Du berceau au berceau

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Du berceau au berceau (en anglais : cradle to cradle, C2C) est une partie de l'écoconception mais aussi un concept d'éthique environnementale ou de philosophie de la production industrielle qui intègre, à tous les niveaux, de la conception, de la production et de la réutilisation du produit, une exigence écologique dont le principe est zéro pollution et 100 % réutilisé.

En simplifiant, un produit fabriqué doit pouvoir, une fois recyclé, produire à nouveau le même produit, seul un ajout d'énergie renouvelable intervenant dans le cycle.

Label[modifier | modifier le code]

Le concept d'un label C2C pouvant être attribué aux produits respectant les exigences de production du berceau au berceau a été mis au point à la fin des années 1980 par le chimiste allemand Michael Braungart et l'architecte américain William McDonough.

Il a été officialisé en 2002 avec la certification internationale « Cradle to Cradle - C2C ».

Le concept C2C distingue deux types de produits :

  1. des produits de consommation, conçus pour nourrir l’écosystème après usage,
  2. les produits de service conçus pour devenir des nutriments techniques à 100 % réutilisables pour la production de nouvelles générations de produits et de service.

De 2005 à 2015, aux États-Unis, en Allemagne et aux Pays-Bas, près de 150 industriels, pour environ 2 000 produits manufacturés, ont obtenu la certification C2C (jean, meubles de bureau, savons, matériaux de construction…)[1]

Les certifications sont attribuées sur la demande du producteur concerné, après certification par un bureau d'étude accrédité pour la certification C2C. La certification est attribuée sur la base de référentiels spécifiques au label, qui s'écartent parfois des références internationales. Ainsi en matière de réutilisation du matériau, le référentiel C2C considère comme recyclable un matériau qui « peut être recyclé au moins une fois après son utilisation initiale, quelque part dans le monde, au moins à l'échelle pilote, selon un scénario présumé par le candidat, indépendamment de sa faisabilité ou sa mise en œuvre effective. »[2] A l'inverse, la norme ISO 14021:2016 sur les « Marquage et déclarations environnementaux - Autodéclarations environnementales » rappelle que la mention « recyclable » ne peut être utilisée que s’il existe des « systèmes de collecte, de tri et d’approvisionnement pour transférer les matériaux de la source vers l’installation de recyclage », si des « installations de recyclage sont disponibles pour traiter les matériaux collectés » et que le produit est « effectivement collecté et recyclé ».

Exemples de mauvaises et bonnes solutions[modifier | modifier le code]

La pertinence de cette section est remise en cause. Considérez son contenu avec précaution. Améliorez-le ou discutez-en. (novembre 2018)

Annonces trompeuses de rendement écologique[modifier | modifier le code]

  • Réduire la consommation d'essence de près de cinquante pour cent, mais tripler le nombre total de voitures dans le monde (effet rebond).
  • Développer des garnitures de frein qui émettent moins de particules, mais, pourtant, laisser en tout des milliers de tonnes de substances nocives dans les rues.
  • Augmenter la part de matière recyclée dans des produits en polymère sans faire attention à l'amoindrissement de qualité de la matière recyclée (Downcycling).
  • Diminuer le volume d'eaux usées dans la fabrication textile, mais augmenter la quantité d'additifs et, ainsi, avoir encore au final un produit non réutilisable.

Efficacité écologique[modifier | modifier le code]

  • Capter des émissions et les employer pour de nouveaux produits ou combustibles (upcycling).
  • Produire des garnitures de frein à partir d'une matière qui peut être réintroduite sans risque dans le cycle biologique (fait d'être biodégradable).
  • Développer des produits synthétiques de façon qu'ils soient démontables et recyclables.
  • Utiliser des sources d'énergie qui viennent directement du soleil (énergies renouvelables).
  • Coordonner un produit total selon les cycles biologique ou technique (économie circulaire).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]