commerçants d'Afrique de l'Ouest, ce sont eux qui détenaient la plupart des marchés, ils contrôlaient la vente de produits comme l'or, le sel, la kola, les armes blanches et les armes à feu, le tissu (en particulier pour la confection des boubous) et divers produits agricoles.

La Côte d'Ivoire, le Burkina Faso et le Mali sont des pays où les Dioulas sont particulièrement implantés. En Côte d'Ivoire, toute personne Mandée pratiquant le commerce est nommée Dioula. Les Dioulas ne sont rien d'autre que des commerçants d'origine malinké. Tout en sachant que ces pays là n’existaient pas autrefois et qu’il y avait l’empire du mandingue. Ce sont les Européens qui sont venus dessiner les frontières. Donc diverses ethnis et peuples ont été séparés.

En Afrique de l'Ouest — à part les Dioulas — les Wolofs et les Haoussas sont les principaux grands commerçants.

Le complexe Kong-Bobo-Dioulasso[modifier | modifier le code]

L'historien Chikouna Cissé considère le complexe Kong-Bobo-Dioulasso comme le centre de construction identitaire du territoire Dioula de l'Afrique de l'Ouest[11]. Dans la zone manding, nous retrouvons les Dioulas de Kong au nord-ouest de l’actuelle Côte-d’Ivoire. Kong est l’un des plus anciens royaumes de l’Afrique de l’ouest situé sur les affluents des deux grands fleuves (Bandama-Comoé) de la Côte d’Ivoire favorisant les courants migratoires de cette région, qui dès le XIème siècle développa un commerce avec le Maghreb[12].

Au 18ème siècle, Kong devient la capitale du royaume Dioula fondé en 1710 par Sékou Ouattara[13]. Ce dernier qui veut imposer l'Islam dans le royaume, y détruit les cases à idoles animistes et fait adopter le dioula comme langue véhiculaire (dialecte issu de la langue mandé)[12]. Sékou voulant étendre son pouvoir, convoite la ville de Bobo-Dioulasso située au sud de l'actuel Bukina-Faso où s'établit un lieu privilégié pour le commerce (commerces de la kola, du sel gemme, de chevaux et de l'or) qui représente un « débouché naturel des richesses du Sahara »[14].

Famaghan Ouattara (le frère de Sékou) intègre la ville de de Bobo-Dioulasso à l'empire en 1737-38, et qui s'inscrit dès lors dans un espace plus vaste qui est celui du Gwiriko. Cet espace est constitué de la rive droite de la Volta noire, du pays Bwaba et le Syamu dont le centre économique demeure la ville de Bobo-Dioulasso. Ainsi, la révolution dioula de Kong instaure une reconfiguration du Gwiriko[11]. « Au milieu du XVIIIème siècle, les Watara contrôlent toutes les routes commerciales depuis Djenné au nord jusqu'à Grumanya au sud.»[12]

Sékou meurt en 1745 laissant le trône à son fils Samanogo qui sera déchu par son frère Kumbi trois ans plus tard. Ce dernier assoit son pouvoir sur l'ensemble de l'espace Gwiriko. Sous son règne, la ville de Kong devient un centre important d'études islamiques où vont s'élever de nouvelles mosquées et autres lieux de cultes[12]. L'historien Joseph Ki-Zerbo considère le Gwiriko comme l'Empire dioula des Ouattara[15]. Après la mort de Kumbi en 1770, l'Empire va connaitre de nombreux tumultes, dont des épidémies provoquant des famines, ainsi que l'avancée des Français qui déstabilise la région. Mais c'est en 1897 que Kong subit son plus grand revers avec le passage destructeur de Samori Touré qui rase la ville et tue la majeure partie de sa population[12].

Réaménagements territoriaux[modifier | modifier le code]

L'invasion coloniale doublée des ravages de Samori Touré à Kong (1896) vont fragmenter le monde dioula qui se voit partagé par les nouvelles frontières issues de la démarcation coloniale française de L'A.F.O. établies par le décret du 17 octobre 1899 (Sénégal, Soudan français, Guinée, Côte d'Ivoire et Haute-Volta)[16]. Le complexe Kong-Bobo-Dioulasso éclate. Kong fera partie de la Côte d'Ivoire, alors que Bobo-Dioulasso fera d'abord partie du Soudan français pour ensuite se situer en Haute-Volta aujourd'hui le Burkina-Faso.

Ces partages arbitraires de l'administration coloniale participent à l'un des problèmes récurrents en Afrique poste coloniale qui consiste « en la difficulté à faire coïncider les nouvelles frontières avec des groupes ethniques à cheval sur plusieurs territoires. »[16]. Les Dioulas se seraient dès lors concentrés à Bobo-Dioulasso où la lignée des Ouattara exerça encore un temps son influence jusqu'à ce que l'administration française procède à son affaiblissement vers 1915. « Cette politique de substitution, qui crispa les relations entre les chefs Ouattara et l'administration française, fut en réalité la réponse au danger que représentait l'existence d'une multitude de princes issus de la descendance de Sékou Ouattara. »[16] Pour cette période, les historiens disposent en majeure partie de sources européennes, comme le souligne ici l'historien Georges Niamkey Kodjo, « ces sources permettent de comprendre l'intérêt commercial et stratégique que représentait la ville de Kong pour la politique française en Afrique occidentale à la fin du XIXème siècle, politique qui visait d'une part, à relier le Soudan au golfe de Guinée et d'autre part, à éliminer Samori Touré qui constituait un frein au dessein français. »[17]

Crise de l'« ivoirité »[modifier | modifier le code]

Alassane Ouattara en 2011, élu président de la Côte d'Ivoire.

Cet espace identitaire dioula où la lignée des Ouattara joue un fort ascendant, constitue l'un des ferments de la crise de l'« ivoirité » déclenchée par la remise en question de la légitimité ivoirienne de l'aspirant au pouvoir Alassane Ouattara en 1995[18]. Le néologisme «ivoirité » est employé par l'autre aspirant à la présidence Henri Konan Bédié, dans son discours programme, ; « Ce que nous poursuivons, c’est bien évidemment l’affirmation de notre personnalité culturelle, l’épanouissement de l’homme ivoirien dans ce qui fait sa spécificité, ce que l’on peut appeler son ivoirité. »[19] et qui devient le déclencheur d’une redoutable crise identitaire.

Que l’intention de Bédié ait été fondée ou non en vue de fournir un moyen d’exclusion de son adversaire politique Alassane Ouattara, il n’en demeure pas moins que l’instrumentalisation politique du concept d’ivoirité a alimenté une polémique délétère qui a divisé le pays et mené à la guerre civile. Voici la perception qu’en avait le chef d’État du Burkina-Faso, Blaise Compaoré, avant que n’éclate la guerre en 2002; « Il vaut mieux que les Ivoiriens se préoccupent des causes réelles qui ont provoqué l’instabilité chez eux plutôt que chercher un facteur extérieur. Vous ne pouvez pas proclamer l’ivoirité, c’est-à-dire diviser les gens en citoyens de première et de deuxième classe, développer la xénophobie et ajouter à cela des élections imparfaites, sans fragiliser le pays. »[19] Certains sont d'avis que ces communautés culturelles ancestrales que représentent les Dioulas, devraient plutôt nourrir une solidarité trans-frontalière propice à l'unification de cette région du continent[18].

Darsalamy[modifier | modifier le code]

La ville de Darsalamydevient le refuge des érudits dioula vers la seconde moitié du XIXème siècle[20]. Leur ancien chef lieu, Bobo-Dioulasso fait cohabité les populations bobo de tradition animiste et les Dioulas islamisés de longue date[21]. Or, pour ces derniers, les moeurs païennes des Bobos ou de ceux pratiquant un Islam peu orthodoxe (consommation d'alcool) va pousser une partie des Dioulas de Bobo-Dioulasso vers un espace où ils pourront partager un Islam plus strict qu'ils établissent à Darsalamy[20].

La tradition orale[modifier | modifier le code]

Le courrier de l'Unesco de mai 1977, nous rappelle que la tradition orale détient une place prédominante dans le patrimoine africain. Transmise de génération en génération par les griots, ou simplement le "vieux du village" cet héritage culturel est le fruit "d'expert en généalogie" et constitue une source incontournable pour tout historien africaniste[22]. Aussi, l'histoire des Dioulas de Kong fait l'objet d'études approfondies dont celle de Jean Derive; Parole et Pouvoir chez les Dioula de Kong[23], ainsi que celle plus récente menée en 2006 par Georges Niamkey Kodjo; Le Royaume de Kong, Côte d'Ivoire: des origines à la fin du XIXème siècle[24]. Cette recherche qui procède par la voie d'une table ronde en vue de recueillir un patrimoine à la fois oral et transcrit par plusieurs générations de la lignée des Traoré (XVI et XVIIIème s.) puis celle Ouattara (à partir du XIIIème s.). L'auteur de cette vaste étude estime que l'élément le plus déterminant de sa recherche émane d'une lettre écrite par l'imam Marhaba appartenant à Karamoko Ouattara, souverain de Kong en 1976, et qui lui a permis de remonter jusqu'au premier Mahama Watara qui fut le conseiller personnel de Solo Mori, l'un des derniers rois de Kong[25]. Ainsi, la transmission du patrimoine historique manuscrit (et leurs copies) se transmet au même titre que la tradition orale, de génération en génération.

L'étude de Derive quant à elle, mesure le rapport de force qui s'édifie entre les tenants du pouvoir de parole chez les Dioulas de Kong, et qui se décline entre les hommes (voire les femmes) des plus âgés aux plus jeunes, entre les hommes et les femmes et entre les deux principaux groupes sociaux de Kong, sortes de castes issues des citoyens libres d'une part, les horon ,et de l'autre, les woloso, anciens captifs domestiques. La famille des Ouattara détient quant à elle la totalité de la puissance coutumière, alors que les Baro et les Saganogo détiennent le pouvoir religieux, l'Islam étant la religion officielle de l'ensemble de la population dioula de Kong. Alors que nous pourrions considérer que le pouvoir de parole revient de façon assez générale à l'élite, Dérive nous fait cependant remarquer que l'âge demeure l'ascendant le plus fort; « De ce point de vue, l'âge offre un trait discriminatoire commode, puisque, même s'il y a égalité quant à tous les autres traits (identité de sexe, de caste, familles de prestige équivalent), il y a toujours un aîné et un cadet, même si la différence est très ténue ».[23] Mais certaines manifestations coutumières demeure l'apanage des hommes d'âge mûr et d'un rang social élevé comme le récit historico-légendaire, le ko koro[23]. Cependant, en faisant de l'âge un critère de supériorité hiérarchique, la culture dioula dissout d'une certaine façon les inégalités sociales établies depuis plusieurs générations et permet un équilibre des pouvoirs que confère la parole dans cette société traditionnelle.

La religion[modifier | modifier le code]

Dans l'espace manding, l'islam a joué un rôle majeur dans édification des centres commerciaux qui structurent l'Empire, et dont les Dioulas tenaient une position dominante avec les Wangara et les Soninké[26]. L'historien Élikia M'Bokolo y conçoit un lien inextricable entre cette religion et le commerce; «  la communauté de la foi allaient générer, par des processus très durables, la construction d'identités particulières et irréductibles, celle des Dyula d'abord, puis celle des Hausa, identifiées l'une et l'autre d'une manière indissoluble à l'association du commerce et de l'Islam »[27].

Les Dioulas ont ainsi été de grands promoteurs de l'Islam dans toute l'Afrique occidentale, ce qui a fourni aux peuples allogènes un fondement identitaire de même qu'une langue véhiculaire favorisant aussi les échanges commerciaux. Deux identités religieuses distinguent les Dioulas de Kong; la Qaadriyya représentée par les Saganogo et la Tijaniyya représentée par les Diané[28]. Longtemps l'apanage des communautés urbaines, à partir de 1950, l'Islam se propage dans les populations rurales agricoles et à partir de cette décennie, la plus part des villages et des voies commerciales du territoire dioula sont dotés de mosquées et la ville de Bobo-Dioulasso qui ne comptait que deux mosquées en 1913, en dénombre 36 en 1956[28].

Patronymes[modifier | modifier le code]

Ces patronymes sont ceux portés par les Bambara =

B : Bamba Berthé

C : Camara Comara Coulibaly Cissé

D : Dagnogo Daho Diabagaté Diaby Diané Diarra Diarrasoiba Diomandé Diabaté Doumbia Doumbouya Dosso

F : Fadiga Fakoly Fofana

G : Gbané

K : Kanaté Kanouté Kanté Kamagaté Kamaté Kamara Karamogo Karamoko Keita Konaté Koné Koma Koita Kouyaté Kourouma Koroma

M : Meité Meyeté

O : Ouattara

S : Samaké Sanogo Savané Souané Souaré Soumahoro Soumaré Sylla

T : Timité Traoré

Citations[modifier | modifier le code]

« Mais l'important pour le Malinké est la liberté du négoce. Et les Français étaient aussi et surtout la liberté du négoce qui fait le grand Dioula, le Malinké prospère. »[29]

Ahmadou Kourouma, Les soleils des indépendances.

Général[modifier | modifier le code]

Le terme dioulaya dérivé de dioula, désigne l'activité commerciale[28].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Source RAMEAU, BnF [1]
  2. (en) Fiche langue[dyu]dans la base de données linguistique Ethnologue.
  3. https://books.google.fr/books?id=OU4VLFz4rwQC&pg=PA18&lpg=PA18&dq=commer%C3%A7ants+jula&source=bl&ots=Z1IM5FfxYi&sig=JUko4eT-RzgutVvIZXoKgwj_9RA&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjvw6aW6YncAhVB2hQKHXFaBr4Q6AEITzAG#v=onepage&q=commer%C3%A7ants%20jula&f=false
  4. http://fellows.rfiea.fr/dossier/glocalisation/article/l-afrique-de-l-ouest-dans-l-economie-monde-le-facteur-jula
  5. https://www.persee.fr/doc/jafr_0037-9166_1970_num_40_2_1965
  6. https://books.google.fr/books?id=qUGYlKG2t-0C&pg=PA399&lpg=PA399&dq=commer%C3%A7ants+jula&source=bl&ots=W2J-aEkcGh&sig=TX0jtlTttfVGtgDiEDmmSQy3zC4&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjvw6aW6YncAhVB2hQKHXFaBr4Q6AEITTAF#v=onepage&q=commer%C3%A7ants%20jula&f=false
  7. https://www.la-croix.com/Archives/2012-02-04/EXPLICATION-L-islam-en-Afrique-subsaharienne-une-presence-ancienne-_NP_-2012-02-04-785540
  8. https://www.persee.fr/doc/tiers_0040-7356_1982_num_23_92_4178
  9. http://www.mizane.info/lislam-a-ete-introduit-en-afrique-avant-meme-quil-ne-setende-en-arabie/
  10. https://www.telerama.fr/sortir/comment-l-islam-s-est-ancre-en-afrique,156689.php
  11. a et b Werthmann, Katja., Lamine Sanogo, Mamadou. et Impr. Laballery), La ville de Bobo-Dioulasso au Burkina Faso : urbanité et appartenances en Afrique de l'Ouest, Éd. Karthala, impr. 2013 (ISBN 9782811107987 et 2811107983, OCLC 847566566, lire en ligne), p. 72
  12. a b c d et e Kodjo, Georges Niamkey., Le royaume de Kong, Côte d'Ivoire : des origines à la fin du XIXème siècle, L'Harmattan, (ISBN 2296005624 et 9782296005624, OCLC 69733365, lire en ligne), p. 6
  13. Jean Derive, « Parole et pouvoir chez les Dioula de Kong », Journal des Africanistes, vol. 57, no 1,‎ , p. 19 (DOI 10.3406/jafr.1987.2159, lire en ligne, consulté le 10 avril 2019)
  14. Kodjo, Georges Niamkey., Le royaume de Kong, Côte d'Ivoire : des origines à la fin du XIXème siècle, L'Harmattan, (ISBN 2296005624 et 9782296005624, OCLC 69733365, lire en ligne), p. 5
  15. Ki-Zerbo, Joseph., Histoire de l'Afrique noire, d'hier à demain., Hatier, [1972] (ISBN 2218019205 et 9782218019203, OCLC 785144, lire en ligne), p. 264
  16. a b et c Werthmann, Katja., Lamine Sanogo, Mamadou. et Impr. Laballery), La ville de Bobo-Dioulasso au Burkina Faso : urbanité et appartenances en Afrique de l'Ouest, Éd. Karthala, impr. 2013 (ISBN 9782811107987 et 2811107983, OCLC 847566566, lire en ligne), p. 77
  17. Kodjo, Georges Niamkey., Le royaume de Kong, Côte d'Ivoire : des origines à la fin du XIXème siècle, L'Harmattan, (ISBN 2296005624 et 9782296005624, OCLC 69733365, lire en ligne), p. 13
  18. a et b Werthmann, Katja., Lamine Sanogo, Mamadou. et Impr. Laballery), La ville de Bobo-Dioulasso au Burkina Faso : urbanité et appartenances en Afrique de l'Ouest, Éd. Karthala, impr. 2013 (ISBN 9782811107987 et 2811107983, OCLC 847566566, lire en ligne), p. 79
  19. a et b Hauhouot, Antoine Asseypo., Société, État et territoire en Côte d'Ivoire : essai de géographie du développement, 241 p. (ISBN 9782343058306 et 234305830X, OCLC 915331806, lire en ligne), p. 236
  20. a et b Katja Werthmann, « Transformations d’une élite musulmane en Afrique de l’Ouest. Le cas des Dioula de Darsalamy (Burkina Faso) », Cahiers d’études africaines, vol. 52, no 208,‎ , p. 6 (ISSN 0008-0055, DOI 10.4000/etudesafricaines.17178, lire en ligne, consulté le 15 avril 2019)
  21. Werthmann, Katja., Lamine Sanogo, Mamadou. et Impr. Laballery), La ville de Bobo-Dioulasso au Burkina Faso : urbanité et appartenances en Afrique de l'Ouest, Éd. Karthala, impr. 2013 (ISBN 9782811107987 et 2811107983, OCLC 847566566, lire en ligne), p. 7
  22. Gaudio, Attilio, 1930-2002., Le Mali, Editions Karthala, (ISBN 2865372081 et 9782865372089, OCLC 19921349, lire en ligne), p. 114
  23. a b et c Jean Derive, « Parole et pouvoir chez les Dioula de Kong », Journal des Africanistes, vol. 57, no 1,‎ , p. 25 (DOI 10.3406/jafr.1987.2159, lire en ligne, consulté le 10 avril 2019)
  24. Kodjo, Georges Niamkey., Le royaume de Kong, Côte d'Ivoire : des origines à la fin du XIXème siècle, L'Harmattan, (ISBN 2296005624 et 9782296005624, OCLC 69733365, lire en ligne)
  25. Kodjo, Georges Niamkey., Le royaume de Kong, Côte d'Ivoire : des origines à la fin du XIXème siècle, L'Harmattan, (ISBN 2296005624 et 9782296005624, OCLC 69733365, lire en ligne), p. 11
  26. Benoist, Joseph-Roger de., Le Mali, L'Harmattan, (ISBN 2738404367 et 9782738404367, OCLC 22452505, lire en ligne), p. 22
  27. Elikia M'Bokolo, Afrique noire:Histoire et civilisation jusqu'au XVIIIe siècle, Paris, Hatier-AUPELF, , p. 106
  28. a b et c Werthmann, Katja., Lamine Sanogo, Mamadou. et Impr. Laballery), La ville de Bobo-Dioulasso au Burkina Faso : urbanité et appartenances en Afrique de l'Ouest, Éd. Karthala, impr. 2013 (ISBN 9782811107987 et 2811107983, OCLC 847566566, lire en ligne), p. 93-95
  29. Kourouma, Ahmadou,, Les soleils des indépendances : roman (ISBN 2020259214, 9782020259217 et 2020125986, OCLC 34036589, lire en ligne), p. 23

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Robert Launay, Traders without trade : responses to change in two Dyula communities, Cambridge University Press, Cambridge, 1982, 188 p. (ISBN 0521241790)
  • (en) Robert Launay, « Spirit media : The electronic media and islam among the Dyula of northern Côte d'Ivoire », Africa, 1997, vol. 67, no 3, p. 441-453
  • (en) Lucy Gardner Quimby, Transformation of belief : Islam among the Dyula of Kongbougou from 1880 to 1970, University of Wisconsin, Madison, 1972 (thèse).
  • Jean Derive, Fonctionnement sociologique de la littérature orale. L'exemple des Dioulas de Kong (Côte d'Ivoire), Université de Paris 3, 1986 (thèse)
  • Bernhard Gardi, « Côte d'Ivoire : les boubous sénoufo et dyoula », in Boubou – c'est chic : les boubous du Mali et d'autres pays de l'Afrique de l'Ouest, Éditions Christoph Merian, Museum der Kulturen, Bâle, 2000, p. 146-153, 192
  • N. Ouattara, Les commerçants dyula en Côte d'Ivoire, permanences et ruptures d'un milieu socio-professionnel, École normale supérieure d'Abidjan, Abidjan, 1987
  • Yves Person, Samori. Une révolution dyula, Dakar, IFAN, Université de Dakar, 1968, 3 tomes, t.I, 1-600 ; t.II, 601-1271 (Mémoire IFAN no 80), t.III, 1272-2377 (Mémoire IFAN no 89) parue en 1968 (t.I et II) et 1975 (t.III) (Thèse d’État)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]