Duan Qirui

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Duan Qirui
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Informations générales
Naissance
Décès
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ShanghaiVoir et modifier les données sur Wikidata
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Formation
Activité
Parti politique

Duan Qirui ou Tuan Chi-jui (chinois : 段祺瑞 ; pinyin : duàn qíruì ; Wade : Tuan Ch'i-jui) (né le à Hefei, Anhui – mort le ) était un commandant dans l'Armée de Beiyang (Gouvernement de Pékin) et fut le Chef exécutif provisoire de la République de ChinePékin) du au . Il fut d'une manière discutable l'homme le plus puissant de Chine de 1916 à 1920. Son image restera marquée par son alliance avec l'envahisseur nippon et le « Massacre du 18 mars » en 1926.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Hefei, dans la province de l'Anhui, sous le nom de Duan Qirui (段啟瑞), son prénom était Zhiquan (芝泉). Il étudia la science militaire en Allemagne et fut un des principaux lieutenants de Yuan Shikai malgré son opposition au retour à la monarchie, prônée par Yuan. En jouant un rôle d'intermédiaire entre les rebelles et Yuan, il espérait bien lui succéder à la Présidence ; Yuan Shikai étant devenu Président après avoir joué les intermédiaires entre la dynastie impériale et les républicains durant la Révolution chinoise de 1911. Leur amitié n'a pas survécu à sa nomination comme Premier Ministre, poste que Yuan Shikai avait préalablement vidé de tout pouvoir.

Il remplit les fonctions de Premier Ministre d'une manière intermittente de 1912 à 1918 sous divers gouvernements comme membre d'une coalition faible qui souvent s'est effondrée. Il forma la faction de l'Anhui – sa province d'origine – quand, après la mort de Yuan, l'Armée de Beiyang éclata.

Favorable à l'entrée de la Chine dans la Première Guerre mondiale contre l'Allemagne, il envoya plusieurs dizaines de milliers de travailleurs chinois contribuer à l'effort de guerre des Alliés en Europe, mais refusa d'envoyer ses propres troupes à l'étranger craignant d'être affaibli face aux seigneurs de la guerre, ses rivaux.

Relations avec le Japon[modifier | modifier le code]

Après avoir été congédié par le Président Li Yuanhong pour avoir obtenu en 1917 des prêts secrets du Japon, il regagna son poste après l'échec de son successeur, Zhang Xun, dans son aventureuse et brève – elle dura 11 jours – tentative de restaurer la dynastie Qing.

Quand le Président Feng Guozhang succède à Li Yuanhong, le sud de la Chine fait à nouveau sécession sous la direction de Sun Yat-sen. Duan, qui préconise une solution militaire, est en désaccord avec le Président Feng Guozhang, qui préfère négocier.

En échange d'une aide militaire ou financière japonaise, il accepte l'attribution au Japon – décidée par le traité de Versailles – des concessions allemandes du Shandong. Cette attribution provoqua à Pékin un mouvement d'indignation populaire, le Mouvement du 4 mai. Sans soutien populaire, d'autres seigneurs de la guerre, sous la houlette de Cao Kun, se retournèrent contre lui, le forçant à démissionner en 1920.

Rappelé de sa retraite en 1924, il prit – après accord avec Zhang Zuolin et Feng Yuxiang – la responsabilité du gouvernement provisoire. Avec Zhang Zuolin et Feng Yuxiang, il négocia le principe d'une réunification nationale avec Sun Yat-sen, jusqu'au décès de Sun, en 1925.

Avec ses troupes en désordre, le gouvernement de Duan ne dépendait que de Feng Yuxiang et Zhang Zuolin. Sachant qu'ils avaient de mauvaises relations, il essaya de jouer l'un contre l'autre.

Incident du 18 mars[modifier | modifier le code]

À la suite d'un bombardement par un navire de l'Armée impériale japonaise des forts de Taku le , en représailles, les troupes du Guominjun chassent le navire. Cela est vu par le Japon comme une violation du protocole de paix Boxer, un des traités inégaux signé en 1901 entre l'Alliance des huit nations et le gouvernement impérial de la Dynastie Qing. Les huit nations exigent que les défenses du port de Taku soient démantelées. Une manifestation de protestation est alors organisée le 18 mars à Pékin pour protester et soutenir la souveraineté chinoise sur son territoire ; Dan Qirui donna l'ordre à ses troupes de tirer sur les protestataires, faisant des centaines de victimes, dont 47 morts. L'écrivain Lu Xun a consacré plusieurs textes à l'événement, connu sous le nom de « massacre du 18 mars ».

Après cet incident qui le rend particulièrement impopulaire, il est renversé par Feng Yuxiang le mois suivant, il se réfugia dans le camp de Zhang Zuolin, qui, fatigué de ses trahisons, refusa de le rétablir après la reprise de Pékin. La majorité de la clique d'Anhui avait déjà prêté allégeance à Zhang Zuolin. Duan s'enfuit à Tianjin et plus tard à Shanghai où il mourut.

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