Dourd'hal

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Dourd'hal
Dourdhal
Dourd'hal, vue prise du Foyer des Cerises
Dourd'hal, vue prise du Foyer des Cerises
Blason de Dourd'hal
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Arrondissement de Forbach
Intercommunalité Communauté de communes du pays naborien
Commune Saint-Avold
Statut Ancienne commune
Code postal 57500
Code commune 57185
Démographie
Population 343 hab. (1962)
Densité 90 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 00″ nord, 6° 40′ 00″ est
Superficie 3,81 km2
Historique
Date de fusion 1964
Commune(s) d’intégration Saint-Avold
Localisation

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Dourd’hal (également orthographié Dourdhal) est une ancienne commune française de la Moselle, rattachée à la commune de Saint-Avold depuis 1965.

Géographie[modifier | modifier le code]

Plan cadastral de Dourd'hal en 1909.

Site[modifier | modifier le code]

Dourd’hal, appelé Durchthal (à travers la vallée) pendant les périodes allemandes, tire sans doute son origine davantage son nom du petit ruisseau qui draine cette petite vallée sèche : Dordal, la vallée sèche . Limité par les communes de Longeville-lès-Saint-Avold au nord, de Laudrefang à l’ouest, de Folschviller et Valmont au sud et de Saint-Avold à l’est, le territoire de Dourd’hal couvre 381 hectares.

Le vallon de Dourd’hal est situé dans la zone de contact entre le plateau lorrain par son versant sud, recouvert de marnes et de calcaire coquillier (Muschelkalk) dominé par la forêt de Fürst, et le massif du Warndt par son versant nord, constitué de grès vosgien bigarré (Bundsandstein) occupé par la forêt du Hohwald (Hautbois). Ce grès bigarré contient des filons de cuivre sous forme d'azurite et de malachite autrefois exploités dans l'ancienne mine du Hautbois appelée Kaiser Wilhelm et située à 500 m de l'église de Dourd'hal dans la forêt de Longeville-lès-Saint-Avold[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Rederbach, affluent de la rive droite de la Rosselle, prend source en deux branches au pied du plateau du côté de Laudrefang, au lieudit Bruch, et se dirige sud-ouest nord-est vers l’ancien étang de Roderisse, au confluent du ruisseau du Nonnenwald, avant de se jeter dans la Rosselle près de la Bormühle, à proximité de l’actuelle salle communale l’Agora de Saint-Avold. La rivière qui traversait autrefois le village (à hauteur de l’église)et sillonnait dans les vergers a été canalisée dans les années 1980, à des fins d’urbanisation et de (mauvaise) gestion des eaux usées.

Il existe deux petites cascades sur les deux branches d’origine du ruisseau, deux fontaines-lavoirs rue principale alimentées par une source du plateau, une fontaine lavoir chemin Saint-Sébastien alimentée par une source provenant du Hohwald. Le Rederbach était utilisé par le moulin à la sortie de village, son canal de dérivation est encore visible. Depuis 1975, le ruisseau a été malheureusement mis sous buse et transformé en égout.

Écologie, environnement[modifier | modifier le code]

La vallée de Dourd’hal, qui sépare deux unités géologiques distinctes, a permis le développement d’une végétation variée, acidiphile (rive gauche) à calciphile (rive droite). L’ensemble du gradient acide-basique s’observe sur le territoire de Dourd’hal. La permanence d’une agriculture d’ouvriers-paysans a longtemps maintenu des prés de fauche, des prés-vergers et des cultures extensives riches en plantes et en insectes. Les vergers restent exploités mais une bonne partie est recolonisée par les plantes semi-ligneuse et les arbustes, ce qui conduit à des stades dynamiques importants, favorables à certaines espèces.

La recolonisation forestière sur les hauteurs du Nonnenberg et du Neuweg a généré des fruticées très étendues, favorables à la pie-grièche écorcheuse, en particulier sur la lisière. Ce processus naturel, s’il réduit la part des rares pelouses sèches et prairies conduit peu à peu à la mise en place d’une vaste forêt de forte naturalité sur toute la partie sud de l’ancien ban du village.

La forêt du Hohwald, riche en hêtres est favorable aux Pics (pic noir, pic cendré, pic vert, pic épeiche) et comportent de jolis affleurement de conglomérat principal. Les mines du Haut-Bois sous la forêt (entrée côté Longeville-les-Saint-Avold) sont utilisées par plusieurs d’espèces de chauve-souris, ce qui a conduit à la désignation d’une ZNIEFF.

Les impacts importants sur les cours d’eau (canalisation) mériteraient, à l’instar de ce qui se fait actuellement, de remettre au jour les tronçons de ruisseau qui n’ont pas été trop remblayés ou bâtis.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Ancien noms[2]: Dourchdalleym (1341), Dourdalheim (1343), Dürthalen (1365), Dourchdahle (1587), Dourchdalhaim (1594), Durredhal (1619), Dourdal (1664), Dordal (1681), Durddalle (1694), Durchdalen et Dordale (XVIIIe siècle), Dhordal (1751), Dorthal ou Dordhal (1756), Dourdhal (carte Cassini), Dourdhal (1801), Durchtal (1871-1918).
  • En allemand : Dourchdallen[2].
  • Durant le XIXe siècle, Dourd'hal était également connu au niveau postal sous l'alias de Durchd'hal[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

L’histoire du village se confond avec celle de l’abbaye bénédictine de Saint-Martin-de-Glandières de Longeville-lès-Saint-Avold, fondée au VIe siècle. En 1254, l’évêque Jacques de Lorraine attribue la moitié du village à la nouvelle collégiale de Hombourg-Haut. Jusqu’en 1587, le village est donc sous la souveraineté de deux seigneurs, l’abbaye de Saint-Martin-de-Glandières et la collégiale de Hombourg.

Le village est détruit pendant la guerre de Trente Ans et reconstruit à la fin du XVIIe siècle par les soins de l’abbaye de Saint-Martin-de-Glandières. Par le traité de Paris signé entre la France et le duc de Lorraine en 1718, Dourd’hal est attribué au duché de Lorraine et devient donc français en 1766. En 1790, à la Révolution, le village est rattaché au canton de Saint-Avold.

Dourd’hal a été érigé en paroisse indépendante sous le vocable de Saint-Thomas par décret de Charles X du 3 août 1826 et rattaché à l’archiprêtré de Saint-Avold.

Le , Dourd’hal, situé immédiatement en contrebas des ouvrages de la ligne Maginot, est évacué. Les familles de mineurs sont envoyés à Lens dans le Pas-de-Calais et le reste de la population à Usson du Poitou en Vendée. Pendant l’annexion de fait de 1940-1944, Dourd’hal est réuni le à Saint-Avold et retrouve son indépendance à la Libération. Pour des raisons notamment financières, le conseil municipal de Dourd’hal vote la fusion avec la commune de Saint-Avold le . Elle devient effective le [4].

Économie[modifier | modifier le code]

Les forêts ont été de tout temps source d’activités, un certain nombre d’habitants du village continuent toujours à faire du bois de chauffage[évasif].

Les terres lourdes du versant sud sont cultivées en céréales et pâturages tandis que le versant du sud du grès vosgien est consacré aux vergers et parcs d’élevage. Longtemps les multiples parcelles ont été cultivées par les mineurs-paysans après leur poste et avec l’aide de la famille. Ce mode d’exploitation a disparu, la partie agricole du territoire de Dourd’hal est maintenant exploitée par six agriculteurs.[évasif] Les carrières de grès ont été longtemps exploitées, tandis qu’un moulin à huile fonctionnait à la sortie du village.

Le village compte pour seul commerce une boulangerie. Il existait autrefois un café-épicerie et un autre café, qui ont disparu avec le développement des grandes surfaces.

Démographie, vie civique et sociale[modifier | modifier le code]

La population a connu une lente évolution : 323 habitants en 1817, environ 380 actuellement[Quand ?].

De son ancien statut de commune indépendante et de sa longue histoire, dotée d’armoiries propres et d’une paroisse de plein exercice, la communauté villageoise conserve un certain particularisme. Ce sentiment est conforté par l’isolement géographique du village, sa situation en impasse qui lui évite un trop grand flux de circulation, et les liens familiaux de ses habitant. Nombreux sont les enfants du village, qui après avoir commencé leur vie à l’extérieur, s’installent dès qu’ils le peuvent à Dourd’hal, et y bâtissent sur une parcelle familiale. L’École fonctionnait autrefois dans la mairie (au coin de la rue principale et de la rue des Cerises) la nouvelle école construite dans les années 1960 après avoir failli disparaître dans les années 1990, voit de nouveau ses effectifs croître, une troisième classe a été mise en service en 2004. [réf. nécessaire]

Plusieurs organismes et associations animent la vie sociale du village. Le conseil de fabrique de la paroisse Saint-Thomas veille à l’entretien de l’église. L’association des arboriculteurs permet la distillation de divers schnaps, cerise, mirabelle, poire etc. L’association sportive et des loisirs (ASLD) organise des activités sportives et culturelles, patrimoine et environnement, fêtes et spectacles. Elle gère et anime le Foyer des Cerises. Le syndicat des apiculteurs a construit et anime le rucher école. Le syndicat des arboriculteurs gère le verger école et la « Schnapsbud », distillerie locale.

Dourd’hal maintient sa tradition de fêtes villageoises (kermesses, vide-greniers, bals de carnaval, crécelles de la semaine sainte, fêtes de l’école, Saint-Nicolas des enfants, journée du patrimoine et de l’environnement, repas etc.). La société des mineurs, maintenant disparue, organisait une fête des cerises.

Évolution démographique[5]
1800 1841 1901 1911 1921 1931 1946 1954 1962
304 292 224 226 237 241 266 278 343

Administration[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Dourd'hal Blason De gueules à la crosse d'or accostée de deux alérions et accompagnée de trois glands, deux en chef, un en pointe brochant sur la crosse, le tout d'argent[6].
Détails

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Le village lui-même comporte des monuments champêtres et des bâtiments typés de l’architecture rurale : chapelle en haut de la rue de Laudrefang, oratoire et fontaine-lavoir de la rue principale, ancien cimetière, fontaine-lavoir devant l’ancien cimetière, fontaine-lavoir du chemin Saint-Sébastien (bonne fontaine), chapelle Saint-Sébastien, croix de chemin à l’angle de la rue de la Vallée.

L’église actuelle, construite en 1836, a subi peu de modifications mais sa décoration intérieure traditionnelle a disparu à la suite des destructions de la Seconde Guerre mondiale. Elle conserve cependant les caractéristiques des petites églises-halles des villages lorrains et dispose d’un nouvel orgue construit en 1994 par l’association des amis de l’orgue, avec le facteur Gaston Kern.

Le monument aux morts est construit en bas-relief et se situe sur le flanc nord du clocher.

Dans la partie ancienne de Dourd’hal subsiste la structure classique des villages-rues à usoirs où alternent les fermes et de maisons de manouvriers. Des maisons-blocs conservent leurs portes de granges (parfois cintrées), des ouvertures traditionnelles (grès intermédiaire) et des frises sous toiture. Les deux grandes fermes du village étaient situées au centre sont l’ancienne ferme Peupion et l’ancien bistrot-épicerie (bâtiment très transformé). Dans la rue principale, l’adossement des maisons sur le versant exposé au sud est remarquable : les maisons lorraines, profondes par nature, sont ancrées sur la côte et se prolongent à l’arrière en jardins et vergers.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. a et b Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  3. Administration générale des postes, Dictionnaire des postes aux lettres, contenant les noms des villes, communes et principaux lieux habités de la France, Paris : Imprimerie royale, 1845.
  4. http://www.insee.fr/fr/methodes/nomenclatures/cog/fichecommunale.asp?codedep=57&codecom=185
  5. http://cassini.ehess.fr/cassini/fr/html/fiche.php?select_resultat=12147
  6. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=9171

Liens externes[modifier | modifier le code]

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