Donjon de Houdan

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Donjon de Houdan
Image dans Infobox.
Les facades ouest (ensoleillée) et sud du donjon.
Présentation
Type
Fondation
Hauteur
25 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Patrimonialité
Localisation
Adresse
Coordonnées

Le donjon de Houdan est une ancienne tour maîtresse, du début du XIIe siècle, qui se dresse sur la commune française d'Houdan dans le département des Yvelines, en région Île-de-France. C'est un des derniers vestiges des anciennes fortifications de la ville. C'est une tour massive, isolée à l'ouest du bourg. Elle fut utilisée comme réservoir d'eau de 1880 à 1970.

Le donjon et ses quatre tourelles font l’objet d’un classement partiel au titre des monuments historiques par la liste de 1889[1].

Localisation[modifier | modifier le code]

Le donjon de Houdan est situé à 200 mètres à l'ouest de l'église Saint-Jacques-le-Majeur-et-Saint-Christophe d'Houdan, dans le département français des Yvelines.

Historique[modifier | modifier le code]

La tour maîtresse, qui ne fut jamais prise au cours de l'histoire, pourvue de flanquements semi-circulaires est bâtie dans la première moitié du XIIe siècle[2] (1105-1137)[1],[3],[note 1], par Amaury III de Montfort, comte d'Évreux.

En 1880, on y installe un réservoir de 200 000 litres, transformant la tour en château d'eau. En 1903, le donjon devient propriété de la ville de Houdan à la suite du legs de son dernier propriétaire privé, le docteur Aulet.

En 2014, débutent des travaux de restauration et d'aménagement du donjon, et le , il est ouvert au public.

Description[modifier | modifier le code]

Le donjon vu depuis la ville.

Le donjon de Houdan est constitué d'une tour légèrement ovale de 16 m de diamètre environ et de 25 m de hauteur avec des murs épais de 3,50 m, flanquée de quatre tourelles en saillie dans les angles de même hauteur et de 4,80 m de diamètre. Ce plan sera repris vers 1140 à Ambleny[5].

La tour comprend trois niveaux : un rez-de-chaussée et deux étages. Les planchers intérieurs et la toiture ont disparu.

La porte d'accès se situait à 6 m du niveau du sol et donnait accès à un entresol.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Vers 1120 selon André Châtelain[4]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Château fort », notice no PA00087453, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. Jean Mesqui, Châteaux et enceintes de la France médiévale : de la défense à la résidence, tome 1, les organes de la défense, 2013 (2e édition), 376 p. (ISBN 978-2-7084-0961-3), p. 36.
  3. Bernard Beck, Châteaux forts de Normandie, Rennes, Ouest-France, , 158 p. (ISBN 2-85882-479-7), p. 55.
  4. André Châtelain, Châteaux forts - Images de pierre des guerres médiévales, Paris, Rempart, 2003, (ISBN 2-904-365-001), p. 27.
  5. Valérie Serdon, « Villes et forteresses au Moyen Âge », Moyen Âge, no 125,‎ mai-juin-juillet 2021, p. 18 (ISSN 1276-4159).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]