Dripping

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En arts plastiques (dont les arts décoratifs), le dripping (de l'anglais to drip, « laisser goutter ») consiste à faire des superpositions de plusieurs couleurs d'un même spectre sur des surfaces horizontales originales, mais aussi sur une toile.

Le pouring (« coulée ») (de l'anglais to pour, « verser », « couler »), quant à lui consiste à laisser couler les différentes couleurs sur la toile de façon continue. On peut par exemple percer un trou au fond d'un pot de peinture afin qu'il s'en écoule un mince filet de couleur qui prend alors toutes les sinuosités des mouvements pendulaires que lui donne le balancement du bras.

Ces techniques furent inventées par Janet Sobel (1894-1968), peintre américaine d'origine ukrainienne. Jackson Pollock a vu son travail en 1944 à la galerie Art of This Century et s'en est inspiré pour créer ses drippings en 1945[1]. Ces techniques, également utilisées par bien des artistes, sont constitutives de l'Action painting.

Le dripping et le pouring résultent du all-over.

Depuis le début des années 2000, certains tagueurs, comme Nebay et Erote à Paris, ou Cloun à Lyon, utilisent le dripping pour apposer leur nom sur les trottoirs.

Le peintre Pascal Boyart (dit "PBOY]") réalise en 2015 et 2017 à Paris - rue d’Aubervilliers , deux fresques murales en utilisant cette technique. Celui-ci se démarque en mêlant le dripping et le pointillisme au figuratif faisant apparaitre deux portraits distincts accompagnés chacun d'un message. Le premier est un portrait du célèbre Van Gogh avec le message suivant : "On ne fait rien de grand sans être tranchant". Le second situé à quelques mètres, met en avant le portrait d'un enfant, le regard interrogatif qui pose la question "Papa, c'est quoi l'argent ?".[réf. nécessaire][2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Roberta Smith, « Art in Review: Janet Sobel », The New York Times, 15 février 2002.
  2. « Regardez l'art dans les yeux ! », Urban Art Paris - Bordeaux,‎ (lire en ligne)