Dripping

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Dans les arts plastiques, le dripping (de l'anglais to drip, « laisser goutter ») consiste à faire des superpositions de plusieurs couleurs d'un même spectre sur des surfaces horizontales originales, mais aussi sur une toile.

L'Américaine Janet Sobel est généralement considérée comme ayant inventé cette technique qui a marqué la peinture du XXe siècle, mais elle a été éclipsée par Jackson Pollock qu'elle avait influencé[1].

S'il ne fut pas le premier à recourir à cette technique, Max Ernst l'utilisa en 1941 en remplissant de peinture une boîte et en perçant un trou dans le fond de celle-ci, avant de laisser goutter la peinture en un mouvement de va-et-vient au-dessus de la toile[2].

Jackson Pollock a vu le travail de cette dernière en 1944 à la galerie Art of This Century et s'en est inspiré pour créer ses drippings en 1945[3].

Ces techniques, également utilisées par bien des artistes, sont constitutives de l'Action painting.

Depuis le début des années 2000, certains tagueurs, comme Nebay et Erote à Paris, ou Cloun à Lyon, utilisent le dripping pour apposer leur nom sur les trottoirs.[réf. nécessaire]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Marie Zawisza, « L'art est un bastion sexiste », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  2. (en) Deborah Solomon, Jackson Pollock: A Biography, New York, Cooper Square Press, , "Surely Pollock knew that Max Ernst, while visiting Matta's summer house in Cape Cod in 1941, had filled a tin can with paint, punctured a hole in the bottom, and swung it over a canvas; his “oscillation” paintings were exhibited by Betty Parsons at the Wakefield Bookshop in 1942. By no means was Pollock the first to drip, but he was the first to use the technique as a means of making a major creative statement" (p. 180)
  3. (en) Roberta Smith, « Art in Review: Janet Sobel », The New York Times, 15 février 2002.