Duc de Bourgogne (navire)

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Duc de Bourgogne
Image illustrative de l'article Duc de Bourgogne (navire)
Le lancement du Duc de Bourgogne

Autres noms Peuple, Caton
Type Vaisseau de ligne
Histoire
A servi dans Pavillon de la marine royale française Marine royale française
Quille posée [1]
Lancement
Équipage
Équipage 800 hommes[2]
Caractéristiques techniques
Longueur 53,0 m
Maître-bau 13,4 m
Tirant d'eau 6,4 m
Déplacement 1 800 t
Propulsion voile
Caractéristiques militaires
Armement 80 canons

Le Duc de Bourgogne était un bâtiment de 80 canons de la marine royale, lancé le 9 juin 1751 en France[3],[1]. Il fut mis à l'eau pendant la vague de construction qui sépare la fin de guerre de Succession d'Autriche (1748) du début de la guerre de Sept Ans (1755)[4]. C'était un vaisseau de force à deux ponts construit par François-Guillaume Clairain des Lauriers, selon les normes définies dans les années 1740 par les ingénieurs français pour obtenir un bon rapport coût/manœuvrabilité/armement afin de pouvoir tenir tête à la marine anglaise qui disposait de beaucoup plus de navires[5] depuis la fin des guerres de Louis XIV.

Quarante-neuf ans de service[modifier | modifier le code]

Le Duc de Bourgogne traverse sans encombre les défaites de la guerre de Sept Ans. En 1757, il fait partie de l'importante concentration navale chargée de protéger Louisbourg d'une attaque anglaise. Il n'est pas engagé en 1759 dans les batailles de Lagos et des Cardinaux qui voient le défaite des escadres de Toulon et de Brest dans une nouvelle tentative de débarquement en Angleterre.

Il est radoubé deux fois, en 1761 et en 1779, après que sa coque fut cuivrée.

Sous les ordres de Charles de Ternay, le vaisseau prend la tête de l'escorte qui protège le corps expéditionnaire de Rochambeau envoyé au secours des Insurgés américains le 2 mai 1780. C'est le navire principal de Jean-Baptiste Donatien de Vimeur de Rochambeau. Le navire passe l'hiver 1780-1781 à Newport. Ternay, miné par les fièvres, décède à son bord. En mars 1781, le navire participe à la bataille indécise du cap Henry dans la petite escadre de Barras de Saint-Laurent qui a pris le commandement à la suite de Ternay. En septembre 1781, il rejoint, toujours avec l'escadre de Barras de Saint-Laurent, l'impressionnante concentration navale française dans la baie de la Chesapeake qui assiège les Anglais à Yorktown. Après la victoire française, il est intégré à la grande escadre du comte de Grasse. Il prend part en janvier 1782 à la bataille de Saint-Christophe pour s'emparer de l'île du même nom. Le 12 avril de cette même année, sous les ordres de Coriolis d'Espinouse le Duc de Bourgogne participe à la bataille des Saintes, où il entre en collision avec le Bourgogne[6] alors que l’escadre français est défaite.

En 1792, pendant la Révolution française, il est renommé le Peuple, puis le Caton en 1794. Il est détruit en 1800[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Dans Vaisseaux de ligne français de 1682 à 1780, « 2. du deuxième rang », Ronald Deschênes donne 1750 comme année de construction.
  2. Le ratio habituel, sur tous les types de vaisseau de guerre au XVIIIème siècle est d'en moyenne 10 hommes par canon, quelle que soit la fonction de chacun à bord. C'est ainsi qu'un 100 canons emporte 1 000 hommes d'équipage, un 80 canons 800 hommes, un 74 canons 740, un 64 canons 640, etc... L'état-major est en sus. Acerra et Zysberg 1997, p. 220.
  3. Eccles 1972, p. 123.
  4. Villiers 2015, p. 126.
  5. Meyer et Acerra 1994, p. 90-91.
  6. Histoire du vaisseau du Roi La Bourgogne
  7. Vaisseaux de ligne français de 1682 à 1767

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]