Doom II: Hell on Earth

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Doom II
Hell on Earth
Image illustrative de l'article Doom II: Hell on Earth

Éditeur GT Interactive
Développeur id Software
Concepteur John Carmack, John Romero

Date de sortie 10 octobre 1994
Genre Jeu de tir à la première personne
Mode de jeu Un joueur, multijoueurs en LAN
Plate-forme DOS, Mac OS, Super Nintendo, PlayStation, Jaguar, 32X, Game Boy Advance, Linux, PC-98, SGI (IRIX), Xbox Live Arcade
Média CD-rom, cartouche, disquette
Contrôle clavier, souris, manette

Évaluation ESRB : M ?
OFLC (AU) : MA15+ ?

Sauf pour la version Game Boy Advance :
BBFC : 15 ?

Version Game Boy Advance :
ESRB : T ?

Doom II: Hell on Earth est un jeu vidéo de tir à la première personne (FPS) développé par id Software et publié sur MS-DOS par GT Interactive le 30 septembre 1994 en Amérique du Nord et le 10 octobre 1994 en Europe. Le jeu a également été porté sur Macintosh en 1995, sur Game Boy Advance en 2002, puis sur Xbox et Xbox 360 en 2010 et en 2012 respectivement.

Doom II fait suite à Doom, publié en 1993 et s’inscrit dans la lignée du précédent titre développé par id Software, Wolfenstein 3D. Le jeu se déroule dans un futur proche peu après les événements décrits dans Doom, le joueur incarnant un space marine découvrant que la Terre a été envahie par des démons à son retour de l’enfer. Pour sauver l’humanité, le joueur doit d’abord aider les survivants à s’enfuir à bord d’un vaisseau spatial avant de s’attaquer à la source de l’invasion. Pour cela, il doit traverser des niveaux peuplés de nombreuses créatures hostiles qu’il peut combattre à l'aide des armes et des bonus trouvés au fur et à mesure de son avancée dans le jeu.

Comme son prédécesseur, Doom II connait un important succès critique et commercial.

Trame[modifier | modifier le code]

Le jeu se déroule à l'arrivée sur Terre du space marine. Mais une fois arrivé, il s'aperçoit que les démons ont attaqué la Terre et ont détruit une bonne partie de la population mondiale. Les décors représentent des bâtiments terriens. Les cartes sont pour la plupart grandes et spacieuses.

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Doom II est un jeu de tir à la première personne reprenant les concepts introduits par id Software dans Wolfenstein 3D et réutilisé dans Doom. Comme dans ceux-ci, le joueur évolue dans des environnements en trois dimensions qu’il observe en vue subjective et qu'il doit traverser sans que son personnage ne meure. Chaque niveau du jeu est en effet peuplé de créatures hostiles que le joueur est amené à combattre – à l’aide d’armes qu’il récupère au fur et à mesure de sa progression – pour pouvoir avancer et en atteindre la sortie.

Ennemis[modifier | modifier le code]

Au fur et à mesure qu’il progresse dans le jeu, le joueur est amené à combattre des ennemis de plus en plus puissants mais ayant chacun des points forts et des points faibles. Certains d'entre eux sont similaires à ceux présent dans Doom mais le jeu incorpore de nouvelles créatures comme le Mancubus, le Revenant, le Pain Elemental, le Hell Knight (version plus faible du Baron of Hell), l'Arachnotron, le Former Commando et l'Arch Vile. Le monstre final est un générateur de monstres, qu'on tue sans l'avoir vu. En, utilisant un cheat-code permettant de traverser les murs, il est possible de visualiser ce générateur de monstres, qui est représenté par la tête de John Romero.

Équipement[modifier | modifier le code]

Pour combattre les nombreux ennemis présents dans le jeu, le personnage ne dispose au départ que de ses poings. En progressant dans le jeu, le joueur est cependant amené à découvrir de nouvelles armes de plus en plus puissantes incluant un pistolet, un fusil à pompe, un minigun, un lance-roquettes, un fusil à plasma et une tronçonneuse. La plus part des amres sont similaires à celles présentes dans Doom mais le jeu incorpore une nouvelle arme, le super shotgun, un fusil à double canon plus puissant que le fusil de base mais avec une cadence de tir moins elevée.

Au niveau des items, la seule amélioration est la Megasphere, qui amène la santé et l'armure du joueur à 200%, quels que soient les niveaux de santé d'armure et de santé d'origine du joueur.

Les textures du jeu (intégrées dans un nouveau fichier d'extension .wad) ont aussi été revues et améliorées.

Interface[modifier | modifier le code]

L’interface du jeu est similaire à celle de Doom. La majeure partie de l’écran est occupée par ce que voit le joueur, c’est-à-dire l’environnement et les ennemis en face de lui. En bas au centre de cette zone, le joueur peut voir quelle arme se trouve dans sa main. Le bas de l’écran est occupé par une barre présentant l'inventaire et le statut du personnage. Celle-ci liste les armes et la quantité de munitions dont le joueur dispose et indique la quantité de points de vie et de blindage que le joueur possède. Au centre de la barre de statut se trouve également un portrait du personnage dont l’état s’aggrave au fur et à mesure qu’il perd des points de vie.

Modes de jeux[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

Versions et extensions[modifier | modifier le code]

Versions[modifier | modifier le code]

La version originale du jeu est publiée sur MS-DOS par GT Interactive le 30 septembre 1994 en Amérique du Nord et le 10 octobre 1994 en Europe. Le jeu a également été porté sur Macintosh en 1995, sur Game Boy Advance en 2002[1], puis sur Xbox et Xbox 360 en 2010 et en 2012 respectivement[2].

Spin-offs[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Final Doom et Doom 64.

Extension[modifier | modifier le code]

Le jeu a bénéficié d'une première extension, baptisée Master Levels for Doom II, publiée le 26 décembre 1995. Celle-ci inclue vingt nouveaux niveaux, créés par divers auteurs sous contrat, ainsi qu'un niveau secret. En bonus, l'extension inclut 1 830 WAD téléchargeables gratuitement sur Internet. Cette compilation, Maximum Doom, n'est disponible que dans la version publiée en 1995.

Une nouvelle extension, baptisée No Rest for the Living, a été développé par Nerve Software pour la sortie de Doom II sur Xbox Live Arcade pour la Xbox 360[3]. Celle-ci est constituée de huit niveaux et d'un niveau secret et accompagne également la version de Doom II inclue dans Doom 3: BFG Edition et dans la compilation Doom Classic Complete destinée au PlayStation Network.

Accueil[modifier | modifier le code]

Critiques[modifier | modifier le code]

Aperçu des notes obtenues
Doom II
Média Nat. Notes
Computer Gaming World US 4.5/5[4]
Entertainment Weekly US A[5]
Game Revolution US B[6]
GameSpot US 85 %[7]
Gen4 FR 91%[8]
Jeuxvideo.com FR 17/20[9]
Joystick FR 55 %[10]

Ventes[modifier | modifier le code]

Pour sa sortie, 600 000 exemplaires du jeu sont mis en ventes, les distributeurs prévoyant au départ qu'il faudra un trimestre pour écouler ces stocks. Ces derniers sont cependant épuisés au bout de seulement un mois, permettant à Doom II d'être le deuxième jeux vidéo sur CD-ROM le plus vendu en 1994 malgré une sortie fin eptembre[11],[12]. Au total, le jeu s'est écoulé à environ 1,8 million d'exemplaires et a généré plus de 100 millions de dollars de revenus, dont 80 millions aux États-Unis et 20 millions en Europe[13].

Récompenses[modifier | modifier le code]

En 1994, le jeu a été désigné « Jeu de l'année » par les magazines Computer Gaming World et PC Gamer.

Postérité[modifier | modifier le code]

Polémique[modifier | modifier le code]

Doom avait déjà provoqué de nombreuses polémiques de par son côté réaliste et violent. Bien qu'étant la suite de Doom, ce second épisode utilise le même moteur graphique (le doom engine). Pourtant, Doom II a été considéré comme étant un jeu fasciste et dangereux à cause de ses niveaux secrets :

  • Le niveau secret 31 où l'on pouvait voir les portraits de Adolf Hitler a été accusé de promouvoir le Nazisme. Ce niveau était un clin d'œil à Wolfenstein 3D en reprenant le premier niveau de ce premier jeu 3D de l'éditeur id Software et l'un de ses protagonistes, le Commando SS.
  • Le niveau secret 32 (nommé "Grosse") a été accusé d'encourager les infanticides car le joueur devait achever des enfants pendus pour finir le niveau. Derrière ces images macabres, les connaisseurs auront tous reconnu dans ces personnages Commander Keen, le personnage fétiche du premier jeu à succès d'id Software.

Influence[modifier | modifier le code]

Suites[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Doom 3 et Doom 4.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Frank Provo, « Doom II Review (GBA) », sur Gamespot.com,‎ .
  2. (en) Carolyn Petit, « Doom II Review (Xbox 360) », sur Gamespot.com,‎ .
  3. (en) Chris Faylor, « DOOM 2 Arrives on Xbox 360 at $10 », sur Shacknews.com,‎ .
  4. (en) Chris Lombardi, « Doom II : The Madness Continue », Computer Gaming World, no 124,‎ , p. 98-102 (lire en ligne).
  5. (en) Chris Nashawaty, « Doom II: Hell on Earth », Entertainment Weekly,‎ (lire en ligne).
  6. (en) Eduardo Reboucas, « Doom II Review », sur GameRevolution.com,‎ .
  7. (en) « Doom II Review », sur Gamespot.com,‎ .
  8. (fr) Didier Latil, « Doom II : Pas de quartier », Gen4, no 70,‎ , p. 104-109.
  9. (fr) Lulu 78, « Test de Doom II », sur jeuxvideo.com,‎ .
  10. (fr) Cooli, « Doom II : Hell on Earth – Torture d’enfants et rituels nazis : de l’argent sale ! », Joystick, no 53,‎ , p. 76-77.
  11. Kushner 2003, p. 182.
  12. (en) « Best selling CD-ROM games », PC Magazine,‎ .
  13. Kushner 2003, p. 210.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) id software, Doom II : Manual, id software,‎ , 26 p. (lire en ligne) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (en) Ed Dille, Doom II: The official strategy guide, Prima Games,‎ , 240 p. (ISBN 9781559587112) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (en) David Kushner, Masters of Doom : How Two Guys Created an Empire and Transformed Pop Culture, Random House LLC,‎ , 335 p. (ISBN 9781588362896) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]