Druon de Sebourg

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Druon de Sebourg
Image illustrative de l'article Druon de Sebourg
Statue de Druon de Sebourg dans l'église Saint-Druon de Sebourg
Naissance
Décès  
Canonisation XVIIe siècle
Vénéré par Église catholique, Communion anglicane, Églises luthériennes
Fête 16 avril
Saint patron bergers,

Druon de Sebourg (en latin Drogo, parfois traduit Dreux ou Drogon) est un saint de l'Église catholique (° 1118 - † 1185), patron des bergers dans le Nord de la France, fêté le 16 avril[1], et localement chaque année le jour de la fête de la Sainte Trinité.

Biographie[modifier | modifier le code]

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Né à Épinoy en Artois (aujourd'hui un quartier de Carvin), Druon, d'origine aristocratique et orphelin de père, voit le jour lors d'une césarienne pratiquée sur sa mère agonisante. Toute sa vie il portera la culpabilité de cette mort, s'astreignant à des pénitences très rigoureuses dès son plus jeune âge.

Adolescent, il se défait de son riche héritage pour partir sur les routes, puis se faire simple berger à Sebourgprès de Valenciennes, au service d'une dame de piété, Élizabeth de la Haire. Adulte, il devient pèlerin, et part neuf fois pour Rome dans le plus grand dénuement.

Revenu de son dernier voyage avec une maladie qui l'a laissé difforme, il se fixe comme ermite et confesseur à Sebourg. Il demeurera une quarantaine d'années dans une cellule attenante à l'église, menant une vie de prière et de pénitence à l'écart du monde. Lors d'un incendie qui ravage l'édifice, il continue à prier et en sort vivant.

Il meurt trois jours après Pâques en 1185. Ses proches venus d'Épinoy veulent alors ramener son corps en Artois, mais le chariot, de plus en plus lourd, ne pourra jamais sortir de Sebourg.

Canonisation[modifier | modifier le code]

Gisant de Saint Druon.

Il est canonisé au XVIIe siècle[Quand ?], reconnu comme saint guérisseur.

Son culte est associé à celui du bienheureux Pierre de Luxembourg, allié à sa famille.[réf. nécessaire]

Hommages posthumes[modifier | modifier le code]

  • Une chapelle a été édifiée au XIXe siècle à Carvin à l'endroit supposé de sa maison natale. Elle a été rénovée en 2005 et une procession s'y rend les lundis de Pentecôte[2].
  • Une croix à la sortie de Sebourg perpétue le souvenir de l'endroit où s'arrêta le chariot qui devenait emmener le corps[3].
  • L'écrivain Claude Louis-Combet lui a consacré un roman, Les Errances Druon (Corti, 2005), où le saint est dépeint comme un mystique hanté par la culpabilité de la mort de sa mère en couches.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir saint Druon sur Nominis
  2. « La chapelle Saint-Druon de Carvin », sur Nord Escapade (consulté le 2 mai 2017)
  3. « Saint Druon (Drogon, Drogo) de Sebourg, ermite et confesseur », sur Iconographie chrétienne (consulté le 2 mai 2017)