Donald Tsang

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Sir Donald Tsang
Tsang et son épouse Selina Pow, décembre 2007
Tsang et son épouse Selina Pow, décembre 2007
Fonctions
Chef de l'exécutif de Hong Kong

(7 ans et 6 jours)
Élection 16 juin 2005
Réélection 25 mars 2007
Prédécesseur Henry Tang (intérim)
Tung Chee-Hwa
Successeur Leung Chun-ying

(intérim)
(2 mois et 18 jours)
Prédécesseur Tung Chee-Hwa
Successeur Henry Tang
(intérim)
Lui-même
Secrétaire général de Hong Kong
Prédécesseur Anson Chan
Successeur Rafael Hui
Biographie
Date de naissance (72 ans)
Lieu de naissance Hong Kong
Nationalité Chinoise
Parti politique néant
Conjoint Selina Pow
Diplômé de Université de Hong Kong
Profession Fonctionnaire
Religion Catholique
Résidence Government House, Hong Kong (officielle)

Donald Tsang
Chefs de l'exécutif de Hong Kong

Sir Donald Tsang Yam Kuen (曾蔭權 en chinois, né le ), est un homme politique hong-kongais. Ancien secrétaire en chef pour l'administration de Hong Kong, il en est chef de l'exécutif du au .

Comme secrétaire général, il assume le rôle de chef de l'exécutif par intérim après la démission de Tung Chee-Hwa, du 12 mars au 25 mai 2005, .

Biographie[modifier | modifier le code]

Fonctionnaire dans l'administration coloniale britannique à partir de 1967, il est diplômé de l'université Harvard aux États-Unis en 1982.

En tant que secrétaire adjoint de la branche « fonctions générales » entre 1985 et 1989, il est responsable de l'exécution de la « déclaration commune sino-britannique » et la promotion du "British Nationality Selection Scheme (en)". De 1991 à 1993, il est directeur général du commerce, où il est responsable de tous aspects des relations commerciales et de l'administration de Hong Kong. En mai 1993, il est promu secrétaire au Trésor. Il est responsable de la répartition des ressources globales, du système d'imposition et de la rentabilité du gouvernement de Hong Kong.

De septembre 1995 au , après avoir occupé plusieurs postes importants en Asie et à Hong Kong, il est le premier Chinois de Hong Kong à être nommé chef des Finances. Pendant son passage aux fincances, les dépenses publiques de Hong Kong dépassent[précision nécessaire] le plafond[précision nécessaire] et atteignent 23 % du PIB, parmi le plus haut des pays développées[réf. nécessaire]. Au début de la crise économique asiatique, il accorde aux fonctionnaires une augmentation de salaire, annulée quand la crise s'aggrave.

En mai 2001, il est nommé secrétaire général de l'Administration, et devient le numéro 2 du pouvoir exécutif de la Région administrative spéciale, au côté du chef de l'exécutif Tung Chee Hwa. Il est également membre du Conseil exécutif de Hong Kong.

Le , le gouvernement de Pékin accepte la démission de Tung Chee Hwa et nomme Donald Tsang chef de l'exécutif par intérim. Il est remplacé à ce poste par Henry Tang le suivant.

Il est élu chef de l'exécutif de Hong Kong le et prend ses fonctions le 24 juin.

Première administration[modifier | modifier le code]

Donald Tsang et Condoleezza Rice, le .

Les points majeurs de la 1re administration de Tsang suivent :

Sécurité alimentaire[modifier | modifier le code]

La découverte que 80 % des poissons qui proviennent de la Chine continentale et consommés à Hong Kong sont contaminés par le « vert malachite », une substance interdite dans certains pays, entraîne la fermeture de beaucoup de marchands de poissons. L'administration de Tsang est critiquée pour avoir été trop longue à réagir. À la suite de ce problème, le taux de popularité de Tsang et de son administration chute dans les sondages.

Dans l'espoir de mieux maîtriser le risque de propagation future de la grippe aviaire H5N1 à Hong Kong, Tsang annonce que la pratique de vente de poulets vivants sera remplacée par un système d'abattage central à partir de 2009. Un abattoir sera construit à Sheung Shui[1].

Les relations avec les « pan-démocrates »[modifier | modifier le code]

Le , Tsang annonce que le gouvernement provincial du Guangdong a invité tous les membres du Conseil législatif à visiter cette province les 25 et 26 septembre. Pour la plupart des pro-démocrates comme Martin Lee, c'est la première occasion de visiter la Chine continentale depuis 1989.

Réforme politique[modifier | modifier le code]

Tsang lance sa proposition de réforme électorale à la télévision[réf. nécessaire] le . Il y avait des soucis que ça n'allait pas dans le bon sens pour le suffrage universel. Toutefois, quatre jours plus tard, des milliers de manifestants (63 000 selon la police, ou 81 000 - 98 000 selon la équipe de recherche de HKU-POP, ou bien 250 000 selon les organisateurs) ont défilé contre la proposition de réforme. Tsang a fait une concession, mais a refusé de changer certaines clauses dans la proposition, qualifiées d'« anti-démocratie » par les pro-démocrates[précision nécessaire].

Le 21 décembre, la législature donne son veto à la proposition de réforme pendant que le gouvernement n'obtient pas l'appui de plus des deux tiers des conseillers.

Politiques fiscales et économiques[modifier | modifier le code]

Visant une base d'imposition plus solide et durable, l'administration Tsang publie une proposition en août 2006 pour une taxe à valeur ajoutée (Goods & Services tax). Il reste silencieux pendant des longues semaines. En dépit de l'opposition publique et de l'opposition de la quasi-totalité des législateurs, Tsang a finalement déclaré son soutien publiquement en septembre 2006.

En outre, en septembre 2006, Tsang annonce que le gouvernement abandonnerait la politique de « non-intervention positive », un des piliers de la politique économique depuis le début des années 1980. Ceci risque de nuire gravement aux relations entre le parti libéral et le gouvernement.

L'environnement[modifier | modifier le code]

Hong Kong a régressé dans les indices de qualité de vie en raison de la pollution en provenance de la ville elle-même, ainsi que des usines et des centrales électriques de Chine continentale ; il y a des craintes de la part de la population pour la santé des résidents et commerçants. Il y a des risques forts que les sociétés étrangères quitteront Hong Kong pour les villes moins polluées telles que Singapour pour faire du commerce.

Le 27 novembre 2006, Tsang attire le ridicule pour avoir tiré la conclusion que la longue espérance de vie des Hongkongais était la preuve que « [l'environnement de Hong Kong] était le plus sûr du monde pour les gens, les dirigeants, et pour le peuple de Hong Kong pour y vivre[2] ».

Famille et vie privée[modifier | modifier le code]

Marié et père de deux fils. Son frère cadet, Tsang Yam-pui, était policier de carrière et a été le chef de la police de Hong Kong jusqu'en décembre 2003.

Scandale de Daniel Heung[modifier | modifier le code]

L'Oriental Daily News a révélé en août 2006 que, Daniel Heung, cousin de Tsang et président du Comité sur la promotion de l'éducation civique, avait transformé en une somptueuse maison résidentielle le local que lui louait le gouvernement de Hong Kong dans le quartier de Sha Tin. Déclaré comme entrepôt dans le bail, ce local était loué 200 000 HK$ par an. Après sa transformation, il aurait dû être déclaré comme résidence et le loyer annuel aurait du être réajusté en conséquence au tarif de 840 000 HK$. Il a ainsi économisé 640 000 HK$ par an (57 000 €) pendant 16 ans, au détriment du trésor public de Hong Kong[3]. La nouvelle a provoqué un scandale. Heung a démissionné plus tard.

Tsang était l'officier de la zone de Sha Tin à l'époque où le bail a été signé. Tsang avait lui-même une fois visité la maison de son cousin vers la fin des années 1980, mais le bureau du Chef de l'exécutif de Hong Kong a nié toutes implication, déclarant que Tsang ignorait l'état et les stipulations du bail[4]. Heung a été également décoré de la Silver Bauhinia Star (étoile Bauhinia d'argent) par Donald Tsang en 2005[5].

Décorations[modifier | modifier le code]

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • Portant des nœuds papillons, les Hong-Kongais lui ont accordé le surnom "Bow-Tie Tsang" (煲呔曾) (Tsang aux nœuds papillons).
  • À la suite de ses propos controversés au sujet du massacre de Tiananmen, en 2009, le groupe indépendant My little airport lui a dédié une chanson au titre évocateur : "Donald Tsang, please die"[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]