Dounoux

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Dounoux
Dounoux
Église Saint-Médard.
Blason de Dounoux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Épinal
Canton Le Val-d'Ajol
Intercommunalité Communauté d'agglomération d'Épinal
Maire
Mandat
Gilles Nexon
2014-2020
Code postal 88220
Code commune 88157
Démographie
Gentilé Dounousien(ne)s
Population
municipale
855 hab. (2017 en diminution de 0,93 % par rapport à 2012)
Densité 93 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 06′ 19″ nord, 6° 26′ 41″ est
Altitude 416 m
Min. 360 m
Max. 520 m
Superficie 9,23 km2
Localisation
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Dounoux
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Dounoux

Dounoux est une commune française située dans le département des Vosges, en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Dounousiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Localisation dans le département.
Situation géographique de Dounoux.
Légende

Dounoux est située à 10 km au sud d'Épinal, sur la route départementale 434, enserrée entre Uriménil à l'ouest et Hadol à l'est. Sa forme très étirée dans le sens nord-sud lui vaut d'être le seul bourg traversé par la route quand on relie Épinal à Xertigny. La ligne 5 du TER Lorraine, menant de Nancy à Belfort, suit le même axe mais la gare de Dounoux est fermée.

Village de la Vôge, Dounoux culmine au fort du Bambois (520m), il est traversé selon un axe nord-ouest/sud-est par la ligne de partage des eaux.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Dounoux
Épinal Dinozé
Uriménil Dounoux Hadol
Hadol Hadol Hadol

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dousnous (1332)
Dounouls (1333)

Histoire[modifier | modifier le code]

La première trace écrite du village de Dounnoux (avec 2 n), village de l’ancien duché de Lorraine, date du XIVe siècle.

En 1390, Jacob d’Ancelle reconnaît recevoir la quarte partie des dîmes de Dounoux et Uriménil[1]. Les habitants de ces deux villages avaient reçu du duc Charles II le droit de faire pâturer leurs bêtes et de couper du bois dans le ban d’Uxegney, autorisation renouvelée par le duc Jean II en 1470, droit remis en cause en 1495 par le duc Evrard de Dommartin, puis confirmée par Charles III en 1566.

Dounoux faisait partie du bailliage de Vôge, prévôté d’Arches, sous le contrôle des abbesses de Remiremont.

Le grand prévôt de l’église de Remiremont nommait le maire et les gens de justice dans la mairie de Dounoux-Uriménil.

En 1789, les céréales cultivées étaient le seigle, l’orge, le sarrasin, l’avoine, le lin, le chanvre, les pommes de terre, le foin... Il y avait : moulin à farine, tourbières, carrières de pierres propres à la construction des fours.

C’est la Révolution qui crée la commune de Dounoux alors rattachée au canton de Xertigny, district d’Épinal.

Vers 1790, les 500 habitants de Dounoux (côté est) dépendaient spirituellement de Hadol, tandis que ceux (côté ouest) étaient rattachés à Uriménil. Plus tard, vers 1808, l’ensemble des habitants du village furent pris en charge par la cure d’Uriménil, moyennant une redevance contributive.

Le , la commune fut frappée par la violente tempête Lothar, causant d'importants dégâts sur de nombreuses toitures et détruisant 30 % de la superficie de la forêt communale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité 2014[modifier | modifier le code]

La mairie de Dounoux.

En 2014, le budget de la commune était constitué ainsi[2] :

  • total des produits de fonctionnement : 509 000 €, soit 586 € par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 345 000 €, soit 397 € par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 304 000 €, soit 349 € par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 297 000 €, soit 342 € par habitant ;
  • endettement : 0 €, soit 0 € par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 13,11 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 16,69 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 25,83 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1799 1816 Jean-Joseph Mangin    
1816 1821 Jean Franche    
1821 1858 Jacques-Philippe Mangin    
1858 1867 Joseph Gerard    
1867 1868 Constant Duhoux    
1868 1871 Maurice Farinez    
1871 1878 Nicolas Ragué    
1878 1892 Justin Houillon    
1892 1898 Eugène Pierron    
1898 1912 Jules Louis    
1912 1943 Joseph Houillon    
1943 1947 Marcel François    
1947 mars 1977 Camille Houillon    
mars 1977 juin 1995 Georges Boutin (1922-2011)    
juin 1995 avril 2014 Jean-Paul Pernot SE[3]  
avril 2014 En cours Gilles Nexon    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5].

En 2017, la commune comptait 855 habitants[Note 1], en diminution de 0,93 % par rapport à 2012 (Vosges : -2,55 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
435499500426553600609615564
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
589527525610620658525507500
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
511434406392386412405391372
1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2017 -
457711807788797852856855-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Jacques-et-Saint-Philippe érigée en 1843 et son orgue polyphone de Louis Debierre[8],[9],[10].
Pour son édification, le premier maire de la commune, Jacques-Philippe Mangin, a dû batailler contre le préfet des Vosges[11]. Ce dernier ne voulait pas qu’une église soit construite dans la commune, arguant que celle d’Uriménil était assez proche. Cependant, le maire a eu le dernier mot[12].
  • Notre-Dame du Bambois[13].
  • Monument aux morts, mémorial de la Résistance[14],[15].
  • Fort du Bambois (1880), propriété de la commune dont l'accès est réglementé[16],[17].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Franche, prélat du pape.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Tranché : au premier d’or aux deux sapins de sinople rangés en bande, au second de sinople aux deux épis de blé d’or rangés en bande ; à la bande d’argent chargée de cinq billettes de sable dans le sens de la bande brochant sur la partition.
Commentaires : Les sapins symbolisent la forêt et les épis de blé l’agriculture. La bande chargée de billettes représente la route nationale qui traverse la commune[18].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Martin, Combats de juin 1940 à Bains-les-Bains et à Darney : additifs pour Xertigny et Dounoux, Le Souvenir français, Épinal, 1966, 64 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lettres de Jacob d'Ancelle.
  2. Les comptes de la commune « Copie archivée » (version du 19 avril 2019 sur l'Internet Archive).
  3. Selon l'intéressé, bien que l'Annuaire des Mairies des Vosges ait opté pour divers droite.
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  8. Les orgues polyphones Debierre.
  9. Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues de Lorraine : Vosges., Metz, Éditions Serpenoise, , 677 p. (ISBN 978-2-87692-093-4, LCCN 92160476)
    Présentation de l'orgue de la commune : pages 254 à 255
  10. Orgue église saints-Jacques et Philippe.
  11. Conseil municipal. — Délibérations : 5* 1838-1867 Construction de l’église et désaccord avec la commune d’Uriménil à ce sujet (1839-1841).
  12. Vosges Matin, 6 octobre 2009.
  13. Notre Dame du Bambois.
  14. Monument aux morts.
  15. Monuments commémoratifs.
  16. Page sur le fort.
  17. Le fort de Bambois ou fort Bizot.
  18. Union des Cercles Généalogiques Lorrains.