Comparaison entre la situation actuelle des animaux et la Shoah

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Le traitement des animaux et la Shoah ont été comparés par des écrivains et par des groupes de défense des droits des animaux. Cette comparaison est dénoncée comme une banalisation de l'Holocauste et critiquée par certaines personnalités et organisations.

Comparaison[modifier | modifier le code]

La comparaison entre la Shoah et le traitement des animaux par les hommes a été faite par de nombreuses personnes et groupes.

L'auteur juif Isaac Bashevis Singer, qui reçut le prix Nobel de littérature en 1978 et qui était lui-même végétarien, a établi cette comparaison plusieurs fois dans ses histoires, telles que "Ennemies, une histoire d'amour", "Le Pénitent" et "The Letter Writer". Dans "The Letter Writer", le protagoniste dit: « Dans les relations avec les animaux, tous les gens sont des nazis; pour les animaux, c'est un éternel Treblinka »[1]. Dans "Le Pénitent", le protagoniste exprime la même idée: « quand on en vient aux animaux, tout homme est un nazi »[2].

John Maxwell Coetzee, qui a reçu le prix Nobel de littérature en 2003, écrit:

« ... au XXe siècle, un groupe d'hommes puissants et sanguinaires en Allemagne ont eu l'idée d'adapter les méthodes des parcs à bestiaux, tels qu'ils avaient été développés et perfectionnés à Chicago, pour le massacre, ou ce qu'ils préféraient nommer, le "traitement" des êtres humains[3]. »

« (…) nous sommes au centre d'une entreprise de dégradation, de cruauté et de meurtre qui rivalise avec tout ce dont le Troisième Reich fut capable, et qui de fait le rend petit, en ce que notre entreprise est sans fin, auto-génératice, mettant sans relâche au monde des lapins, des rats, des volailles, du bétail dans le but de les tuer. Et couper les cheveux en quatre, en affirmant qu'il n'est pas de comparaison possible, que Treblinka était une entreprise pour ainsi dire métaphysique vouée à la mort et à l'annihilation alors que l'industrie de la viande est en fin de compte vouée à la vie (…), voilà qui est d'aussi piètre consolation à ces victimes qu'il l'aurait été – excusez le manque de goût de ce qui suit – de demander aux morts de Treblinka d'excuser leurs assassins parce qu'on avait besoin de la graisse de leurs corps pour fabriquer du savon et de leurs cheveux pour rembourrer des matelas[4]. »

L'ADL liste un nombre de groupes de défense des Droits des animaux qui ont fait cette comparaison. L'Animal Liberation Front (Front de Libération des Animaux) se présente dans le magazine No Compromise sous ces termes: « Si nous pénétrons illégalement, de même faisaient les soldats qui firent sauter les portes des camps de la mort d'Hitler; Si nous sommes des voleurs, de même étaient les membres du Chemin de fer clandestin (Underground Railroad) qui libéraient les esclaves du Sud; Et si nous sommes des vandales, de même étaient ceux qui détruisirent à jamais les chambres à gaz de Buchenwald et d'Auschwitz »[5].

Gary Yourofsky

Gary Yourofsky, conférencier et militant de la cause animale américain né dans une famille juive, utilise régulièrement cette comparaison, notamment lors de ses interventions dans les médias israéliens[6]. Ses vidéos semblent avoir contribué à une augmentation significative du nombre de véganes en Israël au cours des années 2010[7].

En 2001, le site "Meat.org" incorpore une section "Shoah animale" contenant des photographies d'animaux avec des légendes comme "Victime de la Shoah", et affirmant qu'il est « facile de voir la ressemblance entre la destruction et le massacre systématique de six millions de Juifs par les nazis avant et pendant la Seconde Guerre mondiale et les 20 millions d'animaux qui sont exécutés chaque jour uniquement en Amérique. De nombreux Juifs pendant la Shoah furent transportés dans des camions à bestiaux vers les camps de concentration et leur mort. Les camps de concentration ressemblent énormément aux abattoirs ordinaires de nos jours »[5].

La Consistance dans la Campagne de Compassion (CCC), un projet du Réseau des Droits des Animaux du Nord-ouest, situé à Seattle dans l'État de Washington, affirme que « la Shoah représente beaucoup plus que ce seul événement. Elle représente un lieu et une période quand la pensée suprématiste était si incrustée dans une culture, que les gens étaient aveugles ou apathiques au diable qui existait dans leur monde de tous les jours. Cette sorte de pensée n'est pas exclusive à juste cette période et ce lieu. La grande région aveugle de notre pays et de la civilisation occidentale correspond au mauvais traitement et au dédain pour les animaux non-humains »[5].

Roberta Kalechofsky de l'association « Les Juifs pour les Droits des animaux » affirme que bien qu'il y ait un « tissu conjonctif » entre les souffrances des animaux et la Shoah, ils font partie de « deux schémas historiques différents, et la comparaison entre les deux atténue…la force de l'antisémitisme »[8].

Elisabeth de Fontenay en 2009

Elisabeth de Fontenay, présidente de la « Commission Enseignement de la Shoah » de la Fondation pour la mémoire de la Shoah[9] et membre du comité de parrainage de l'association La paix maintenant pour la promotion du mouvement israélien Shalom Archav et du Comité d'éthique ERMES[10], dans son ouvrage le silence des bêtes, la philosophie à l'épreuve de l'animalité, déclare, dans sa préface :

« Oui, les pratiques d'élevage et de mise à mort industrielles des bêtes peuvent rappeler les camps de concentration et même d'extermination, mais à une seule condition : que l'on ait préablement reconnu un caractère de singularité à la destruction des Juifs d'Europe, ce qui donne pour tâche de transformer l'expression figée “comme des brebis à l'abattoir” en une métaphore vive. Car ce n'est pas faire preuve de manquement à l'humain que de conduire une critique de la métaphysique humaniste, subjectiviste et prédatrice. »

Et encore :

« On sait que la grande majorité de ceux qui, descendant des trains, se retrouvaient sur les rampes des camps d'extermination ne parlait pas allemand, ne comprenait rien à ces mots qui ne leur étaient pas adressés comme une parole humaine, mais qui s'abattaient sur eux dans la rage et les hurlements. Or, subir une langue qui n'est plus faite de mots mais seulement de cris de haine et qui n'exprime rien d'autre que le pouvoir infini de la terreur, le paroxysme de l'intelligibilité meurtrière, n'est-ce-pas précisément le sort que connaissent tant et tant d'animaux ? »

— Elisabeth de Fontenay, le silence des bêtes, la philosophie à l'épreuve de l'animalité.

Ce point de vue est partagé par de nombreux philosophes liés à la déconstruction :

« De quelque façon qu'on l'interprète, quelque conséquence pratique, technique, scientifique, juridique, éthique, ou politique qu'on en tire, personne aujourd'hui ne peut nier cet événement, à savoir les proportions sans précédent de cet assujettissement de l'animal. (...) Personne ne peut plus nier sérieusement et longtemps que les hommes font tout ce qu'ils peuvent pour dissimuler ou pour se dissimuler cette cruauté, pour organiser à l'échelle mondiale l'oubli ou la méconnaissance de cette violence que certains pourraient comparer aux pires génocides (il y a aussi des génocides d'animaux : le nombre des espèces en voie de disparition du fait de l'homme est à couper le souffle). De la figure du génocide il ne faudrait ni abuser ni s'acquitter trop vite. Car elle se complique ici : l'anéantissement des espèces, certes, serait à l'œuvre, mais il passerait par l'organisation et l'exploitation d'une survie artificielle, infernale, virtuellement interminable, dans des conditions que des hommes du passé auraient jugées monstrueuses, hors de toutes les normes supposées de la vie propre aux animaux ainsi exterminés dans leur survivance ou dans leur surpeuplement même. Comme si, par exemple, au lieu de jeter un peuple dans des fours crématoires et dans des chambres à gaz, des médecins ou des généticiens (par exemple nazis) avaient décidé d'organiser par insémination artificielle la surproduction et la surgénération de Juifs, de Tziganes et d'homosexuels qui, toujours plus nombreux et plus nourris, aurait été destinés, en nombre toujours croissant, au même enfer, celui de l'expérimentation génétique imposée, de l'extermination par le gaz et par le feu. Dans les mêmes abattoirs. (...) Si elles sont « pathétiques », ces images, c'est aussi qu'elles ouvrent pathétiquement l'immense question du pathos et du pathologique, justement, de la souffrance, de la pitié et de la compassion. Car ce qui arrive, depuis deux siècles, c'est une nouvelle épreuve de cette compassion. »

— Jacques Derrida, L'animal que donc je suis, pp. 46-47.

« (...) ce qui fait de l'extermination perpétrée dans les camps nazis un événement irréductible à tout autre événement de l'histoire, c'est qu'il s'agit d'une extermination de type industriel. C'est la dimension industrielle, et elle seule, qui lui confère le statut d'occurrence historiquement incomparable (mais en aucun cas unique puisque rien n'empêche, c'est un euphémisme, qu'elle se reproduise un jour). De même, ce qui rapproche irrésistiblement les crimes des camps nazis et l'enfer des abattoirs, c'est le processus industriel qui est à l'œuvre dans les deux cas, de la même manière, et pour les mêmes raisons. Tous les rescapés des camps se souviennent de la façon dont les prisonniers se sont trouvés en butte à des traitements qui tendaient à les priver de leur identité personnelle et de leur identité humaine, à faire d'eux aussi des êtres ontologiquement dégradés, privés à leurs propres yeux de toute singularité, de ce qu'ils avaient jusque-là d'irréductible à autrui, des êtres “ qui ne pouvaient plus prétendre être eux-mêmes ”. La frontière humaniste avait simplement glissé. Elle avait quitté son tracé habituel et s'était déplacée sous l'effet d'un séisme historique qui avait pour nom le nazisme. Mais elle n'avait fait que glisser parce qu'elle existait déjà, et qu'elle a toujours eu partie liée avec le meurtre. Nécessairement. »

— Patrice Rouget, La violence de l'humanisme, Calmann-Lévy, 2014, pp. 142-143.

Mais aussi par des écrivains :

« Des millénaires durant, les bergers ont regardé les moutons. Les moutons ont regardé les bergers. ils sont devenus semblables. Les yeux d'un mouton regardent l'homme d'une manière bien particulière – ils sont aliénés, vitreux. (...) C'est probablement avec des yeux pareillement dégoûtés et aliénés que les habitants du ghetto auraient considéré leurs geôliers gestapistes si le ghetto avait existé cinq mille ans durant et que, tous les jours de ces millénaires, des gestapistes étaient venus chercher des vieilles femmes et des enfants pour les anéantir dans les chambres à gaz. Mon Dieu, combien de temps l'homme devra-t-il affronter le mouton pour qu'il le lui pardonne, pour qu'il ne le considère pas de cet œil-là ! Quel doux et fier mépris dans ce regard vitreux, quelle divine supériorité que celle de l'herbivore innocent sur les meurtriers auteurs de livres et créateurs d'ordinateurs ! »

— Vassili Grossman, La paix soit avec vous (1965) [11].

François Cavanna en 2005

« Tout le monde est d'accord pour dire que les Juifs ont été traités par les Nazis comme des animaux… et paradoxalement tout le monde refuse de faire en sorte que les animaux cessent d’être traités de la sorte ! […] Alors écoutez voir. Dire qu'à Auschwitz les hommes étaient traités comme des bêtes, ça reflète la réalité ? Ça ne choque personne ? Bien d'accord ? Donc, il faut que la réciproque soit vraie, sans quoi la comparaison ne fonctionne pas. La réciproque est : les animaux élevés en batterie sont traités comme les hommes l’étaient à Auschwitz. Il n’y a là aucune intention de dénigrer, de minimiser, surtout pas d’insulter. Seulement un sursaut d’horreur, une immense pitié pour TOUTES les victimes de toutes les saloperies. Et si ça vous choque, c’est que vous sacralisez l’homme, c’est-à-dire votre propre espèce – l’image de Dieu ! –, et méprisez tout ce qui n’est pas l’homme. En plus, vous attribuez aux mots une espèce d’action magique, vous criez à l’irrespect, au blasphème, là où il n’y en a pas. La compassion ne se mesure pas, ne se divise pas. Là où il y a souffrance, quelle qu’elle soit, je m’indigne. Et cessez de me traiter de crypto-nazi, s’il vous plaît ! »

— François Cavanna (1995) [12].

« Je me dis souvent que si nous n'avions pas accepté, depuis des générations, de voir étouffer les animaux dans des wagons à bestiaux, ou s'y briser les pattes comme il arrive à tant de vaches et de chevaux, envoyés à l'abattoir dans des conditions absolument inhumaines, personne, pas même les soldats chargés de les convoyer, n'aurait supporté les wagons plombés de 39/45. Si nous étions capables d'entendre le hurlement des bêtes prises à la trappe (pour leur fourrure), nous ferions sans doute plus attention à l'immense détresse de certains prisonniers, dérisoire parce qu'elle va à l'encontre du but : les améliorer, les rééduquer, faire d'eux des êtres humains. [...] "Tu ne feras pas souffrir les animaux, ou du moins tu ne les feras souffrir que le moins possible, ils ont leurs droits et leur dignité comme toi-même", est une admonition bien modeste ; dans l’actuel état des esprits, elle est, hélas, quasi subversive. Soyons subversifs. Révoltons-nous contre l’ignorance, l’indifférence, la cruauté, qui d’ailleurs ne s’exercent si souvent contre l’homme que parce qu’elles se sont fait la main sur les bêtes. Rappelons-nous, puisqu’il faut toujours tout ramener à nous-mêmes, qu’il y aurait moins d’enfants martyrs s’il y avait moins d’animaux torturés, moins de wagons plombés amenant à la mort les victimes de quelconques dictatures si nous n’avions pas pris l’habitude de fourgons où des bêtes agonisent sans nourriture et sans eau en route vers l’abattoir, moins de gibier humain descendu d’un coup de feu si le goût et l’habitude de tuer n’étaient l’apanage des chasseurs. Et dans l’humble mesure du possible, changeons (c’est-à-dire améliorons s’il se peut) la vie. »

— Marguerite Yourcenar, Les Yeux ouverts (1980).

Critiques de cette comparaison[modifier | modifier le code]

Cette comparaison est dénoncée comme une banalisation de l'Holocauste, par exemple par Manfred Gerstenfeld (en), écrivain et président du Jerusalem Center for Public Affairs, de 2000 à 2012, pour qui « Une autre catégorie de la banalisation de l’Holocauste, qui a un écho important, est la comparaison de l’abattage des animaux au génocide des Juifs. C’est dans cette catégorie que l’on trouvera les abus les plus pervers de l’histoire de l’Holocauste »[13].

Elle est aussi critiquée par des organisations telles que la Ligue antidiffamation (Anti-Defamation League – ADL) et l'United States Holocaust Memorial Museum (Musée du Mémorial de l'Holocauste des États-Unis)[14],[15]. L'ADL a écrit que l'utilisation croissante de l'imagerie de la Shoah par les activistes des Droits des animaux est une « exploitation perturbatrice » d'un drame[5].

PETA et l’utilisation de l’imagerie de la Shoah[modifier | modifier le code]

Ingrid Newkirk, la présidente de People for the Ethical Treatment of Animals (PETA), a elle-même fait cette comparaison de façon claire en disant: «  Six millions de Juifs sont morts dans les camps de concentration, mais six milliards de poulets à rotir vont périr cette année dans les abattoirs »[16].

PETA a utilisé l'imagerie de la Shoah par deux fois dans ses campagnes. En juillet 2003, une publicité télévisée de PETA passée sur plusieurs chaînes câblées américaines appelée: « Ils vinrent nous chercher la nuit », racontée par un homme décrivant ce qu’il a ressenti lorsqu’il fut transporté sans eau et sans nourriture[17].

La même année, l’exposition de PETA, "La Shoah dans votre assiette", se composait de huit panneaux d'environ six mètres carrés chacun, juxtaposant des images de la Shoah et des images d'animaux dans des fermes d'élevage intensif. Les photographies des détenus dans les camps de concentration étaient affichées à côté de photographies de poulets élevés en batterie, et les photographies de corps empilés des victimes de la Shoah, à côté d'une pile de carcasses de porcs. Les légendes prétendaient que « comme les Juifs tués dans les camps de concentration, les animaux sont terrorisés quand ils sont parqués dans des immondes entrepôts et rassemblés pour être envoyés à l’abattoir. Le canapé et le sac en cuir sont les équivalents moraux des abat-jour fabriqués avec la peau des personnes tuées dans les camps d’extermination »[18].

L’exposition était financée par un philanthrope juif anonyme[19], et créée par Matt Prescott, qui perdit plusieurs de ses parents dans la Shoah. Prescott a déclaré: « C'est exactement la même façon de voir les choses qui a rendu possible la Shoah, que nous pouvons faire ce que nous voulons à ceux que nous décidons être 'différents ou inférieurs'. C'est ce qui nous autorise à commettre tous les jours des atrocités sur les animaux…Le fait est que tous les animaux ressentent de la souffrance, de la terreur et de la solitude. Nous demandons aux gens de reconnaître que ce qui a été fait aux Juifs et à d'autres personnes pendant la Shoah est ce qui est fait journellement aux animaux dans les fermes d'élevage intensif »[19].

Abraham Foxman, président de la Ligue pour la lutte contre la Diffamation et le Racisme (en anglais : ADL), lui-même survivant de l’Holocauste, s'est plaint que l'exposition était « outrageusement offensive et portait la "chutzpah" (le culot) à de nouveaux sommets… Les efforts de PETA à comparer le massacre systématique et délibéré de millions de Juifs au problème des droits des animaux est odieux »[19]. Stuart Bender, conseiller juridique du United States Holocaust Memorial Museum, a écrit à PETA leur demandant « d'arrêter et de renoncer à ce détournement abusif des images de la Shoah »[15].

En 2005, Ingrid Newkirk s'excusa pour l'affliction que la campagne a pu causer à certaines personnes, en écrivant:

« Aussi dur qu'il soit de comprendre pour ceux qui ont été profondément peinés par cette campagne, j'ai été retourné par la réception négative faite par de nombreuses communautés juives. Cela était involontaire et imprévu. L'état-major de PETA qui proposa ce que nous avons fait, était juif et le mécénat de l'exposition était juif. Nous avons fait attention de prendre des auteurs et des historiens juifs et des citations de victimes et de survivants de la Shoah…Nous pensons que nous, humains, pouvons et devons utiliser nos capacités distinctives pour réduire la souffrance dans le monde…Notre mission est une mission profondément humaine; maintenant nous savons que nous avons causé de la peine. Ceci n'a jamais été dans nos intentions et nous en sommes profondément désolés. Nous espérons que vous pourrez comprendre que bien que nous nous soyons embarqués dans le projet "La Shoah dans votre assiette" avec une idée fausse sur ce que serait son impact, nous essayons toujours d'agir avec probité, dans le but d'améliorer la vie de ceux qui souffrent. Nous espérons que ceux que nous avons peinés auront à cœur de travailler dans le but d'un monde meilleur pour tous, quelle que soit l'espèce[20],[21]. »

Notes[modifier | modifier le code]

  1. (en): Charles Patterson, (2002): Eternal Treblinka, Lantern Books, p. 181-188
  2. (en): Isaac Bashevis Singer (1983). The Penitent, Farrar, Straus, Giroux. p. 39 (Traduction française: Le Pénitent; éditeur : Stock; 26 septembre 1984; collection : Nouveau cabinet cosmopolite; broché: 165 pages; (ISBN 223401736X et 978-2234017368))
  3. (en): J.M. Coetzee, Exposing the beast: factory farming must be called to the slaughterhouse, The Sydney Morning Herald, 22 février 2007, consulté le 25 février 2007.
  4. J.M. Coetzee, « Vie des animaux », Elizabeth Costello, Seuil, 2004, p.p. 88-92.
  5. a, b, c et d (en): "Holocaust Imagery and Animal Rights", Ligue antidiffamation, 2 août 2005, consulté le 17 août 2006.
  6. http://www.haaretz.com/israel-news/is-vegan-superstar-gary-yourofsky-an-animal-savior-or-a-mad-militant-1.463267
  7. http://metro.co.uk/2015/09/28/how-animal-rights-activist-gary-yourofsky-turned-8-of-israels-population-vegan-after-comparing-slaughterhouses-to-the-holocaust-5361205/
  8. (en): Roberta Kalechofsky: Animal Suffering and the Holocaust: The Problem with Comparisons, Micah Publications, 2003.
  9. Voir site de la Fondation
  10. Site de l'INSERM
  11. Vassili Grossman, La paix soit avec vous (1965), notes de voyage en Arménie, trad. Nilima Changkakoti, Paris, éd. de Fallois-L'Âge d'homme, 1989, pp. 78-79
  12. Charlie Hebdo, 22 février 1995.
  13. « Une instrumentalisation croissante de l’Holocauste : la banalisation », par Manfred Gerstenfeld pour Guysen International News, 30 avril 2008.
  14. (en): Charles Patterson: Eternal Treblinka, Lantern Books, 2002.
  15. a et b (en): Willoughby, Brian. "PETA Turns Holocaust into Pig Pen", Tolerance.org, un projet inthernet du Southern Poverty Law Center, 7 mars 2003, consulté le 17 août 2006.
  16. (en): Shafran, Avi. Cette fois, PETA est coupable de rater son objectif, j., 20 mai 2005.
  17. (en) : "Ils vinrent nous chercher la nuit", PETAtv.com, consulté le 17 août 2006.
  18. (en) : Wesley J. Smith "PETA aux cannibales: Ne les laissez pas manger du steak", San Francisco Chronicle, 21 décembre 2003.
  19. a, b et c (en) : David Teather "'La Shoah dans une assiette' met en colère les Juifs américains", The Guardian, 3 mars 2003.
  20. (en): Ingrid Newkirk. "Apologie pour une comparaison de mauvais goût", Israelinsider, 5 mai 2005.
  21. (en): Communiqué de presse de la Ligue antidiffamation, "Imagerie de la Shoah et Droits des animaux", ADL Website, 2 août 2005, consulté le 17 août 2006