Dorothea Wierer

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Dorothea Wierer
Image illustrative de l’article Dorothea Wierer
Dorothea Wierer en 2018.
Contexte général
Sport Biathlon
Période active Depuis 2007
Biographie
Nationalité sportive Drapeau : Italie Italienne
Nationalité Italie
Naissance (30 ans)
Lieu de naissance Brunico (Italie)
Taille 1,58 m
Poids de forme 59kg
Surnom Doro
Club Fiamme Gialle
G.S. Forestale
Palmarès
Compétition Or Arg. Bro.
Jeux olympiques d'hiver 0 0 2
Championnats du monde 3 4 3
Coupe du monde (globes) 5 6 2
Coupe du monde (épreuves individuelles) 11 13 11

Dorothea Wierer, née le à Brunico, est une biathlète italienne, la première de son pays à s'adjuger le gros globe de cristal de la Coupe du monde lors de la saison 2018-2019 et de la saison 2019-2020. Elle a aussi gagné le petit globe de cristal de l'individuel en 2016, celui de la poursuite en 2019 et de mass start en 2020. Elle totalise 55 podiums en Coupe du monde, dont 11 victoires individuelles. En remportant la mass-start des Championnats du monde 2019 à Östersund elle est la première italienne titrée aux Mondiaux. Dorothea Wierer remporte deux nouveaux titres mondiaux à domicile, à Anterselva les 16 et 18 février 2020 en gagnant la poursuite puis l'individuel. À son actif également, deux médailles de bronze olympiques remportées avec le relais mixte italien en 2014 et en 2018, ainsi que deux médailles d'argent et trois de bronze aux championnats du monde. Elle fait également partie des rares athlètes qui ont gagné au moins une course dans chaque spécialité du biathlon. Elle est également la première biathlète depuis Magdalena Forsberg en 2002 à remporter au moins deux fois de suite le classement général de la Coupe du monde.

Carrière[modifier | modifier le code]

Dorothea Wierer est entrée en équipe nationale de biathlon, au cours de l'année 2007[1] et a pris son premier départ en Coupe du monde à Oberhof en 2009. Wierer est apparue rapidement comme un nouvel espoir du biathlon italien avec ses cinq titres aux Championnat du monde juniors dont trois en 2011, devenant ainsi la première à réaliser le triplé dans cette compétition[2]. Le 5 mars 2011 à Khanty-Mansiysk, alors qu’elle n’a pas encore 21 ans, elle rejoint l’équipe A pour ses premiers championnats du monde... Vingt-septième du sprint, elle réalise le lendemain sur la poursuite son premier 20/20, qui lui permet de remonter à la neuvième place, soit son premier top 10 en coupe du monde... Une performance qui lui permet aussi de prendre part à sa première Mass Start au milieu des Magdalena Neuner, Darya Domracheva, Tora Berger, Kaisa Mäkäräinen ou encore Helena Ekholm... Enfin sur le relais dames, en compagnie de Michela Ponza, Karin Oberhofer et Katja Haller, elle termine au pied du podium derrière l’Allemagne, la France et la Biélorussie...

De 2012 à 2015 : médailles aux Mondiaux et aux Jeux olympiques[modifier | modifier le code]

En 2013 à Nove Mesto, lors de la troisième édition des Championnats du monde auxquels elle participe, Dorothea Wierer obtient la médaille de bronze du relais féminin en compagnie de Michela Ponza, Karin Oberhofer et Nicole Gontier, en réalisant un sans-faute au tir. Elle réalise un nouveau sans-faute dans le relais mixte italien qui termine à la 4e place.

Au cours de la saison, elle parvient à intégrer trois fois le top 20 en course individuelle de Coupe du monde dont elle finit à la 38e place du classement général.

Lors des Jeux olympiques de Sotchi, Wierer décroche la médaille de bronze dans l'épreuve du relais mixte (2 × 6 + 2 × 7,5 km), en compagnie de Karin Oberhofer, Dominik Windisch et Lukas Hofer, derrière la Norvège et la République Tchèque. Elle s'était auparavant distingué lors de l'épreuve de sprint olympique, terminant à la 6e place avec un sans-faute au tir où sa rapidité d'exécution fait sensation (42 secondes pour les deux séances, record de l'épreuve).

Quelques semaines plus tard, elle accède à son premier podium individuel en Coupe du monde en terminant troisième de la poursuite de Pokljuka, devançant Darya Domracheva grâce à un sans-faute au dernier tir debout. Elle termine la saison à la 16e place de la Coupe du monde.

Aux Championnats du monde 2015 à Kontiolahti, elle obtient une nouvelle médaille de bronze en relais féminin avec Lisa Vittozzi, Karin Oberhofer et Nicole Gontier, derrière l'Allemagne et la France, deux jours après avoir réalisé une belle performance sur l'épreuve de l'individuel : elle échoue en effet au pied du podium du 15 km, devancée de 4/10e de seconde par Kaisa Mäkäräinen pour la médaille de bronze et de 1,6 seconde par Gabriela Koukalová pour la médaille d'argent.

Au cours de la saison, elle monte à plusieurs reprises sur le podium : deux secondes places lors des sprints de Oberhof et de Pokljuka, ainsi qu'une troisième place lors de la poursuite à Östersund. Elle termine la Coupe du monde à la 7e place.

De 2016 à 2018 : premières victoires et petit globe en Coupe du monde[modifier | modifier le code]

Dorothea Wierer sur le podium à Östersund en décembre 2015

En décembre 2015 à Östersund, elle remporte sa première victoire en Coupe du monde lors de l'individuel 15 km[3] grâce à un 20/20 au tir qui lui permet de devancer de 14 secondes Marie Dorin-Habert. Elle ajoute un autre succès dans la discipline à Ruhpolding avec un nouveau tir parfait et une large avance de 55 secondes sur Mäkärainen. Une 8e place lors de l'individuel des Mondiaux d'Oslo lui permet de gagner le petit globe de cristal de la spécialité[4], avec seulement 2 points d'avance sur Dorin-Habert et 26 points sur Koukalova.

Elle remporte sa première mass start lors de l'étape de Canmore le [5] : au coude-à-coude avec Dorin-Habert et Koukalova avant le dernier tir debout, un sans-faute lui assure la victoire. Au cours de la saison, elle fait preuve de régularité avec 7 places sur le podium (3 secondes places et 4 troisièmes places). Elle termine la Coupe du monde à la 3e place du classement général avec 944 points, derrière Gabriela Koukalová, 1074 points, et Marie Dorin-Habert, 1028 points.

Lors des Championnats du monde à Oslo, dans des conditions climatiques difficiles, elle s'adjuge la médaille d'argent en poursuite à 48 secondes derrière l'intouchable Laura Dahlmeier, auteure d'un sans-faute au tir.

Au cours de saison 2016-17, Dorothea Wierer ne parvient pas à décrocher de nouveaux succès et elle doit se contenter d'une seconde place en poursuite à Nove Mesto, ainsi que de deux troisièmes places sur la mass start de Nove Mesto et la poursuite d'Östersund. La régularité de ses résultats lui permet cependant d'atteindre la 5e place au classement final de la Coupe du monde. Les Championnats du monde 2017 à Hochfilzen se révèlent décevants pour elle, avec comme meilleure performance une 8e place à la mass-start.

Dorothea Wierer renoue avec la victoire le 11 janvier 2018 en remportant l'Individuel 15 km de Ruhpolding avec un sans-faute au tir lui permettant de devancer de 12 secondes Mäkärainen. Elle signe également deux secondes places lors des poursuites d'Oberhof (remontant depuis la 16e place au départ grâce à un sans-faute au tir) et d'Antholz (derrière Dahlmeier) devant son public. Elle termine également 3e du sprint de Hochfilzen. Le 20 février, lors des Jeux de Pyeongchang 2018, elle s'adjuge avec Lukas Hofer, Dominik Windisch et Lisa Vittozzi une nouvelle médaille de bronze olympique en relais mixte, épreuve remportée par la France devant la Norvège. Elle n'obtient en revanche pas de médaille individuelle, une faute lors du dernier tir debout de la mass-start (qu'elle termine à la sixième place) la prive notamment de podium.

Elle maintient son rang en Coupe du monde avec une nouvelle 5e place au classement général final, et remporte avec l'équipe italienne le petit globe de relais mixte (devançant la Norvège après une victoire lors de l'ultime course à Kontiolahti).

Saison 2018-2019 : titre mondial, gros globe et petit globe[modifier | modifier le code]

Début de saison très brillant[modifier | modifier le code]

À l'approche de la nouvelle saison, Dorothea Wierer évoque son objectif de finir dans le Top 5 en Coupe du monde et aussi d'échapper aux soucis de santé récurrents des années précédentes qu'elle attribue à sa mauvaise gestion du stress [6]. Le départ inattendu des entraîneurs Patrick Oberegger et Patrick Favre oblige à une importante restructuration du staff italien [7].

Portée par une forme étincelante, Wierer remporte sa première victoire en sprint à Hochfilzen le 13 décembre 2018 (première italienne à signer une victoire dans cette discipline depuis Nathalie Santer en 2000[8]) en battant Kaisa Mäkäräinen de 6/10e de seconde à l'arrivée, après avoir terminé deux fois derrière elle en sprint et en poursuite à Pokljuka. Elle porte dès le début de la saison le dossard jaune de leader de la Coupe du monde [9]. Son aisance derrière la carabine (rapidité et précision) lui permet presque systématiquement de gagner du temps sur toutes ses rivales en sortant du pas de tir [10]. Elle est ensuite sur la troisième marche du podium de la poursuite d'Hochfilzen malgré quatre erreurs au tir[11], ce qui montre ses progrès sur les skis par rapport aux saisons précédentes, et, le lendemain en remontant de la 11e à la 1re place, elle est le maillon fort du relais féminin italien qui s'impose devant la Suède et la France[12].

La troisième étape à Nove Mesto confirme les bonnes dispositions de l'italienne. Ses deux erreurs au tir lors du sprint l'éloignent du podium, mais elle décroche cependant une place dans le Top 10 qui lui permet de garder toutes ses chances pour la poursuite du lendemain. Un 19/20 et une bonne glisse lui permettent de lutter jusqu'au bout pour la victoire en poursuite : en tête avant le dernier tir debout, elle doit patienter 30 secondes à cause d'une rafale de vent et elle est finalement battue au sprint par la norvégienne Marte Olsbu Roeiseland qui gagne sa deuxième course en deux jours. La mass start voit le retour en forme d'Anastasia Kuzmina qui remporte sa première course de la saison. Dorothea Wierer reste dans son sillage après le dernier tir debout, mais elle fléchit dans les deux derniers kilomètres et se laisse déborder par Paulina Fialkova et Anaïs Chevalier.

Avant la trêve des fêtes de fin d'année, Dorothea Wierer occupe la première place du classement avec 381 points, devant les surprenantes Paula Fialkova, 345 points, et Lisa Vittozzi, 276 points. Sa réussite au tir culmine à 91,5 %, soit un niveau qu'elle n'avait jamais atteint auparavant [13]. Elle confie être désormais plus sereine sur le pas de tir, mais elle ne s'attend cependant pas à pouvoir garder son dossard jaune de leader tout au long de la saison[14].

Milieu de saison : exploit à Antholz[modifier | modifier le code]

Les deux étapes allemandes marquent un fléchissement dans les performances de Dorothea Wierer. Elle obtient deux Top 6 lors de la poursuite d'Oberhof (où elle est pénalisée par une chute[15]) et du sprint de Ruhpolding, mais subit deux contre-performances qui la freinent dans la course au grand Globe. Forte de ses deux premières victoires en Coupe du Monde, sa compatriote Lisa Vittozzi s'annonce comme sa principale rivale. Pour expliquer cette baisse de forme, Wierer évoque le dur travail foncier auquel elle a consenti durant le break de fin d'année en espérant que ce travail payera sur la durée[16].

La sixième étape de la Coupe du monde se déroule sur les terres italiennes d'Antholz. Une pression particulière est donc sur les épaules de la porteuse du dossard jaune dont les supporters italiens attendent un exploit[17]. Dorothea Wierer montre de bonnes dispositions lors du sprint et est en tête aux temps intermédiaires avant le tir debout. Mais, au cours de la séance, elle ne parvient pas à se relâcher complètement et commet une erreur sans parvenir à tirer à sa cadence habituelle. En terminant 8e à seulement 15 secondes de la biathlète victorieuse Markéta Davidová, elle garde toutes ses chances sur la poursuite. Samedi 26 janvier, Dorothea Wierer montre dès le départ de très belles dispositions sur les skis et, malgré une faute sur le premier tir couché, elle reste au contact avec les meilleures. Le moment-clé de la course intervient lors du premier tir debout où elle se mesure à Laura Dahlmeier qui commet une erreur et laisse partir Wierer seule en tête avec Vittozzi. On croit alors à un doublé italien, mais dans le dernier kilomètre Dahlmeier vient s'intercaler. Wierer remporte à la fois sa deuxième victoire de l'hiver et la première victoire en poursuite de sa carrière. Elle devient la première biathlète italienne à vaincre à domicile, devant son public [18]. Après l'arrivée, au bord des larmes, elle considère qu'il s'agit de la plus belle victoire de toute sa carrière[19]. Le lendemain, sur la mass start, Wierer est encore au rendez-vous des meilleures jusqu'au dernier tir debout où elle concède une erreur qui la prive de podium. Elle termine cependant à une honorable 5e place qui la conforte en tête de la Coupe du monde avec 34 points d'avance sur Lisa Vittozzi et 124 points sur Marte Olsbu Roeiseland.

Les épreuves organisées sur le territoire américain ne permettent pas à Wierer de conserver son dossard jaune. Tout d'abord, dans le froid glacial canadien, elle est en tête à mi-course de l'individuel, mais sa carabine se bloque lors de la 3e séance de tir et elle se désunit pour finir au-delà de la 20e place. Puis, à Salt Lake City, après un sprint dans le Top 10, elle sombre au tir lors de la poursuite avec 8 erreurs au total. Elle se console le lendemain en remportant le relais mixte simple avec Lukas Hofer [20].

Championne du monde de la mass-start à Östersund[modifier | modifier le code]

Les débuts des Mondiaux semblent confirmer les difficultés passagères de Wierer au tir : elle commet 4 fautes lors du relais mixte, 2 au sprint et 8 à la poursuite. Les conditions climatiques changeantes d'Ostersund expliquent partiellement ces performances en retrait car son mode de tir très engagé ne tolère pas la moindre imprécision. Elle décroche cependant la médaille de bronze du relais mixte avec ses partenaires habituels [21].

La suite des épreuves s'avère beaucoup plus favorable pour elle : son 18/20 au tir sur l'individuel ne lui permet cependant pas de faire mieux que 8e, loin de Vittozzi (médaille d'argent) qui prend une avance conséquente au classement général de la Coupe du monde. Avec 91 % de réussite au tir dans le relais mixte simple (deux pioches), Wierer place dans les meilleures conditions Lukas Hofer pour aller décrocher la médaille d'argent derrière la Norvège [22]. Un coup de froid sur la digestion l'empêche de concourir dans le relais italien, ce qui lui permet d'avoir un jour de repos supplémentaire avant la dernière épreuve des Mondiaux.

Le dimanche 17 mars, Wierer s'aligne au départ de l'épreuve reine, la mass start, sans grande certitude, dans des conditions météorologiques difficiles. Sur les skis elle semble plus à la peine que lors des épreuves précédentes, mais un double sans faute aux tirs couchés lui permet de figurer dans le peloton de tête. Huit biathlètes se présentent dans cet ordre sur le pas de tir du premier tir debout qui s'annonce périlleux avec un vent très capricieux : Wierer, Yurlova, Tandrevold, Preuss, Egan, Kryuko, Herrmann et Aymonier. En 22 secondes, Wierer abat toutes les cibles avec beaucoup d'aisance alors que ses adversaires commettent entre 1 et 5 erreurs. Elle se retrouve ainsi seule en tête avec une marge de 30 secondes sur sa première poursuivante, Yurlova. Au dernier tir, Wierer n'échappe pas à la nervosité qui accompagne généralement les séances décisives. La deuxième balle est à 1,5 cm à gauche de la cible et la dernière est 2 cm en bas à droite. Pendant que Wierer accomplit ses deux tours de pénalité, Yurlova se concentre au pas de tir : si elle parvient au sans-faute, elle devient championne du monde. Elle commet finalement une erreur sur la 4e balle juste en dessous de la cible, ce qui laisse Wierer entamer en tête le dernier tour avec 10 secondes d'avance. Malgré la fatigue et les douleurs musculaires, Dorothea Wierer se bat sur ses skis jusqu'au bout pour décrocher, de haute lutte, son premier titre mondial [23],[24].

Le bilan des Mondiaux s'avère très flatteur pour l'Italie avec deux titres (mass-start pour Windisch chez les hommes) et notamment une médaille de chaque métal pour Wierer. Au classement de la Coupe du monde, Vittozzi et Wierer ont désormais le même nombre de points (852, mais Wierer porte le dossard jaune compte tenu d'un plus grand nombre de victoires que sa coéquipière), ce qui apporte un piment particulier aux dernières épreuves de la saison, d'autant plus que l'attribution des petits globes de spécialité s'avère très indécise.

Premier gros globe de cristal pour l'Italie, ainsi qu'un petit globe[modifier | modifier le code]

Le stade d'Holmenkollen accueille la dernière étape de la Coupe du monde. Lors du sprint, un coup de théâtre se produit : alors que Wierer assure la 11e place, Vittozzi ne parvient pas à gérer le stress de l'événement en commettant 5 erreurs au tir, ce qui la repousse au-delà de la limite de qualification pour la poursuite. En conséquence, Dorothea Wierer fait un pas important vers l'obtention du gros globe de cristal [25]. Lors de la poursuite, malgré un tir moyen pour elle, elle obtient assez de points pour s'adjuger le petit globe de la spécialité devant Roeiseland et Kuzmina.

Au départ de la mass-start, dernière course de la saison, trois biathlètes peuvent encore prétendre au titre suprême : Wierer, Vittozzi et Kuzmina qui vient de remporter haut la main les deux courses précédentes. Tout se joue lors du premier tir couché : Wierer fait le sans-faute alors que Kuzmina et Vittozzi commettent respectivement 2 et 3 fautes qui les éloignent définitivement de la tête de course. Malgré 3 erreurs au second tir couché, Wierer parvient à gérer sa course sans paniquer et devance au classement général Lisa Vittozzi de 22 points et Anastasia Kuzmina de 34 points. À presque 29 ans, Dorothea Wierer signe la plus belle saison de sa carrière grâce à sa constance (au moins 17 points obtenus dans toutes les courses), sa régularité (7 podiums et 21 fois dans le Top 12) et sa combativité, parvenant à contenir la pression du dossard jaune en étant à l'attaque sur le tir et sur les skis.

Dorothea Wierer marque durablement l'histoire du biathlon italien et tous les superlatifs accompagnent son triomphe [26]. La presse italienne signale qu'au-delà du biathlon seuls deux autres sportifs hivernaux du pays ont réussi à gagner la même année un titre mondial et le classement général de la Coupe du monde : le lugeur Armin Zöggeler et le skieur alpin Gustav Thöni[27].


Saison 2019-2020 : deux nouveaux titres mondiaux et un deuxième globe de cristal[modifier | modifier le code]

Début de saison en jaune[modifier | modifier le code]

Avec le dossard jaune de leader de la Coupe du monde à Oberhof en janvier 2020

Au cours de l'inter-saison, Dorothea Wierer subit les sollicitations dues à ses brillants résultats au point qu'elle est remise en question sur ses motivations[28]. Néanmoins, ses courses de préparation sont satisfaisantes et elle aborde la reprise à Ostersund avec confiance. Le premier sprint est déjà l'occasion de renouer avec la victoire malgré une faute au tir debout[29]. En effet, sa rapidité sur les skis et dans l'exécution des tirs lui permet de devancer Marketa Davidova et Franziska Preuss, toutes deux auteurs d'un sans-faute. C'est cependant Marte Roeiseland qui s'adjuge la 2e place au prix du meilleur temps sur les skis. Quatre jours plus tard, lors de l'individuel, Wierer commet 3 fautes dans les deux premières séances de tir, puis se rachète avec un sans-faute sur les deux séances suivantes. Elle termine 7e et conforte son dossard jaune par rapport à ses concurrentes directes.

Le 13 décembre à Hochfilzen, elle remporte le deuxième sprint de la saison avec une erreur au tir et le troisième temps à skis. Alors que tout semble réuni pour qu'elle assoit sa domination lors de la poursuite, une fébrilité au tir (5 fautes) l'éloigne d'un podium 100 % scandinave.

Les épreuves du Grand Bornand débutent sous une pluie battante qui semble tétaniser Wierer lors du sprint. Sous le soleil revenu le lendemain, elle accomplit une spectaculaire remontée de le 22e à la 4e place au cours de la poursuite. La mass start montre toute sa science tactique car elle parvient à décrocher une 2e place, en étant défavorisée sur les skis par rapport aux norvégiennes et aux françaises.

À l'issue des épreuves de l'automne, Dorothea Wierer possède 17 points d'avance sur Tiril Eckhoff et 22 sur Ingrid Tandrevold. Ses adversaires les plus dangereuses la saison dernière (Vittozzi, Fialkova, Mäkärainen, Oeberg, Roeiseland) sont reléguées à plus de 120 points.

A la lutte avec Eckhoff[modifier | modifier le code]

Début janvier, les épreuves d'Oberhof se déroulent dans des conditions météorologiques éprouvantes et sur une neige rare et saturée d'eau. Wierer parvient à maintenir le niveau qu'elle avait jusque là : malgré une glisse moyenne et une faute au tir, elle décroche la 4e place du sprint, puis elle obtient la même place lors de la mass start en commettant cependant 5 fautes au tir.

Le sprint de Ruhpolding la voit réaliser son premier sans-faute de la saison et décrocher une place sur le podium derrière Eckhoff et Oeberg qui deviennent ses plus sérieuses concurrentes pour le gros Globe. La poursuite semble offrir à Wierer la confirmation des résultats précédents et, après les tirs couchés, elle est à la lutte pour le podium. Mais les deux séances de tir debout ainsi que le dernier tour de piste indiquent un fléchissement physique et mental qui la font reculer à la 20e place. Tiril Eckhoff, vainqueure de sa 6e course de la saison, en profite pour prendre le large au classement général du gros Globe.

À Pokljuka, l'épreuve de l'individuel ne sourit pas à Dorothea Wierer qui est lourdement pénalisée par 4 fautes aux tirs debout et qui termine au-delà des 20 premières. Lors de la mass start, Eckhoff, victime d'une attaque virale, ne s'aligne pas et Wierer a la possibilité de refaire tout ou partie de son retard au classement général de la coupe du monde. Après les trois premières séances de tir, elle figure dans le peloton de tête, mais elle est trahie une nouvelle fois par la dernière séance de tir et deux erreurs qui la font reculer à la 9e place. Pour le gros Globe, elle occupe la 2e place, avec 15 points de retard sur Eckhoff et 53 points d'avance sur Oeberg.

À l'approche des championnats du monde qui vont se dérouler en Italie, Wierer confie qu'elle a eu des douleurs au dos qui l'ont handicapée. Elle fixe ses objectifs pour le reste de la saison : une médaille aux Mondiaux et une place dans les trois premières dans la course au gros Globe. Elle évoque par ailleurs les futurs Jeux Olympiques pour lesquels elle refuse de se projeter [30].

Double championne du monde sur ses terres[modifier | modifier le code]

Chez elle à Anterselva, où se déroulent les championnats du monde 2020, Dorothéa Wierer commence par décrocher la médaille d'argent du relais mixte avec Lisa Vittozzi, Lukas Hofer et Dominik Windisch derrière la Norvège. Elle se classe ensuite 7e du sprint remporté par Marte Olsbu Røiseland en commettant deux fautes au tir, mais reprend possession du dossard jaune suite à l'effondrement d'Eckhoff (6 fautes)..

Le dimanche 16 février, Wierer s'élance dans la poursuite avec un retard de 39 secondes. Après le premier tir couché, elle rejoint déjà la norvégienne en tête de course. Le match entre les deux biathlètes atteint une très forte intensité dans les deux séances de tir suivantes où elles ne parviennent pas à se départager. Le dénouement se déroule au dernier tir debout : Wierer manque la première cible ce qui semble déstabiliser Røiseland qui commet deux fautes consécutives ouvrant ainsi la porte à son adversaire. Wierer prend beaucoup de temps pour tirer la dernière cible qu'elle parvient à blanchir avec beaucoup de sang froid. Denise Herrmann se présente alors sur le pas de tir : si elle fait un sans faute, elle peut rattraper l'italienne, mais elle commet une erreur sur la dernière balle. Wierer peut alors s'envoler vers la victoire et savourer bien avant de franchir la ligne devant Herrmann et Røiseland [31]. La presse italienne rend hommage à la championne dont la notoriété monte en flèche du fait de la diffusion de l'épreuve par la RAI [32],[33],[34].

Le mardi 18 février, la championne de Brunico se présente dans l'individuel avec le dossard 57, choisissant de partir après ses principales adversaires. Avec deux erreurs au tir, soit deux minutes de pénalité, elle n'est que 17e à mi-course, mais son rythme à ski est élevé et, lors du second tir couché, elle clique 6 fois afin de tenir compte du vent fluctuant et réalise un sans-faute qui la replace à la 9e place. Son dernier tir est un chef-d'œuvre de précision, de maîtrise et de rapidité, malgré la pression de l'enjeu. A la sortie du pas de tir, elle possède une avance de 2 sec 2 sur Vanessa Hinz et de 19 s 7 sur Marte Olsbu Røiseland. Avertie des temps de passage de ses concurrentes, Wierer s'accroche sur les skis dans le dernier tour pour conserver son capital. Au bout de l'effort, elle gagne sa deuxième course consécutive pour la première fois de sa carrière et suscite les superlatifs dans la presse transalpine [35],[36],[37].

Lors du relais mixte simple, elle manque de fraîcheur et commet trop d'erreurs au tir pour postuler au podium. Dans le relais féminin, l'équipe italienne est trop hétérogène pour prétendre aux premiers rôles, mais le public retient l'impressionnante démonstration au tir debout de Wierer qui abat les cibles en 6 secondes [38].

Dans la mass start, dernière course des Mondiaux, Dorothéa Wierer montre un visage offensif et conquérant. Après 3 séances de tir, elle est aux avant-postes malgré 2 fautes grâce à une belle efficacité sur les skis. Pour le dernier tir, elle forme le trio de tête avec Julia Simon et Hanna Oeberg qui ratent toutes les deux 2 cibles. Wierer abat les quatre premières cibles, mais son 5ème tir échoue à quelques millimètres sur la droite de la cible. Elle repart en tête pour le dernier tour, et reste cependant sous la menace de Røiseland qui effectue une remontée spectaculaire. Le dernier kilomètre est haletant : Wierer, à bout de force, ne peut pas s'opposer à l'accélération finale de son adversaire et doit se contenter de la médaille d'argent, concluant de façon brillante les meilleurs championnats du monde de sa carrière. A la fin de la course, Wierer évoque avec regret la "faute stupide" lors de la dernière balle qui la prive d'un triplé à sa portée [39].

Le bilan des championnats se révèle très positif pour Wierer : elle est parvenue à se transcender devant son public, elle a considérablement enrichi son palmarès personnel, elle a remporté toutes les médailles de l'équipe d'Italie (trois individuelles plus celle du relais mixte avec ses coéquipiers), et elle a désormais une marge d'avance assez confortable sur ses adversaires pour l'attribution du gros Globe (106 points sur Oeberg, 112 sur Eckhoff et 122 sur Røiseland). Mais le plus important est peut-être l'impact populaire de ses exploits puisque, pour la première fois en Italie, l'audience dépasse un million de téléspectateurs [40]. Ce phénomène est à rapprocher de l'impact, durant la dernière décennie, que suscitèrent en France les victoires de Martin Fourcade ou en Tchéquie celles de Gabriela Koukalova.

Deuxième gros globe, ainsi que celui de la mass start[modifier | modifier le code]

Après des mondiaux réussis, Dorothéa Wierer se présente à Nove Mestro en position de force pour le gros globe. Sous la pluie, avec une neige très lente et dans un stade maintenu à huis clos à cause du risque épidémiologique, elle est à la peine dans le sprint, d'autant plus qu'elle commet 3 erreurs au tir. La mass start est plus rassurante pour elle puisqu'elle termine 5ème, mais en concédant cependant encore des points précieux sur ses principales adversaires. A l'issue de l'étape tchèque, elle n'a plus que 69 points d'avance sur Eckhoff et 71 sur Oeberg, sachant que ses deux plus mauvais résultats restent à retirer en fin de saison pour un total a priori de 35 points.

Juste avant l'étape finlandaise, la municipalité d'Oslo annonce l'annulation de l'étape norvégienne. L'IBU confirme alors l'annulation de la dernière étape et des épreuves restantes, la saison se terminant donc à huis clos à Kontiolahti dans une ambiance très particulière puisque la plupart des autres compétitions sportives ont été annulées par précaution sanitaire. La dernière mass-start qui devait avoir lieu à Oslo étant annulée, Wierer, qui était en tête du classement se retrouve donc lauréate du petit globe de la spécialité avec 13 points d'avance sur Eckhoff.

L'Italie est particulièrement touchée par l'épidémie du COVID-19 et Dorothea Wierer en est affectée. Lors du sprint à Kontiolahti, elle écrit sur sa carabine : "Andra tutto bene, vinceremo insieme" ("Tout va s'arranger, nous gagnerons ensemble") à destination des téléspectateurs italiens maintenus en état de confinement depuis plusieurs jours[41]. Elle commet encore trois erreurs, montrant des signes de fébrilité et un manque de lucidité lors des dernières balles. De plus, la neige lente la défavorise par rapport aux skieuses les plus puissantes de sorte qu'elle termine à une médiocre 19e place à 1min 19 de Herrmann, gagnante du jour. Elle cède également 47 secondes et surtout 43 points à Eckhoff, ne conservant virtuellement qu'un avantage infime sur elle au classement général. Oeberg, sa seconde adversaire, termine plus loin et est mathématiquement écartée de la course au gros globe.

Le soir venu, Dorothea Wierer fait état de ses doutes à son entourage proche et semble faire le deuil de sa couronne[42]. Cependant, le lendemain, le soleil et le froid sont revenus sur la Finlande, rendant la neige beaucoup plus rapide que la veille. De plus, un vent capricieux s'installe sur le pas de tir, rendant plausibles les scénarios avec rebondissements multiples. Dès les premiers hectomètres, Wierer montre de bonnes dispositions en suivant la cadence rapide de Mäkäräinen dont c'est la dernière course en carrière. Elle commet une erreur au premier tir, ce qui la rapproche d'Eckhoff qui en commet deux. La deuxième séance change peu les positions et Wierer aborde le premier tir debout avec seulement 12 secondes de retard sur Eckhoff. La norvégienne effectue un tir précis avec une belle cadence alors que l'italienne est une nouvelle fois trahie par son tir debout et commet deux erreurs. Eckhoff prend la tête de la course et Wierer pointe à la 16ème place à près d'une minute. Tout semble alors perdu pour elle pour le gros globe, mais il reste le dernier tir debout comme juge de paix. Eckhoff aborde l'exercice avec 10 secondes d'avance sur Simon et Vittozzi. Elle choisit d'attendre que le vent se stabilise avant de lâcher ses balles, mais à côté d'elle, Julia Simon attaque un tir engagé avec une insolente réussite et s'envole vers la victoire. Eckhoff semble tétanisée et accumule 3 erreurs consécutives qui la pénalisent lourdement dans le final. Pendant que son adversaire accomplit ses tours de pénalité, Wierer se présente sur le pas de tir, elle rate sa deuxième balle, mais enchaîne ensuite trois tirs victorieux sans trembler. Les deux adversaires sortent du tour de pénalité pratiquement ensemble autour de la 10e place, l'Italienne se trouvant devant pour quelques mètres. Eckhoff rejoint Wierer mais ne parvient pas à la distancer. La Norvégienne coupe la ligne d'arrivée en 10e position juste devant l'Italienne dans la même seconde. Dorothea Wierer, qui se voit retirer pour le classement général les 18 points de son second plus mauvais score, préserve sa 1ère place de la Coupe du monde pour 7 points[43].

Dorothea Wierer apporte à une Italie rudement éprouvée un rayon de soleil bienfaiteur et devient le symbole d'un pays meurtri, mais restant combatif et au final victorieux[44].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Jeux olympiques[modifier | modifier le code]

Palmarès aux Jeux olympiques d'hiver
Édition / Épreuve Individuel Sprint Poursuite Mass start Relais Relais mixte
Drapeau : Russie Sotchi 2014 6e 17e 26e 6e Médaille de bronze, Jeux olympiques
Drapeau : Corée du Sud Pyeongchang 2018 7e 18e 15e 6e 9e Médaille de bronze, Jeux olympiques

Légende :

  • Médaille d'or, Jeux olympiques : première place, médaille d'or
  • Médaille d'argent, Jeux olympiques : deuxième place, médaille d'argent
  • Médaille de bronze, Jeux olympiques : troisième place, médaille de bronze
  • — : non disputée par Wierer

Championnats du monde[modifier | modifier le code]

Palmarès aux Championnats du monde
Édition / Épreuve Individuel Sprint Poursuite Mass start Relais Relais mixte Relais

mixte simple

Drapeau : Russie Khanty-Mansiïsk 2011 28e 9e 21e 4e Épreuve inexistante à cette date
Drapeau : Allemagne Ruhpolding 2012 41e 61e 12e
Drapeau : République tchèque Nové Město 2013 58e 21e 30e Médaille de bronze, monde 4e
Drapeau : Finlande Kontiolahti 2015 4e 20e 9e 27e Médaille de bronze, monde 7e
Drapeau : Norvège Holmenkollen 2016 8e 5e Médaille d'argent, monde 20e 7e 8e
Drapeau : Autriche Hochfilzen 2017 16e 21e 10e 8e 5e 4e
Drapeau : Suède Östersund 2019 8e 10e 20e Médaille d'or, monde Médaille de bronze, monde Médaille d'argent, monde
Drapeau : Italie Antholz-Anterselva 2020 Médaille d'or, monde 7e Médaille d'or, monde Médaille d'argent, monde 10e Médaille d'argent, monde 9e

Légende :

  • Médaille d'or, monde : première place, médaille d'or
  • Médaille d'argent, monde : deuxième place, médaille d'argent
  • Médaille de bronze, monde : troisième place, médaille de bronze
  • — : non disputée par Wierer
  • Épreuve inexistante à cette date : pas d'épreuve

Coupe du monde[modifier | modifier le code]

  • 2 gros globes de cristal en 2019 et 2020.
  • 3 petits globes de cristal :
    • Vainqueure du classement de l'individuel en 2016.
    • Vainqueure du classement de la poursuite en 2019.
    • Vainqueure du classement de la mass start en 2020.
  • 56 podiums :
    • 35 podiums individuels : 11 victoires (dont trois titres aux championnats du monde), 13 deuxièmes places (dont deux médailles d'argent aux championnats du monde) et 11 troisièmes places.
    • 21 podiums en relais : 5 victoires, 6 deuxièmes places et 10 troisièmes places (dont deux médailles de bronze olympique en mixte et trois médailles de bronze aux mondiaux en féminin).

Dernière mise à jour le 23 février 2020

Classements en Coupe du monde par saison[modifier | modifier le code]

Saison Individuel Sprint Poursuite Mass start Général
Points Position Points Position Points Position Points Position Points Position
2010-2011 32 56e 37 45e 21 39e 90 52e
2011-2012 - nc 6 75e - nc 6 87e
2012-2013 21 39e 63 40e 87 29e 171 38e
2013-2014 62 7e 145 18e 143 15e 55 21e 405 16e
2014-2015 70 14e 335 4e 215 5e 131 11e 751 7e
2015-2016 154 1re 327 3e 348 2e 148 8e 965 3e
2016-2017 47 22e 246 8e 287 5e 156 5e 721 5e
2017-2018 60 6e 228 8e 264 4e 131 11e 681 5e
2018-2019 90 6e 330 2e 328 1re 194 2e 925 1re
2019-2020 114 2e 305 2e 186 2e 223 1re 793 1re

Victoires[modifier | modifier le code]

Saison / Épreuve Individuel Sprint Poursuite Mass start Total
2015-2016 Drapeau : Suède Östersund
Drapeau : Allemagne Ruhpolding
Drapeau : Canada Canmore 3
2017-2018 Drapeau : Allemagne Ruhpolding 1
2018-2019 Drapeau : Autriche Hochfilzen Drapeau : Italie Antholz-Anterselva Drapeau : Suède Östersund (Ch. du monde) 3
2019-2020 Drapeau : Italie Antholz-Anterselva (Ch. du monde) Drapeau : Suède Östersund
Drapeau : Autriche Hochfilzen
Drapeau : Italie Antholz-Anterselva (Ch. du monde) 4
Total 4 3 2 2 11

Dernière mise à jour le 18 février 2020

Championnats du monde juniors et de la jeunesse[modifier | modifier le code]

Édition / Épreuve Individuel Sprint Poursuite Relais
Drapeau : Italie Martell 2007 10e 16e 14e 12e
Drapeau : Allemagne Ruhpolding 2008 Médaille d'or, monde 8e 21e Médaille de bronze, monde
Drapeau : Canada Canmore 2009 7e 4e Médaille d'or, monde Médaille de bronze, monde
Drapeau : Suède Torsby 2010 6e 13e 11e
Drapeau : République tchèque Nové Město 2011 Médaille d'or, monde Médaille d'or, monde Médaille d'or, monde Médaille d'argent, monde

Légende :

  • Championnats du monde de la jeunesse
  • Médaille d'or, monde : première place, médaille d'or
  • Médaille d'argent, monde : deuxième place, médaille d'argent
  • Médaille de bronze, monde : troisième place, médaille de bronze
  • — : non disputée par Wierer

Jeux mondiaux militaires d'hiver[modifier | modifier le code]

Édition / Épreuve Sprint par équipes Patrouille féminine
Drapeau : France Annecy 2013 Or Bronze

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche FISI de Dorothea Wierer
  2. (it) Francesco Paone, Storica Dorothea Wierer: è medaglia d'oro anche nell'individuale, sur wintersport-news.it, le 2 février 2011
  3. Première victoire pour Dorothea Wierer à Ostersund, Marie Dorin-Habert 2e, lequipe.fr, 3 décembre 2015
  4. Biathlon expertise, « novembre 2017 », sur expertisebiathlon.com (consulté le 13 décembre 2018)
  5. (it) « Biathlon-primo-urlo-dominik-windisch », sur Gazzetta.it
  6. « Biathlon - Wierer malade à cause du stress (ski-nordique.net) », sur www.ski-nordique.net (consulté le 7 janvier 2019)
  7. « Biathlon : La Norvège embauche Oberegger (ski-nordique.net) », sur www.ski-nordique.net (consulté le 18 mars 2019)
  8. « Biathlon: Wierer da urlo, si prende la sprint di Hochfilzen », sur Gazzetta.it, (consulté le 13 décembre 2018)
  9. Mirko Hominal, « Quel match ! », sur ski-nordique.net, (consulté le 13 décembre 2018)
  10. Mirko Hominal, « Biathlon - Wierer pour conserver le jaune (ski-nordique.net) », sur ski-nordique.net, (consulté le 13 décembre 2018)
  11. Simon Farvacque, « Kaisa Makarainen remporte la poursuite de Hochfilzen, devant Paulina Fialkova et Dorothea Wierer », sur Eurosport, (consulté le 17 décembre 2018)
  12. Mirko Hominal, « Italie, Suède, France », sur ski-nordique.net, (consulté le 17 décembre 2018)
  13. (it) « Biathlon, le percentuali al poligono di Dorothea Wierer: il confronto con le stagioni precedenti. Serve questa costanza per la Coppa del Mondo », sur OA Sport (consulté le 7 janvier 2019)
  14. (it) Gaia Piccardi, « Biathlon, Dorothea Wierer non sbaglia più: «Ho stupito anche me stessa» », sur Corriere della Sera, (consulté le 7 janvier 2019)
  15. Eurosport, « Dans le coup pour la gagne, Wierer et Bescond ont chuté », sur Video Eurosport, (consulté le 31 janvier 2019)
  16. (it) « Biathlon - Dorothea Wierer: "Ho lavorato tanto durante la pausa e sono convinta che pagherà" », sur Fondo Italia, (consulté le 22 janvier 2019)
  17. « Biathlon - Antholz - Pression sur les Italiennes (ski-nordique.net) », sur www.ski-nordique.net (consulté le 29 janvier 2019)
  18. (en) IBU, «  Home Stadium Pursuit Victory for Dorothea Wierer - International Biathlon Union - IBU », sur International Biathlon Union - biathlonworld.com, (consulté le 26 janvier 2019)
  19. (it) « BIATHLON: FIOCCHI MUNIZIONI AL TOP CON DOROTHEA WIERER E LA NAZIONALE ITALIANA | La Dea della caccia » (consulté le 29 janvier 2019)
  20. « Salt Lake | relais mixte simple : l’Italie en or, la France en bronze | Nordic Mag | N°1 du Ski Nordique », sur Nordic Mag | N°1 du Ski Nordique, (consulté le 18 mars 2019)
  21. (it) « Biathlon - Dorothea Wierer: "Sono felice perché ci siamo confermati anche ai Mondiali" », sur Fondo Italia, (consulté le 18 mars 2019)
  22. (it) « L’Italia è d’argento in staffetta con Wierer e Hofer », sur La Gazzetta dello Sport - Tutto il rosa della vita (consulté le 18 mars 2019)
  23. « Championnats du monde : Dorothea Wierer remporte la mass start », sur L'ÉQUIPE (consulté le 18 mars 2019)
  24. (it) « Mondiali, Mass Start donne: Wierer, storico oro! “E dire che stavo male” », sur La Gazzetta dello Sport - Tutto il rosa della vita (consulté le 18 mars 2019)
  25. Mirko Hominal, « Kuzmina, Wierer et Aymonier peuvent sourire », sur ski-nordique.net, (consulté le 22 mars 2019)
  26. (it) « Dorothea Wierer: tra record e prime volte, nell'olimpo del biathlon italiano », sur Fondo Italia, (consulté le 25 mars 2019)
  27. La gazzetta dello Sport, « Biathlon, fantastica Wierer fa la storia! È sua la Coppa del Mondo generale », sur La Gazzetta dello Sport - Tutto il rosa della vita, (consulté le 25 mars 2019)
  28. « Wierer : "J'ai connu des problèmes de motivation" (ski-nordique.net) », sur www.ski-nordique.net (consulté le 6 décembre 2019)
  29. (it) « Wierer, un’altra meraviglia nel biathlon: vince la Sprint in Svezia », sur La Gazzetta dello Sport - Tutto il rosa della vita (consulté le 6 décembre 2019)
  30. (it) « Dorothea Wierer: “Mi fa un po’ male la schiena, ai Mondiali per una medaglia. Il biathlon in Italia resterà uno sport di nicchia” », sur Your Site NAME Goes HERE (consulté le 12 février 2020)
  31. (en) IBU, « Dorothea Wierer wins IBU WCH Pursuit Gold in home stadium », (consulté le 17 février 2020)
  32. (it) « L’estasi di Dorothea: “Felicissima, senza parole. È il giorno più bello” », sur La Gazzetta dello Sport - Tutto il rosa della vita (consulté le 27 février 2020)
  33. (it) « Onore alla Wierer regina del biathlon: adesso le manca solo l’oro olimpico », sur La Gazzetta dello Sport - Tutto il rosa della vita (consulté le 27 février 2020)
  34. (it) Gaia Piccardi, inviata ad Anterselva, « Dorothea Wierer e i suoi segreti: dorme solo 4 ore e spara truccata », sur Corriere della Sera, (consulté le 27 février 2020)
  35. (it) « Meravigliosa Wierer: è ancora d’oro ai Mondiali in casa », sur La Gazzetta dello Sport - Tutto il rosa della vita (consulté le 27 février 2020)
  36. (it) « Mondiali di biathlon, Dorothea Wierer fa il bis: oro nell’individuale - La Stampa », sur lastampa.it, (consulté le 27 février 2020)
  37. (it) Gaia Piccardi, « Mondiali di biathlon, Dorothea Wierer da leggenda: medaglia d’oro anche nella gara individuale », sur Corriere della Sera, (consulté le 27 février 2020)
  38. « L'éclair Wierer : revivez son 5/5 au tir en moins de 6 secondes », sur Video Eurosport (consulté le 27 février 2020)
  39. (it) « Mondiali di Anterselva, Wierer guerriera: è d’argento », sur La Gazzetta dello Sport - Tutto il rosa della vita (consulté le 27 février 2020)
  40. (it) « Che numeri per il biathlon: sulla RAI picco di un milione di telespettatori per la mass start femminile! », sur Fondo Italia, (consulté le 27 février 2020)
  41. (it) « Dorothea Wierer non si ferma più: la Coppa del Mondo di biathlon è di nuovo sua - La Stampa », sur lastampa.it, (consulté le 16 mars 2020)
  42. (it) « Il trionfo di Wierer - Parla il marito Stefano Corradini: "Quando ha tagliato il traguardo ho pianto" », sur Fondo Italia, (consulté le 16 mars 2020)
  43. « Coupe du monde : première victoire pour Julia Simon, deuxième gros globe pour Dorothea Wierer - Biathlon - CM (F) », sur L'Équipe (consulté le 14 mars 2020)
  44. (it) « Mattarella ringrazia le azzurre: "Complimenti a Brignone, Moioli e Wierer" », sur La Gazzetta dello Sport - Tutto il rosa della vita (consulté le 16 mars 2020)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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