Douleur et Gloire

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Douleur et Gloire
Titre original Dolor y gloria
Réalisation Pedro Almodóvar
Scénario Pedro Almodóvar
Acteurs principaux
Sociétés de production El Deseo
Pays d’origine Drapeau de l'Espagne Espagne
Genre comédie dramatique
Durée 113 minutes
Sortie 2019

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Douleur et Gloire (Dolor y gloria) est un film espagnol écrit et réalisé par Pedro Almodóvar, sorti en 2019. Il est notamment interprété par Antonio Banderas et Penélope Cruz.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Salvador Mallo est un réalisateur qui a connu le succès mais qui ne réalise plus de films à cause de nombreuses douleurs physiques dont il souffre. Par hasard, il retrouve Alberto Crespo, un acteur avec qui il s'est fâché trente ans auparavant. Il se remémore son enfance avec sa mère à Paterna.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Genèse et développement[modifier | modifier le code]

Distribution des rôles[modifier | modifier le code]

Antonio Banderas tient le rôle de l'alter ego de Pedro Almodóvar[1].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage a lieu dans la Communauté valencienne. Il dure quarante-quatre jours en août et septembre 2018[2].

L'appartement de Salvador (meubles, objets, tableaux ...) est une reproduction de celui de Pedro Almodóvar[3].

Accueil[modifier | modifier le code]

Critique[modifier | modifier le code]

Douleur et Gloire

Score cumulé
SiteNote
Allociné4.6 étoiles sur 5
Compilation des critiques
PériodiqueNote
Télérama5.0 étoiles sur 5
Première4.0 étoiles sur 5
CinéSéries4.0 étoiles sur 5

En France, le site Allociné recense une moyenne des critiques presse de 4,6/5[4].

Pour Thomas Sotinel du Monde, Douleur et Gloire est « son film le plus achevé depuis Volver, le plus doux depuis La Fleur de mon secret, le plus étourdissant depuis Parle avec elle. »[5].

Pour Céline Rouden de La Croix, « Apparaissant involontairement comme le troisième volet d'une trilogie qui serait constituée par La Loi du désir et La Mauvaise Éducation, il met en scène une fois de plus un réalisateur. Sauf que celui-ci – incarné par son double cinématographique Antonio Banderas –, vieillissant et hirsute, lui ressemble et évolue dans un appartement qui n'est autre que le sien, reconstitué à l'identique en studio. À partir de là, à la manière d’une autofiction littéraire, sa vie et son imagination se confondent, dans un film brillantissime, dont la construction en forme de puzzle émotionnel nous emmène à la source de tout : son désir de cinéma. »[6].

Pour Catherine Balle du Parisien, « Porté par un Banderas magistral, le film est à l'image de ses décors aux couleurs explosives et aux géométries psychédéliques : exubérant, luxuriant et flamboyant. »[7].

Pour Gérard Lefort des Inrockuptibles, « Toute ressemblance avec Pedro Almodóvar, né en 1949 et auteur depuis le début des années 1980 d’une vingtaine de films qui l'ont rendu glorieux, n'est évidemment pas fortuite. [...] Douleur et Gloire n'est pas un requiem mais un hymne à la joie, à la vie malgré tout, une mélancolie profonde qui est aussi la promesse d'une nouvelle movida. »[3].

Pour Elisabeth Franck-Dumas de Libération, « Douleur et Gloire n'est pas la cathédrale baroque et hystérique qu'on pourrait attendre d'un film avec un tel titre, d'un tel cinéaste. Non, si Pedro Almodóvar n'a pas eu peur de se frotter ici aux grands totems, la vie et l’œuvre, le désir et la création, la réalité et la fiction, il l'a fait avec un calme et une évidence qui ont quelque chose de stupéfiant, faisant de ce film l'un de ses meilleurs, et de ses plus autobiographiques. »[8].

Pour Pierre Siclier de CinéSéries « Avec Douleur et gloire, Almodóvar est dans la lignée de son précédent film, Julieta. Un film plus sombre, et sobre sur la forme, dans lequel il se livre véritablement »[9].

Box-office[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) Elsa Fernández-Santos, « Banderas interpreta al ‘alter ego’ de Almodóvar en su nueva película », sur El País, (consulté le 18 mai 2019).
  2. (es) Mireia Mullor, « Finaliza el rodaje de 'Dolor y gloria' de Pedro Almodóvar », sur Fotogramas, (consulté le 18 mai 2019).
  3. a et b Gérard Lefort, « Avec “Douleur et Gloire”, Pedro Almodóvar revisite sa propre histoire », sur Les Inrockuptibles, (consulté le 18 mai 2019).
  4. « Douleur et Gloire », sur Allociné (consulté le 18 mai 2019).
  5. Thomas Sotinel, « « Douleur et Gloire » : dans le labyrinthe d’Almodovar, la beauté à chaque détour », sur Le Monde, (consulté le 17 mai 2019).
  6. Céline Rouden, « Cannes 2019 : « Douleur et Gloire », le puzzle émotionnel d’Almodóvar », sur La Croix, (consulté le 17 mai 2019).
  7. Catherine Balle, « «Douleur et gloire», le flamboyant nouveau film de Pedro Almodovar », sur Le Parisien, (consulté le 17 mai 2019).
  8. Elisabeth Franck-Dumas, « «Douleur et Gloire» : Almodóvar en ses miroirs », sur Libération, (consulté le 18 mai 2019).
  9. « Critique de Douleur et gloire (Film, 2019) », sur CinéSéries, (consulté le 7 juin 2019)
  10. a et b JP-Boxoffice.com ; page du film Douleur et Gloire, consulté le 27 juin 2019.
  11. Thomas Sotinel, « Festival de Cannes 2019 : la Palme d’or revient à « Parasite », le Grand Prix à « Atlantique » », sur Le Monde, (consulté le 26 mai 2019).

Liens externes[modifier | modifier le code]