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Drapeau de la Belgique

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Drapeau de la Belgique
Drapeau et pavillon civil de la Belgique.
Drapeau et pavillon civil de la Belgique.
Utilisation Symbole décrivant l'usage, explicité ci-après Symbole décrivant l'usage, explicité ci-après
Caractéristiques
Proportions 2:3
Adoption
Éléments Tricolore de bandes verticales noire, jaune et rouge.

Drapeau de la Belgique
Drapeau d'État de la Belgique.
Drapeau d'État de la Belgique.
Utilisation Symbole décrivant l'usage, explicité ci-après Symbole décrivant l'usage, explicité ci-après
Caractéristiques
Proportions 13:15
Adoption
Éléments Tricolore de bandes verticales noire, jaune et rouge.

Le drapeau de la Belgique (en néerlandais : vlag van België; en allemand : Flagge Belgiens) est composé de trois bandes verticales ; noire, jaune et rouge.

Sa création remonte aux premiers jours de la révolution belge : il est officiellement adopté le par un arrêté du Gouvernement provisoire de Belgique. Il présente initialement une disposition horizontale des couleurs avec le rouge en haut, le jaune au milieu et le noir en bas. La disposition verticale est actée par un arrêté du et inscrite dans l’article 193 de la Constitution belge le . Toutefois, le , le ministère de l'Intérieur suit l'instruction du département de la Marine qui préconise de placer le noir à la hampe sans faire réviser l'article 193. Depuis lors, le drapeau belge ne respecte pas la disposition officielle des couleurs, telle qu'inscrite dans la Constitution.

Les dimensions du drapeau ont été fixées à 2,60 m de haut pour 3 m de large, ce qui donne à l’origine la proportion des anciennes bannières, représentant les armes des armoiries de la Belgique.

Symbole décrivant l'usage, explicité ci-après Tricolore datant de 1830 répartie horizontalement

Après la période française de l'histoire de la Belgique et la fin du Premier Empire de Napoléon Ier, le congrès de Vienne acte, en 1815, la création d'un nouvel état regroupant les trois pays de l'actuel Benelux sous la couronne de la maison d'Orange-Nassau. Guillaume Ier devient ainsi le roi du Royaume uni des Pays-Bas et le grand-duc de Luxembourg. Mais le mariage imposé aux populations protestantes des anciennes Provinces-Unies avec celles, catholiques, des anciens Pays-Bas autrichiens et de la principauté de Liège, ne se passe pas comme prévu. Le régime « hollandais » de La Haye et la personnalité despotique du souverain agacent de plus en plus la population qui demande le « redressement des griefs de la nation ».

La révolution belge finit par éclater le lors de la représentation de La Muette de Portici, donnée au théâtre de la Monnaie de Bruxelles à l’occasion du 59e anniversaire du roi. De violentes émeutes s'ensuivent et se propagent rapidement dans les autres villes des Pays-Bas méridionaux, menant à une insurrection généralisée.

Les premiers drapeaux

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Le drapeau français

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La Liberté guidant le peuple, représentant le drapeau révolutionnaire français définitivement adopté après la Deuxième Révolution française et repris comme symbole lors de la révolution belge un mois plus tard.

Le premier drapeau déployé par les patriotes belges en août 1830 est le drapeau révolutionnaire français[1], qui vient à nouveau de remplacer le drapeau du royaume de France après la Deuxième Révolution française survenue un mois plus tôt à Paris. Il est donc un symbole révolutionnaire par excellence et le signe de ralliement à un désir de changement de monarchie.

Le premier drapeau « bleu blanc rouge » de Bruxelles est confectionné le à partir des rideaux de l’appartement de Georges Libri-Bagnano, rédacteur en chef d’un journal orangiste Le National, qui avait été détruit par les révolutionnaires lors des émeutes de la nuit[1]. Il est arboré au balcon de l'hôtel de ville de Bruxelles avant qu'Édouard Ducpétiaux ne le remplace par le futur drapeau belge « rouge jaune noir ». Dans la province de Liège, l'insurrection prend des proportions considérables : à Verviers, les ouvriers, chantent La Marseillaise[2], forcent les portes de l’hôtel de ville et placent un drapeau français au faîte de l’édifice au grand dam des notables locaux[3],[4]. À Liège, des placards sont affichés partout en ville demandant le rattachement de la Belgique à la France et des cocardes sont prêtes à être distribuées[5]. On voit également apparaitre des drapeaux français à Namur[6]. Selon Surlet de Chokier, l’état d’esprit est le même dans toutes les provinces du sud[7],[8] et un mouvement rattachiste est particulièrement présent à certains endroits, dont à Liège et Verviers[9]. Selon Jean Stengers, « la Belgique de 1830 est francophile avec ardeur »[10] ; à l’inverse Jacques Logie pense que « l’adoption des couleurs françaises par les ouvriers et les sans-travail ne reflétait […] pas des sentiments francophiles, mais représentait une aspiration vers la liberté et un certain progressisme, dont les trois couleurs n’étaient que le symbole »[11]. Édouard Ducpétiaux raconte :

« En 1830, dès le premier jour des troubles et lorsque les troupes néerlandaises étaient refoulées vers le haut de la ville, on arbore, à Bruxelles, sur plusieurs points, le drapeau tricolore français. Mais cette manifestation, due aux agents français qui essayaient alors d’entraîner la population, est répudiée par un cri unanime de réprobation[12]. »

Les drapeaux locaux

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Les volontaires liégeois arrivant à Bruxelles avec le drapeau de Liège, jaune et rouge (toile de Charles Soubre datant de 1880).

Faute de drapeau « national », différents drapeaux locaux sont ressortis en guise de symbole de révolte contre le pouvoir « hollandais », au fur et à mesure du développement de l'insurrection de 1830 dans les Pays-Bas méridionaux.

À Bruxelles et dans d’autres villes de la province du Brabant-Méridional, on exhibe les couleurs de l'ancien duché de Brabant, noires jaunes et rouges, déjà utilisées lors de la révolution brabançonne de 1787 qui avait conduit à l'indépendance des Pays-Bas autrichiens de la maison de Habsbourg et à la création des éphémères États belgiques unis.

À Verviers, c’est l’étendard franchimontois vert et blanc qui flotte au vent et dans toute l’ancienne principauté de Liège, de Dinant à Ciney en passant par Thuin, le drapeau jaune et rouge de l’ancien territoire est arboré. À Mons et Tournai, ce sont respectivement les drapeaux blanc et rouge avec une tour blanche qui sont arborés pour empêcher les rattachistes d’y placer un drapeau français[13].

Dans le Grand-duché de Luxembourg, on arbore le drapeau luxembourgeois pour remplacer les couleurs oranges, comme à Bouillon ou à Luxembourg-ville[14].

Genèse du « rouge-jaune-noir »

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Madame Marie Abts confectionnant le premier drapeau belge, 26 août 1830, peinture à l’huile sur toile d'Emile Vermeersch, 1926.
Les couleurs Duc de Brabant, ici représentées dans le carrousel de l'Ordre de la Toison d'or, au XVe siècle.

Le premier drapeau belge est conçu à Bruxelles le par l’avocat Lucien Jottrand, rédacteur du Courrier des Pays-Bas, et le journaliste Édouard Ducpétiaux. Ceux-ci disposent les couleurs à l'horizontal, avec le rouge en haut, le jaune au milieu et le noir en bas. Pour ce faire, Ducpétiaux se rend dans une mercerie au coin de la rue de la Colline et de la rue du Marché aux Herbes, où Marie Abts en confectionne quelques exemplaires. Le premier est placé par Ducpétiaux à l’hôtel de ville de Bruxelles où il remplace le drapeau révolutionnaire français, alors que les suivants sont promenés dans les rues par Alexandre-Theodore Van Hulst, un employé du ministère de la Guerre[15]. La confection du premier drapeau belge est rappelé par une plaque commémorative à l'endroit où se trouvait la mercerie, ainsi que dans un célèbre tableau d'Émile Vermeersch[16].

Lucien Jottrand raconte son expérience comme suit dans le journal Le Droit du [17] :

« Nous étions, Edouard Ducpetiaux et moi, le 26 août au matin, dans le bureau de la rédaction du Courrier des Pays-Bas, lorsque l'on vint y rapporter que le drapeau tricolore français était arboré au balcon de la façade de l'hôtel de ville, par une main demeurée inconnue : nous comprîmes sur-le-champ toute la gravité du fait, et nous résolûmes de pourvoir, sans perdre de temps, aux conséquences fatales qu'il pouvait entraîner.

La question du « comment faire » nous jetait dans quelque perplexité. Presque tout le monde, surtout parmi les jeunes Belges, avait oublié les vieilles couleurs de la révolution des patriotes de 1789. Des souvenirs de famille avaient, toutefois, servi à me faire garder la mémoire de ces couleurs, tout à la fois nationales et démocratiques ; je possédais les insignes militaires d'un parent qui avait servi dans l'armée du général Vander Mersch ; ils étaient aux trois couleurs : rouge, jaune et noir, de l'étendard de notre république de 1789-90, la première importation, sur notre continent d'Europe, des idées américaines : à preuve, l'appellation République des États belgiques unis. Je proposai à Ducpetiaux de réarborer notre drapeau d'alors. Il s'en chargea, et courut sur-le-champ vers l'hôtel de ville ; acheta sur sa route, dans un magasin d'aunages, trois bandes de mérinos aux couleurs susdites, qu'il fit coudre à la hâte, et alla les arborer, au bout d'une perche grossière, à la place du drapeau français, qu'il abattit sans opposition de personne.

Ducpetiaux vint rendre compte au bureau du Courrier des Pays-Bas des heureux résultats de son expédition improvisée. Cela s'était passé de 9 à 11 heures du matin ;je m'en souviens comme si c'était d'hier ; le soir tout Bruxelles avait adopté les anciennes couleurs brabançonnes. »

Le drapeau belge élaboré par Lucien Jottrand diffère de celui des États belgiques unis par le fait que la tricolore horizontale place le jaune au milieu et le noir en bas (le rouge restant au haut). Il existe toutefois des doutes quant aux origines des couleurs de ce premier drapeau, qui ne seraient pas inspirées de la révolution brabançonne de 1787, qui avait conduit à l'indépendance des Pays-Bas autrichiens de la maison de Habsbourg. En effet, les drapeaux utilisés lors de ces évènements étaient ornés d’armoiries, de figures religieuses ou allégoriques[18]. Pas un seul drapeau à bandes « noire-jaune-rouge » n’est mentionné dans les inventaires des emblèmes pris par les Autrichiens lors de la reconquête des États belgiques unis[18].

Une autre légende veut que les couleurs noires jaunes et rouges symbolisent chacune une richesse de la Belgique : le noir pour le charbon de Wallonie, le jaune pour le blé de Flandre, et le rouge pour le sang des révolutionnaires versé pour la patrie, mais il s'agit là d'une légende urbaine[19].

Adoption progressive

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Drapeau belge dans sa version de la révolution de 1830 : « rouge-jaune-noir » horizontal. Ici celui du corps-franc de volontaires de Mons, venus participer aux Quatre Jours de Bruxelles.

Jusqu'à la création du gouvernement provisoire de Belgique le , l’étendard orange de la monarchie néerlandaise reste l’emblème officiel en vigueur dans l'ensemble du Royaume uni des Pays-Bas, et le mot d’ordre n’est pas encore l’indépendance de la Belgique, mais plutôt la « séparation administrative » des provinces du nord et du sud, en maintenant l’union dynastique[20],[3]. Dans cette atmosphère révolutionnaire et face aux émeutes qui s’intensifient et se propagent, des notables bruxellois, inquiets, imitent d'autres villes et créent une milice bourgeoise[2] : la garde bourgeoise de Bruxelles. Celle-ci arbore le drapeau de Lucien Jottrand et des cocardes aux couleurs du duché de Brabant, guidée par un souci de différenciation par rapport au gouvernement et par un sentiment national « belge »[11]. Elle popularise ainsi les couleurs « rouge-jaune-noir »[20] et son commandant, Emmanuel d'Hooghvorst, déclare au prince d’Orange le que la garde avait adopté les couleurs brabançonnes pour contrer l’apparition çà et là des couleurs françaises et pour éloigner toute idée de rattachement à la France[21].

Le drapeau belge de Jottrand est recopié à de nombreux exemplaires, qui se transmettent rapidement comme signe de ralliement à la cause révolutionnaire par les différentes communes des Pays-Bas méridionaux. Le il flotte à Louvain[22], le à Ath[23], le à Charleroi[24], le à Nivelles, le à Binche et sur la butte du Lion de Waterloo[25], le à Alost, Deinze et Ninove, le à Namur et Tournai, le à Courtrai[26], etc. etc.

Le Grand-duché de Luxembourg, se rallie également à la révolution et adopte progressivement les couleurs belges. Le premier drapeau est ramené à Bastogne le par François d'Hoffschmidt[27] et est hissé en haut du clocher de l'église Saint-Pierre avant de se propager dans tout le quartier wallon, d'abord à Bertrix, puis le à Marche-en-Famenne, le à La Roche-en-Ardenne et le à Houffalize[28]. L'adoption se généralise avec les Journées de Septembre, y compris dans le quartier allemand : on voit apparaitre le drapeau belge à Arlon le , à Diekirch le [29], ou encore à Vianden le [30], avant l'annexion du Grand-duché de Luxembourg par la Belgique, proclamée le .

Le , le gouvernement provisoire adopte officiellement le drapeau national dans son format de l'époque : « rouge-jaune-noir », horizontal. Après la déclaration d'indépendance de la Belgique du , les nouvelles forces armées belges engagées dans la guerre belgo-néerlandaise, arborent officiellement l'emblème national dès le La Garde civique, qui remplace la schutterij, est quant à elle tenue de porter la cocarde nationale noir-jaune-rouge. Le Congrès national confirme ces dispositions peu après son élection en novembre 1830.

Disposition horizontale puis verticale

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Les drapeaux d'Honneur de 1830 sont l'une des dernières utilisations horizontales officielles du drapeau belge. Ici le drapeau de la ville d'Arlon.

Le , un arrêté du gouvernement provisoire de Belgique décrète la disposition verticale des couleurs[31], le rouge à la hampe. D'aucuns prétendent que cette décision vient de la confusion avec le drapeau des Pays-Bas lors des batailles de la guerre belgo-néerlandaise[32]. D'autres que cette disposition verticale fait écho au drapeau révolutionnaire français[33], symbole d'insurrection qui a définitivement remplacé le drapeau royal après la Deuxième Révolution française de juillet 1830. D'autres encore prétendent qu'il s'agissait de se distinguer du drapeau de la confédération germanique[34].

Toujours est-il que les couleurs sont disposées dans l'article 193 (à l'époque 125) de la Constitution de la Belgique, daté du [35] :

« La Nation belge adopte les couleurs rouge, jaune et noire, et pour armes du Royaume le Lion Belgique avec la légende : L'UNION FAIT LA FORCE »

Or, le de la même année, la couleur noire est mise à la hampe, sous l’impulsion de la marine belge qui veut faire concorder le drapeau avec le pavillon maritime. Celui-ci est en effet arboré avec le noir à la hampe suivant une instruction ministérielle du département de la Marine, datée du [31]. L’article de la Constitution[35] n’ayant jamais été modifié, le drapeau ne suit pas littéralement l’ordre de la Constitution[36],[37]. Le la première réunion des chambres législatives donne lieu à une cérémonie au cours de laquelle la diversité des couleurs et des drapeaux belges qui y sont arborés fait dire au journal Le Belge[38] :

« Des étrangers qui se trouvaient hier sur le passage du cortège faisaient observer qu'il était assez étrange que, dans la capitale même de la Belgique, on n'aperçût pas deux drapeaux belges dont les couleurs fussent placées de même. Nous espérons qu'on fera cesser au plus tôt cette différence ridicule. Il a été décidé par le gouvernement provisoire que, pour le drapeau de l'armée, les trois couleurs seraient placées horizontalement ; ce n'est que sur les pavillons des navires qu'elles peuvent être disposées verticalement, comme les couleurs du drapeau français. »

L’ancienne disposition horizontale des couleurs fait encore plusieurs apparitions, comme lors de la remise des Drapeaux d'Honneur, le .

Description

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Grand drapeau belge sous les arcades du Cinquantenaire.

Les couleurs du drapeau belge sont celles de l’écu de l’ancien duché de Brabant, qui étaient également tant qu'elle a existé celles de la province de Brabant et qui sont toujours les petites armes de la Belgique. Il représentait un lion d’or (jaune) sur fond de sable (noir), armé (griffes) et lampassé (langue) de gueules (rouge).

Accessoirement, les mêmes couleurs, disposées différemment, étaient aussi celles du comté de Flandre, première des principautés des « plats pays » à faire définitivement partie des États des ducs de Bourgogne de la maison de Valois grâce au mariage du duc Philippe le Hardi avec Marguerite de Flandre (mariage célébré en 1369 mais c'est en 1384 que Marguerite devient proprio jure comtesse de Flandre, d'Artois, de Nevers, de Rethel et de la (Franche-)Comté de Bourgogne à la mort de son père Louis de Male). Le comté de Flandre portait, et les actuelles province de Flandre-Orientale et Communauté flamande portent encore, d'or au lion de sable armé et lampassé de gueules c'est-à-dire les mêmes armoiries que le Brabant moyennant la permutation du jaune et du noir.

De façon officielle, les dimensions du drapeau ont été fixées à 2,60 m de haut pour 3 m de large, ce qui donne une proportion insolite de 13:15[39]. Pour l’usage civil, une proportion de 2:3 est plus commune et d’ailleurs la proportion exacte n’est pas précisée par la Constitution.

Au-dessus du palais royal de Bruxelles, on peut trouver un drapeau de dimensions 4:3[39]. Ceci est dû à des raisons esthétiques, tenant compte de la perspective sur le drapeau qui est regardé d’en-dessous. Un large drapeau de conception similaire se retrouve souvent sous les arcades du Cinquantenaire.

Couleur Noir Jaune Rouge
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Pantone Black Jaune 115 Rouge 032
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Autres drapeaux belges

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Drapeaux antérieurs à la Belgique

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Le royaume de Belgique n'existe que depuis 1830, mais les Pays-Bas bourguignons puis espagnols qui recouvraient une grande partie du territoire de la Belgique avaient comme drapeau la croix de Bourgogne.

Les Pays-Bas autrichiens avaient un drapeau composé d'un aigle à deux têtes noir sur une croix de Bourgogne, le tout sur un fond de rouge sur blanc sur jaune.

En 1787, lors de la révolution brabançonne, les États belgiques unis utilisèrent déjà un drapeau tricolore aux couleurs brabançonnes qui devinrent les couleurs de la Belgique, mais ce n'est pas le drapeau belge actuel étant donné que les bandes étaient horizontales et que l'ordre des couleurs n'était pas le même.

Drapeaux d'Honneur de 1830

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Le pavillon de la Marine

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Symbole décrivant l'usage, explicité ci-après Pavillon de guerre (Composante marine).
Symbole décrivant l'usage, explicité ci-après Forme du pavillon civil réservée aux navires membres d'un club nautique fédéré.

Par décision du , un pavillon de la marine militaire nettement différent des drapeaux nationaux est créé. Il a les proportions 2:3 et reprend les trois couleurs nationales, en les associant avec du blanc. Le dessin reprend la croix de saint André en hommage à la Croix de Bourgogne qui était l’emblème du grand État bourguignon de la fin du Moyen Âge[40]. L’apôtre saint André était en effet le saint patron de cet ensemble politique qui s’étendait sur les États actuels de Belgique et d’Espagne et sur la Bourgogne située en France[41].

Ce pavillon est hissé pour la première fois le .

Pavoisement des édifices publics

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Drapeau de la Belgique sur un bâtiment.
Symbole décrivant l'usage, explicité ci-après Pavillon d’État.

Le drapeau doit flotter au-dessus des bâtiments publics lors des occasions suivantes (tous ne sont pas des jours fériés)[42].

Date Nom Raison
20 janvier Anniversaire de la Reine Mathilde Anniversaire de naissance de la Reine Mathilde le 20 janvier 1973
17 février Commémoration de tous les membres défunts de la famille royale Anniversaire du décès d’Albert Ier le 17 février 1934
7 avril Hommage aux militaires belges décédés lors de missions de paix Anniversaire de l’assassinat des dix paras belges au Rwanda le 7 avril 1994
15 avril Anniversaire du roi Philippe Anniversaire de naissance du Roi Philippe le 15 avril 1960
1er mai Fête du Travail Célébration de la fête du travail
5 mai Journée du Conseil de l’Europe Anniversaire de la création du Conseil de l’Europe le 5 mai 1949
8 mai Victoire des Alliés en 1945 et fin du génocide Anniversaire de la capitulation de l’Allemagne le 8 mai 1945
9 mai Journée de l’Europe Anniversaire du discours fondateur de l’Union européenne, prononcé par Robert Schuman le 9 mai 1950
6 juin Anniversaire du Roi Albert II 6 juin 1934
2 juillet Anniversaire de mariage du Roi Albert II et de la Reine Paola 2 juillet 1959
21, 22 et 23 juillet Fête nationale Prestation de serment du Roi Léopold Ier, le 21 juillet 1831
11 septembre Anniversaire de la Reine Paola 11 septembre 1937
24 octobre Journée des Nations unies Anniversaire de l’entrée en vigueur de la Charte des Nations unies le 24 octobre 1945
11 novembre Armistice de 1918 Anniversaire de la capitulation de l’Allemagne le 11 novembre 1918
15 novembre Fête du Roi Célébration du jour de la Saint Léopold. Léopold I étant le premier roi des belges
4 décembre Anniversaire de mariage du Roi Philippe et de la Reine Mathilde 4 décembre 1999
Date mobile Élection du Parlement européen Élu au suffrage universel depuis 1979
Source : Gouvernement Fédéral Belge

Le drapeau peut également être hissé lors d’importantes cérémonies, lorsque les usages locaux le demandent, ou encore lors de la visite officielle d’un chef d’État étranger. Les Régions et les Communautés, en plus du drapeau tricolore, hissent leur propre drapeau le jour de leur fête.

Dans la culture

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En 1834, un concours musical est organisé par Charles Rogier, alors ministre de l'intérieur, afin de créer une cantate avec pour thème le drapeau belge. L'objectif est de de rehausser l'éclat de la Fête nationale belge, alors célébrée le , pour commémorer la victoire des Quatre Jours de Bruxelles. Un arrêté ministériel est pris en ce sens le et trente-six partitions sont reçues et analysées par un jury composé d'Auguste de Peellaert (nl), Louis Niedermeyer, Joseph-François Snel (nl), Joseph Daussoigne-Méhul et François-Joseph Fétis[43]. Le concours est remporté par Jules Busschop (nl)[44] de Bruges, lauréat du premier prix : une médaille en or d'une valeur de 600 francs belges de l'époque. Le second, quant à lui, est décerné à Monsieur Ermel, de Gand avec une médaille en or d'une valeur de 300 francs.

La cantate de Jules Busschop est insérée au Moniteur belge du [45] puis exécutée lors d'un concert au temple des Augustins à Bruxelles, le , en présence du couple royal belge.

Le , Jean-Baptiste Vautier fait publier un poème intitulé Les Trois Couleurs, qu'il propose en musique sur l'air Des plaisirs permis à la terre[46]. Celui-ci s'inscrit dans le contexte de la révolution belge : il exalte l'épisode des Journées de Septembre et la victoire surprise des combattants volontaires sur les forces armées du Royaume uni des Pays-Bas. Dans le contexte de la guerre belgo-néerlandaise naissante et peu avant la déclaration d'indépendance de la Belgique, le ton est particulièrement va-t-en-guerre et patriotique à excès, haranguant les Belges, unis contre les « Bataves » et le roi Guillaume, derrière leur nouveau drapeau aux « trois couleurs » (à l'épque encore horizontales « rouge-jaune-noir »). Voici le texte :

Notes et références

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  1. a et b Anne Morelli, La construction des symboles « patriotiques » de la Belgique, de ses régions et communautés, in Les grands mythes de l’histoire de Belgique, de Flandre et de Wallonie, Evo-histoire, Bruxelles, 1995, p.192.
  2. a et b Marie-Thérèse Bitsche, "Histoire de la Belgique: de l’Antiquité à nos jours", 1992, p.80
  3. a et b Marie-Thérèse Bitsche, "Histoire de la Belgique: de l’Antiquité à nos jours", p.80
  4. Charles Poplimont, "La Belgique depuis mil huit cent trente (1830-1848)" , 1848, p. 72
  5. André Cordewiener, "Organisations Politiques et Milieux de Presse en Regime Censitaire", 1978, p.19
  6. Henri Pirenne, "Histoire de Belgique: De la révolution de 1830 à la guerre de 1914", 1932, p.27
  7. Emile Huytens, Discussions du Congrès national de Belgique 1830-1831, Volume 3", p.272, 1844
  8. Journal historique et littéraire, Volume 8, p.549
  9. Jean Stengers, « Sentiment national, sentiment orangiste et sentiment français à l'aube de notre indépendance », Revue belge de philologie et d'histoire, vol. 28, nos 3-4,‎ , p. 1008 (lire en ligne)
  10. Jean Stengers, « Histoire du sentiment national en Belgique des origines à 1918 : Les racines de la Belgique, jusqu’à la révolution de 1830 », 2000, p.215
  11. a et b Jacques Logie, op. cit., p. 207[réf. non conforme].
  12. Jo Gérard, Oui ! La Belgique existe, je l’ai rencontrée., Éd. J.-M. Collet, Bruxelles, 1988, p. 229.
  13. Hainaut d’hier et d’aujourd’hui, p.149
  14. François Bourgeois, Bouillon en 1830, Arlon, Imprimerie presse luxembourgeoise, , p. 16
  15. Comité administratif de la Société centrale des décorés de la Croix de fer 1865, p. 158.
  16. « « Madame Marie Abts confectionnant le premier drapeau belge, 26 août 1830 », peinture à l’huile sur toile, Émile Vermeersch », sur War Heritage Museum Brussels (consulté le )
  17. Vandersypen 1880, p. 219.
  18. a et b Roger Harmegnies, Couleurs et drapeaux, in Le Parchemin, n°265, janvier-février 1990, p. 33 à 35.
  19. Johan Renotte, « Le saviez-vous ? En 1830, la Belgique n’avait pas tout à fait le même drapeau », rtbf.be,‎ (lire en ligne, consulté le )
  20. a et b Helmut Gaus, "Alexandre Gendebien et l’organisation de la révolution Belge en 1830", 2007, pp.15-16
  21. Jacques Logie, op. cit., p. 65.
  22. Comité administratif de la Société centrale des décorés de ta Croix de fer 1865, p. 43.
  23. Comité administratif de la Société centrale des décorés de ta Croix de fer 1865, p. 62.
  24. Comité administratif de la Société centrale des décorés de ta Croix de fer 1865, p. 37.
  25. Comité administratif de la Société centrale des décorés de ta Croix de fer 1865, p. 68.
  26. Comité administratif de la Société centrale des décorés de ta Croix de fer 1865, p. 11.
  27. Louis Lefèvre, Les luxembourgeois de 1830, Arlon, G. Everling sprl, coll. « Le vieil Arlon », , p. 47
  28. « Affirmation de l'indépendance luxembourgeoise, 1815-1919. », sur cercle-werner.aubange.be/
  29. Comité administratif de la Société centrale des décorés de la Croix de fer 1865, p. 58.
  30. Louis Lefèvre, Les luxembourgeois de 1830, Arlon, G. Everling sprl, coll. « Le vieil Arlon », , p. 57
  31. a et b J.-B. Bivort, Code constitutionnel de la Belgique, Bruxelles, F. Parent, éditeur, , 418 p. (lire en ligne), p. 83
  32. « L'histoire du drapeau belge », sur Comité d'entente des groupements patriotiques de la province de Liège (consulté le )
  33. « Le drapeau belge », sur Puystory (consulté le )
  34. « Nouvelle nation, nouveau drapeau », sur Belgien.net (consulté le )
  35. a et b « LA CONSTITUTION BELGE », sur www.senate.be (consulté le )
  36. Céline Bouckaert, « Le drapeau belge est à l’envers depuis 183 ans », Le Vif/L'Express,‎ (lire en ligne, consulté le )
  37. « Dix choses que vous ignoriez sûrement sur les drapeaux », sur nouvelobs.com, L'Obs, (consulté le )
  38. Vandersypen 1880, p. 218.
  39. a et b Léon Nyssen, Les Drapeaux nouveaux de la Belgique fédérale, p. 142-145 in Fahnen, Flags, Drapeaux, Proceedings of the 15th International Congress of Vexillology, Zurich, 23-27 août 1993, cité dans http://flagspot.net/flags/be.html, 2010-06-07
  40. Valérie Fassotte, Étiquette des marins,étiquette des pavillons et code International (lire en ligne)
  41. Nicolas Vernot, « La croix de Saint André, facteur d’unité entre les Pays-Bas et le comté de Bourgogne, de Maximilien aux Archiducs (-) », dans Laurence Delobette (dir.) et Paul Delsalle (dir.), La Franche-Comté et les anciens Pays-Bas, XIIIe – XVIIIe siècles, t. 1 : Aspects politiques, diplomatiques, religieux et artistiques, Actes du colloque international, Vesoul Tournai, -, Besançon, Presses universitaires de Franche-Comté, (lire en ligne le chapitre), p. 95-128
  42. Site officiel de la Belgique (https://www.belgium.be/fr/la_belgique/connaitre_le_pays/la_belgique_en_bref/symboles/drapeaux)
  43. Vandersypen 1880, p. 242.
  44. « Notice sur Jules-Auguste-Guillaume Busschop », sur Académie Royale de Belgique, p. 34
  45. Vandersypen 1880, p. 239.
  46. Auguste De Wargny, Suppléments aux esquisses historiques de la première époque de la révolution de la Belgique en 1830. Du 25 août au 29 septembre. - espace de 35 jours, Bruxelles, J-P Meline, (lire en ligne), p. 268

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Bibliographie

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  • Comité administratif de la Société centrale des décorés de ta Croix de fer, Liste nominative des citoyens décorés de la Croix de fer, Bruxelles, Imprimerie et lithographie de P-M Michelli, (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Joseph Cuvelier, Le drapeau de la Belgique, Bruxelles, 1927, dans le Bulletin de l’Académie de Belgique, 5e série, tome XIII, p. 234–260.
  • Adrien de Gerlache de Gomery, Comment naquit notre drapeau, dans Revue belge, n° spécial de septembre 1930.
  • Louis Lecomte, Comment naquit notre drapeau, dans Carnet de la Fourragère, 2e série, no 6, p. 481-493.
  • Charles Vandersypen, Les Chasseurs-Chasteler et la Brabançonne, Bruxelles, Bruylant-Christophe & Compagnie, (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Articles connexes

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Liens externes

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