Dupuy-de-Lôme (cuirassé)

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne l'ancien croiseur cuirassé français. Pour le navire français collecteur de renseignements, voir Dupuy-de-Lôme (navire). Pour les autres significations, voir Dupuy de Lôme.
Dupuy-de-Lôme
Image illustrative de l'article Dupuy-de-Lôme (cuirassé)

Autres noms Commandant Elias Aguirre Drapeau du Pérou Pérou,
Peruvier Drapeau de la Belgique Belgique
Type croiseur cuirassé
Histoire
A servi dans Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale française
Chantier naval Arsenal de Brest
Quille posée
Lancement
Armé 1895
Statut désarmé en 1920
Équipage
Équipage 526 (officiers, officiers mariniers, quartiers maîtres et matelots)
Caractéristiques techniques
Longueur 111 mètres
Maître-bau 16 mètres
Tirant d'eau 7,50 mètres
Déplacement 6 676 tonnes
Propulsion 3 moteurs (20 chaudières)
Puissance 13 000 cv
Vitesse 19,7 nœuds
Caractéristiques militaires
Armement 2 × 194 mm canon calibre40 (mod. 1887)
6 × 163 mm (Canon 45 Mod. 1893)
2 × 450 mm (tube-torpille)

Le Dupuy-de-Lôme[1] fut le premier croiseur cuirassé de la marine nationale française.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ce croiseur cuirassé fut lancé en 1887 à l'Arsenal de Brest et mis en service en 1890 (?). Il porte le nom d'un célèbre ingénieur des constructions navales, Henri Dupuy de Lôme (1816-1885). Son tout premier commandant fut le capitaine de vaisseau Auguste Le Borgne de Kerambosquer qui avait été chargé de suivre les travaux d'achèvement en octobre 1891. Il en prit le commandement le 1er avril 1892.

La conception de la coque, calquée sur le modèle des frégates, permettait l'augmentation des angles de tir des batteries de son artillerie. Son hydrodynamisme performant lui permettait une vitesse supérieure aux navires de même type de l'époque. Il pouvait atteindre une vitesse de pointe de 23 nœuds lors des raids contre les navires ennemis de commerce selon la doctrine navale Jeune École.

Son blindage en acier au nickel, le premier de ce type fabriqué par Schneider et Cie à partir de 1888[2], était épais de 100 mm sur la ceinture et les tourelles, de 20 mm sur le pont et de 125 mm sur la passerelle.

Renommé Commandant Elias Aguirre durant sa refonte, le Dupuy-de-Lôme fut vendu au Pérou en 1912 pour trois millions de franc-or. Complètement démodé, la plupart des Péruviens y virent une escroquerie due à la corruption de leur gouvernement. Il en résulta une campagne de presse qui se termina en 1914[3] par la fin de la mission navale française dans ce pays. Il ne fut jamais livré et fut donc remis en service dès 1914 au sein de la Marine Nationale française.

Désarmé en 1918, Il fut vendu en Belgique pour être transformé en cargo, sous le nom de Peruvier. Il subit une avarie par incendie en 1920 et revint en Europe à la remorque. Il fut définitivement rayé des listes en 1922.

Navires du même nom[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Note et référence[modifier | modifier le code]

  1. site netmarine.net
  2. Claude Beaud, « Les Schneider marchands de canons (1870-1914) », Histoire, économie et société, vol. 14, no 14-1,‎ , p. 107-131 (lire en ligne)
  3. Robert L. Scheina, Latin America. A Naval History 1810-1897, Annapolis, Naval Institute Press, 1987, p. 131