Drapeau du Ghana

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Drapeau du Ghana
Drapeau du Ghana
Drapeau du Ghana
Utilisation Drapeau national et pavillon d'État Version officielle
Caractéristiques
Proportions 2:3
Adoption 1957 (ré-adopté en 1966)
Éléments Tricolore horizontal à bandes rouge, jaune, et verte avec une étoile noire en son centre

Le drapeau du Ghana est le drapeau national et le pavillon d'État de la République du Ghana. C'est le drapeau officiel du Ghana depuis le dont l'usage a été remplacé par celui de variantes de 1958 à 1962 et de 1964 à 1966.

Description[modifier | modifier le code]

Il comporte trois bandes horizontales d'égale largeur : rouge (au-dessus), jaune (au centre) et verte en dessous[1]. Ce sont les couleurs du continent africain. Au centre de la bande jaune, se trouve une étoile noire à cinq branches rappelant le fait que le Ghana est le premier pays d'Afrique à avoir obtenu son indépendance au XXe siècle[2],[3]. Cette étoile atteint la bande rouge de sa pointe supérieure et la bande verte de ses deux pointes inférieures[4].

Historique[modifier | modifier le code]

Le drapeau national du Ghana est élaboré en remplacement du drapeau du Royaume-Uni par Theodosia Okoh en 1957, et adopté dès l'indépendance du pays[5],[6]. Le drapeau fut utilisé jusqu'en 1959 puis réinstitué en 1966, même si des variants ont été utilisés de 1958 à 1962 puis entre 1964 et 1966). Le drapeau ghanéen fut le second drapeau africain après l’Éthiopie à présenter la combinaison "rouge-jaune-vert" des Couleurs panafricaines, issues des couleurs éthiopiennes.

Signification[modifier | modifier le code]

Le jaune représente la richesse du pays, c'est-à-dire l'or, le vert symbolise la nature et les ressources naturelles et le rouge, le sang versé pour l'indépendance du Ghana (le premier pays à avoir eu son indépendance en Afrique). L'étoile noire est un hommage au militant panafricain Marcus Garvey et à sa compagnie maritime la Black Star Line[réf. nécessaire].

La couleur rouge du drapeau national représente le sang des aïeux versé pour obtenir l'indépendance au travers de leur lutte sanglante. La révolte pour l'indépendance du Royaume-Uni coûta la vie à de nombreux dirigeants ghanéens dont Edward Akufo Addo, Dr. Ako Adjei, William Ofori Atta, Joseph Boakye Danquah, Emmanuel Obetsebi Lamptey, et Osagyefor Dr. Kwame Nkrumah[7]. Les six leaders formait un groupe politique, le United Gold Coast Convention (UGCC)[8],[9],[10] dont l'objectif était de libérer le pays de oppression du colon britannique. Le rouge pourrait avoir une autre signification: l'amour des aïeux pour leur pays, une motivation à se révolter[réf. nécessaire].

La couleur dorée représente les ressources minérales du pays, principalement localisées dans la région de Ashanti, contribuant à la richesse/prospérité du Ghana[11]. L'or est l'une de ces ressources majoritairement présentes dans Ashati, près des villes de Obuasi et Tarkwa. En raison de cela, le Ghana fut nommé initialement "Gold Coast" (la Côte dorée) par les colons britanniques mais le nom fut changé en "Ghana" après le succès de l'obtention de l'indépendance en 1957[12]. Le diamant, le bauxite et le manganèse sont d'autre exemples de ressources[13].

La couleur verte symbolise la richesse sylvestre et agricole du pays[14] qui fournit entre autres de l'huile végétale, des denrées alimentaires et des produits comme du cacao, du bois ou encore du beurre de cacahuète[15]. Une part importante des cultures est exporté dans le monde en échange de profit qui vont être réinvestis dans le développement du pays: écoles, routes, salubrité[16].

L'étoile nord du drapeau ghanéen est un symbole représentant l'émancipation de l'Afrique contre le colonialisme[17],[18]. L'étoile noir a été "copiée" de celle du drapeau de la Black Star Line, une compagnie commerciale crée par Marcus Gravey et opérant entre 1919 et 1922[19]. Le surnom "Black Star" de l'équipe de football ghanéenne tire son nom de cette étoile.

FIAV 000100.svg Pavillon civil.
FIAV 000001.svg Pavillon de la marine militaire.

Pavillons civil et militaire[modifier | modifier le code]

Ce sont respectivement un pavillon rouge et un pavillon blanc. Le red ensign a la particularité de présenter un liseré noir entre le champ rouge et le canton aux couleurs nationales.

Anciens drapeaux[modifier | modifier le code]

De 1958 à 1962, l'Union des États africains regroupant le Ghana et la Guinée fut représentée par un drapeau similaire mais frappé de deux étoiles noires, puis de trois, lorsque le Mali rejoignit l'union.

Durant une brève période, la bande jaune du drapeau fut remplacée par une bande blanche (du au ) pour correspondre au drapeau du parti de la Convention du peuple de Kwame Nkrumah. Le drapeau redevient celui dessiné par Theodosiah Okoh à la suite du coup d'État militaire de 1966.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Geoff Andrew, The 'Three colours' trilogy, BFI Pub, (ISBN 978-1-83871-238-9 et 1-83871-238-0, OCLC 607013147, lire en ligne)
  2. « Ghana Flag », sur www.ghanaweb.com (consulté le )
  3. Geoff Andrew, The 'Three colours' trilogy, BFI Pub, (ISBN 978-1-83871-238-9 et 1-83871-238-0, OCLC 607013147, lire en ligne)
  4. Steven Peacock, Colour, (ISBN 978-1-5261-4127-9 et 1-5261-4127-2, OCLC 1149149674, lire en ligne)
  5. (en-US) GreenViews, « The meaning of the Ghana national flag », sur Green Views Residential Project, (consulté le )
  6. Ernest Aryeetey et S. M. Ravi Kanbur, The economy of Ghana sixty years after independence, (ISBN 978-0-19-181506-5, 0-19-181506-3 et 978-0-19-106777-8, OCLC 980553398, lire en ligne)
  7. Akansina Aziabah, Maxwell, Obetsebi-Lamptey, Emmanuel Odarquaye, Oxford University Press, (ISBN 978-0-19-530173-1, DOI 10.1093/acref/9780195301731.013.49678)
  8. (en) « United Gold Coast Convention | political organization, Ghana », sur Encyclopedia Britannica (consulté le )
  9. (en) Dennis Austin, « The Working Committee of the United Gold Coast Convention », The Journal of African History, vol. 2, no 2,‎ , p. 273–297 (ISSN 1469-5138 et 0021-8537, DOI 10.1017/S0021853700002474, lire en ligne, consulté le )
  10. (en) Austin, Dennis, The Working Committee of the United Gold Coast Convention, The Journal of African History, (ISSN 0021-8537, DOI 10.1017/S0021853700002474), p. 273-293
  11. Bowell, R.J. (décembre 1992). "Supergene gold mineralogy at Ashanti, Ghana: Implications for the supergene behaviour of gold. Mineralogical Magazine. pp. 545-560. doi: 10.1180/minmag.1992.056.385.10
  12. Howe, Russell Warren (1957). "Gold Coast into Ghana". The Phylon Quaterly. pp. 155-161. doi: 10.2307/273187. ISSN 0885-6826
  13. Patterson, Sam H. (1971). "Investigations of ferrugineous bauxite...deposits on Maui, Hawaii" Professional Paper. doi: 10.3133/pp656. ISSN 2330-7102
  14. Owens, Alaistar; Green, David R. (2016). "Historical geographies of wealth: opportunities, institutions and accumulation". Handbook on Wealth and the Super Rich. doi: 10.4337/9781783474042.00010 (ISBN 9781783474042)
  15. Osei-Bonsu, K; Amoah, FM; Oppong, FK (1er janvier 1998)."The establishment and early yield of cocoa intercropped with food crops in Ghana". Ghana Journal of Agricultural Science. Chap. 31. ISSN 0855-0042
  16. Oduro, Razak (2014)."Beyond poverty reduction: Conditionnal cash transfers and citizenship in ghana". International Journal of Social Welfare. Chap. 24. pp. 27-36. ISSN 1369-6866
  17. « Ghana Flag », sur www.ghanaweb.com (consulté le )
  18. Zachary, G. (2004). "Black Star: Ghana, information technology an development in Africa". First Monday. doi:10.5210/fm.v9i3.1126. ISNN 1396-0466
  19. Flag Society of Australia, Report of the 13th International Congress of Vexillology, Melbourne, Australia, 24-29 September 1989., Flag Society of Australia, (ISBN 0-646-14343-3 et 978-0-646-14343-9, OCLC 38335153, lire en ligne)