Droit et Société
| Droit et Société | |
| Pays | France |
|---|---|
| Zone de diffusion | International |
| Langue | Français |
| Périodicité | Triannuel |
| Genre | Scientifique |
| Fondateur | André-Jean Arnaud, Jacques Commaille, Jean-François Perrin |
| Date de fondation | 1985 |
| Éditeur | Lextenso |
| Ville d’édition | Paris |
| Directeur de publication | Philippe Raimbault |
| Rédacteur en chef | Pierre Brunet, Laurence Dumoulin |
| modifier |
|
Droit et Société (Droit & Société) est une revue scientifique internationale portant sur les relations entre le phénomène juridique et la société, dans la perspective des socio legal studies. Elle publie trois numéros par an aux Éditions Lextenso. La revue est diffusée sur les portails Persée (jusqu'au numéro 46[1]), Cairn[2] et HeinOnline.
Historique
[modifier | modifier le code]La revue Droit et Société a été créée en 1985 à l'initiative d'André-Jean-Arnaud[3],[4],[5], avec Jacques Commaille et Jean-François Perrin. Elle fut fondée dans la continuité de la Revue internationale de théorie juridique[6],[7], dirigée par Hans Kelsen, Léon Duguit et Franz Weyr, qui avait cessé de paraître depuis la Seconde Guerre mondiale[8], et avec l'appui du « Cercle de sociologie et nomologie juridiques », regroupement de socio-juristes francophones lancé par André-Jean Arnaud en 1979, et du « Cercle de cordialité » adjacent[4],[9]. Concomitamment à la création de la revue, ce dernier coordonna aussi le Dictionnaire encyclopédique de théorie et de sociologie du droit (dit Dictionnaire d'Eguilles), publié par la LGDJ en 1988[10],[11], et fonda l'Institut international de sociologie du droit d'Oñati, dont il fut le premier directeur de 1989 à 1991[12].
Ainsi la revue anime et marque son appartenance à un courant de recherche transnationale sur les relations entre le droit et la société. Son nom, « Droit et Société », est d'ailleurs celui choisi par d'autres revues à l'étranger : la Revue canadienne Droit et Société (Canada, créée en 1986), la Law & Society Review (Royaume-Uni, créée en 1966), le Journal of Law and Society (Royaume-Uni, créée en 1974). Droit et Société entretient des liens avec ces revues et d'autres dans le domaine de la sociologie du droit, notamment la Zeitschrift für Rechtssoziologie avec laquelle elle publiera des articles en commun[13] ; en témoigne la « Lettre-manifeste »[14] publiée dans le numéro de son trentième anniversaire, en 2015, signée par 45 revues partenaires. Pour les 30 ans de la revue, un séminaire fut organisé à l'Institut d'études politiques de Toulouse pour discuter de l'interdisciplinarité entre droit et sciences sociales[13], question centrale pour la revue[15]. C'est en cette même année 2015 que décèdera le cofondateur de la revue, André-Jean Arnaud[4],[5],[12],[16].
Deux ans plus tard, en 2017, Pierre Brunet et Laurence Dumoulin prendront le relais de Jacques Commaille pour assurer la rédaction en chef de la revue[17].
La revue fut d'abord publiée par la LGDJ avec le Centre de recherche interdisciplinaire de Vaucresson, alors dirigé par Jacques Commaille. Elle fut ensuite soutenue par l'Institut des sciences sociales du politique, au sein de l'ENS Cachan (devenue ENS Paris-Saclay), puis par la Maison des sciences de l'Homme Paris-Saclay, institutions où travaillèrent les secrétaires de rédaction successives du périodique[9].
Comités
[modifier | modifier le code]En 2025, le comité éditorial de la revue Droit et Société compte parmi ses membres :
- Frédéric Audren (CNRS, École des hautes études en sciences sociales [EHESS], Laboratoire interdisciplinaire d’études sur les réflexivités – Fonds Yan Thomas [LIER-FYT], France)
- Antoine Bailleux (UCLouvain Saint-Louis Bruxelles, Institut d’études européennes, Centre interdisciplinaire de recherches en droit constitutionnel et administratif [Circ], Belgique)
- Pr. Olivier Barsalou (Uqam, corédacteur en chef de la Revue canadienne Droit et Société)
- Benoit Bastard (CNRS, ENS Paris-Saclay, Institut des sciences sociales du politique [ISP], France)
- Diane Bernard (UCLouvain Saint-Louis Bruxelles, Réseau interdisciplinarité et société, Groupe de recherche en matière pénale et criminelle [Grepec], Belgique)
- Wanda Capeller (Institut d’études politiques de Toulouse, université Paris-Nanterre, Centre de théorie et analyse du droit [CTAD], France)
- Francesca Caroccia (Università Degli Studi Dell’Aquila, Italie)
- Michel Coutu (Université de Montréal, Faculté des arts et des sciences, École de relations industrielles, Centre de recherche interuniversitaire sur la mondialisation et le travail [Crimt], Canada)
- Thierry Delpeuch (CNRS, Pacte, France)
- Marie-Sophie Devresse (UCLouvain, École de criminologie, Centre de recherche interdisciplinaire sur la déviance et la pénalité [CRID&P], Belgique)
- Hugues Dumont (UCLouvain Saint-Louis Bruxelles, Institut d’études européennes, Centre interdisciplinaire de recherches en droit constitutionnel et administratif [Circ], Institut de recherches interdisciplinaires sur Bruxelles, Belgique)
- Rafael Encinas de Munagorri (Université de Nantes, Droit et changement social [DCS], France)
- António Casimiro Ferreira (Universidade de Coimbra, Centro de Estudos Sociais, Portugal)
- Claire de Galembert (CNRS, Institut des sciences sociales du politique [ISP], France)
- Mauricio García Villegas (Universidad nacional de Colombia, Institut d’études politiques et relations internationales, Colombie)
- Werner Gephart (Èmile Durkheim-Forschungsstelle, Allemagne)
- Pierre Guibentif (Institut universitaire de Lisbonne, Centro de estudos sobre a Mudança Socioeconómica e o Território [Dinâmia’CET-IUL], Portugal/France)
- Stéphanie Hennette-Vauchez (Université Paris-Nanterre, Centre de recherche et d’études sur les droits fondamentaux [Credof], Institut universitaire de France, France)
- Liora Israël (École des hautes études en sciences sociales, Centre Maurice-Halbwachs [CMH], France)
- Olivier Leclerc (CNRS, Centre de théorie et analyse du droit [CTAD], Université du Kent, Royaume-Uni)
- Aude Lejeune (CNRS, Centre d’études et de recherches administratives, politiques et sociales [Ceraps], France)
- Pierre Noreau (Université de Montréal, Centre de recherche en droit public [CRDP], Canada)
- Julien Pieret (Université libre de Bruxelles, Centre de recherche de droit public et social, Belgique)
- Deborah Puccio-Den (CNRS, Centre des savoirs sur le politique–Recherches et analyses [Cespra], France)
- Philippe Raimbault (Institut d’études politiques de Toulouse, Laboratoire des sciences sociales du politique [Lassp], France)
- Anne Revillard (Sciences Po, Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques [Liepp], Centre de recherche sur les inégalités sociales, France)
- Vincent Simoulin (Université Toulouse 2, Centre d’étude et de recherche Travail-Organisation-Pouvoir [Certop], France)
- Orlando Villas Bôas Filho (Universidade de São Paulo, Brésil)
- Massimo Vogliotti (Université du Piémont Oriental, Italie).
Rubriques
[modifier | modifier le code]La revue publie des articles de recherche évalués par les pairs, regroupés dans des dossiers thématiques ou en Varia dans sa rubrique « Études », mais publie aussi régulièrement des traductions (ainsi la traduction de l'article de Kimberlé W. Crenshaw, « Démarginaliser l'intersection de la race et du sexe » par Sophie Beaulieu, figure parmi les articles les plus consultés de la revue[2]) et des articles sur des controverses en rubrique « Questions en débat ». Elle anime aussi une « Chronique bibliographique » en publiant des comptes rendus d'ouvrages[3].
En 1992, la revue annonce le lancement d'une rubrique « Recherche et Justice » avec le ministère français de la Justice, partenariat conçu « comme une source d'enrichissements intellectuels, d'inscriptions positives de la recherche dans des débats forts de l'actualité juridique et judiciaire »[18].
Collections d'ouvrages
[modifier | modifier le code]En 1991, sous l'égide de l'Association Droit et Société, est créée une première collection d'ouvrage adossée à la revue et également publiée par la LGDJ[18]. En 2025, l'association édite quatre collections : « Droit et Société », « Droit et Société – Recherches et Travaux », « Classics » et « Les Petits Manuels ». Elles comptent parmi leurs principaux titres L'État post-moderne de Jacques Chevallier[19],[20],[21] (sixième édition en 2023), L'État du droit administratif de Jacques Caillosse[22],[23] (deuxième édition en 2017), Droit et régulation des activités économiques de Christian Bessy, Thierry Delpeuch et Jérôme Pélisse[24],[25] (deuxième édition en 2022).
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Page Persée de Droit et Société », sur Persée (consulté le )
- « Page Cairn de Droit et Société », sur Cairn.info (consulté le )
- « Droit et Société | CNRS Sciences humaines & sociales », sur www.inshs.cnrs.fr, (consulté le )
- François Ost, « In memoriam – André-Jean Arnaud (1936 - 2015) », Revue interdisciplinaire d'études juridiques, vol. 76, no 1, , p. 1–3 (ISSN 0770-2310, DOI 10.3917/riej.076.0001, lire en ligne, consulté le )
- Wanda Capeller, Jacques Commaille et Laure Ortiz, Repenser le droit: hommage à André-Jean Arnaud, LGDJ, coll. « Droit et société », (ISBN 978-2-275-06491-8)
- ↑ André-Jean Arnaud, « Editorial », Droit et Société, vol. 1, no 1, , p. 5–6 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ François Ost, « Droit et société, Revue internationale de théorie du droit et de sociologie juridique, L.G.D.J., 1985, n° 1 », Revue interdisciplinaire d'études juridiques, vol. 15, no 2, , p. 241–244 (ISSN 0770-2310, DOI 10.3917/riej.015.0241, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Léon Duguit, Hans Kelsen, Frantisěk Weyr et Gaston Jèze, Revue internationale de la théorie du droit : organe officiel de l'Institut international de philosophie du droit et de sociologie juridique, R. M. Rohrer, (lire en ligne)
- André-Jean Arnaud et Jacques Commaille, « Éditorial », Droit et société, vol. 91, no 3, , p. 453–457 (ISSN 0769-3362, DOI 10.3917/drs.091.0453, lire en ligne, consulté le )
- ↑ François Tulkens, « Dictionnaire encyclopédique de théorie et de sociologie du droit (L.G.D.J. et Story-Scientia, 1988, 487 p.) », Revue interdisciplinaire d'études juridiques, vol. 20, no 1, , p. 187–189 (ISSN 0770-2310, DOI 10.3917/riej.020.0187, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Ruth Murbach, « André-Jean ARNAUD et al. (dir.) : Dictionnaire encyclopédique de théorie et de sociologie du droit, Librairie Générale de Droit et de Jurisprudence, Paris, et E. Story-Scientia, Bruxelles, 1988, xxiv, 488 p., index, lexiques. », Anthropologie et Sociétés, vol. 13, no 1, , p. 169–173 (ISSN 0702-8997 et 1703-7921, DOI 10.7202/015062ar, lire en ligne, consulté le )
- (en) « André-Jean Arnaud, in Memoriam », sur Site de l'Onati Internatonal Institute for the sociology of law, (consulté le )
- Jacques Commaille, « Éditorial », Droit et société, vol. 96, no 2, , p. 229–232 (ISSN 0769-3362, DOI 10.3917/drs.096.0229, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Lettre-manifeste « 30e anniversaire » », Droit et société, vol. 91, no 3, , p. 459–462 (ISSN 0769-3362, DOI 10.3917/drs.091.0459, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Pierre-Yves Condé, « Droit et Société, ou le pluralisme d’une revue de théorie et sciences sociales du droit », Droit et société, vol. 91, no 3, , p. 687–718 (ISSN 0769-3362, DOI 10.3917/drs.091.0687, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Hommage à notre ami André-Jean Arnaud disparu le 25 décembre 2015 », Droit et société, vol. 92, no 1, , p. 5–28 (ISSN 0769-3362, DOI 10.3917/drs.092.0005, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Pierre Brunet et Laurence Dumoulin, « Éditorial », Droit et société, vol. 97, no 3, , p. 453–468 (ISSN 0769-3362, DOI 10.3917/drs.097.0453, lire en ligne, consulté le )
- Jacques Commaille, « Editorial », Droit et Société, vol. 20, no 1, , p. 13–14 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Igor Moullier, « Jacques Chevallier, L’État post-moderne », Lectures, (ISSN 2116-5289, DOI 10.4000/lectures.24361, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Luc Rouban, « Compte rendu de "Jacques Chevallier, L’État post-moderne" », Revue Française de Science Politique, vol. 54, no 1, , p. 201 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Pascal Vennesson, « L’État “ post-moderne ”, la mondialisation et la guerre quelques réflexions sur : Jacques Chevallier, l’Étatpost-moderne », Droits, vol. 39, no 1, , p. 139–146 (ISSN 0766-3838, DOI 10.3917/droit.039.0139, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Le Conseil d'État, « Autour de "L'Etat du droit administratif" de Jacques Caillosse », sur Conseil d'État (consulté le )
- ↑ « (Re) penser le droit administratif avec Jacques Caillosse », usherbrooke.scholaris.ca, (DOI 10.17118/11143/11320, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Corinne Delmas, « Christian Bessy, Thierry Delpeuch, Jérôme Pélisse (dir.), Droit et régulation des activités économiques », Lectures, (ISSN 2116-5289, DOI 10.4000/lectures.62973, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Pauline Barraud de Lagerie, « Droit et régulations des activités économiques : perspectives sociologiques et institutionnalistes, C. Bessy, T. Delpeuch, J. Pélisse (Eds) », Sociologie du travail, vol. 55, no 4, , p. 537–539 (ISSN 0038-0296, DOI 10.4000/sdt.7469, lire en ligne, consulté le )
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]