Dripping

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En arts plastiques (dont les arts décoratifs), le dripping (de l'anglais to drip, « laisser goutter ») consiste à faire des superpositions de plusieurs couleurs d'un même spectre sur des surfaces horizontales originales, mais aussi sur une toile.

Le pouring (« coulée ») (de l'anglais to pour, « verser », « couler »), quant à lui consiste à laisser couler les différentes couleurs sur la toile de façon continue. On peut par exemple percer un trou au fond d'un pot de peinture afin qu'il s'en écoule un mince filet de couleur qui prend alors toutes les sinuosités des mouvements pendulaires que lui donne le balancement du bras.

Ces techniques furent expérimentées par Max Ernst dès 1941[1], puis par Janet Sobel (1894-1968). Jackson Pollock a vu le travail de cette dernière en 1944 à la galerie Art of This Century et s'en est inspiré pour créer ses drippings en 1945[2]. Ces techniques, également utilisées par bien des artistes, sont constitutives de l'Action painting.

Depuis le début des années 2000, certains tagueurs, comme Nebay et Erote à Paris, ou Cloun à Lyon, utilisent le dripping pour apposer leur nom sur les trottoirs.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Deborah Solomon, Jackson Pollock: A Biography, New York, Cooper Square Press, , "Surely Pollock knew that Max Ernst, while visiting Matta's summer house in Cape Cod in 1941, had filled a tin can with paint, punctured a hole in the bottom, and swung it over a canvas; his “oscillation” paintings were exhibited by Betty Parsons at the Wakefield Bookshop in 1942. By no means was Pollock the first to drip, but he was the first to use the technique as a means of making a major creative statement" (p. 180)
  2. (en) Roberta Smith, « Art in Review: Janet Sobel », The New York Times, 15 février 2002.