Dominique Zay

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Dominique Zay
Alias
Yaz
Naissance (65 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Dominique Zay, né le à Paris, est un écrivain, dramaturge et scénariste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il quitte le lycée en classe de 1re et, un an plus tard, obtient son bac en candidat libre. En 1970, il monte un groupe de rock (guitare et voix), les Affreux.

Il apprend ensuite les arts du cirque (clown, acrobaties, jongle) et conçoit son premier spectacle, le Délirium Circus. En 1973, il fonde sa troupe, le Zéro de Conduite[1], où il tient la place d'homme orchestre. Il y écrit les pièces, met en scène, compose les musiques et joue. Variant autour d’un noyau dur de sept personnes, le Zéro de Conduite compte une douzaine de membres.

Le Zéro de Conduite tourne en France (entre autres à Paris au Théâtre Paris-Villette, à la Cartoucherie de Vincennes, au Palais des Glaces, au Chapeau Rouge Théâtre (festival d’Avignon) et sous le chapiteau du Grand Magic Circus, au théâtre moderne Grammont à Mauguio près de Montpellier etc.), et aussi en Europe. La troupe s’installe à chaque nouvelle pièce dans une ville différente (Paris, Bruxelles, Rome, Toulouse, Montpellier…).

Dominique Zay apprend un instrument par an (il garde guitare, violon et batterie[2]) et profite des pauses entre les tournées pour écrire ses deux premiers romans policiers Scénario (Éditions Albin Michel, collection Sanguine) et Trac (Fleuve noir). L’intrigue de ce dernier se déroule dans le milieu du music-hall à Toulouse.

En marge de ses activités artistiques, il s’investit politiquement dans la lutte anti-Franquiste, pour l’abolition des tribunaux militaires et la libération de prisonniers politiques. Vers la fin des années 1970, il organise des happenings urbains comme le pique-nique royal place du Capitole à Toulouse et à Paris la plage place de l’Opéra, les rois tirés aux Halles ou l’hôpital dans le métro…

Au bout de 11 ans (1973-84), après huit pièces de théâtre (la Vie Aventureuse de Monsieur Normal, Bye Bye le bagne (inspiré de la vie du voleur Marius Jacob), Nuits blanches…) et des centaines de représentations, il dissout la troupe Zéro de Conduite.

Il réunit d’anciens membres de sa troupe et des amis musiciens à Montpellier pour monter Los Cracos, un big-band de vingt personnes sur scène. Dominique Zay en écrit les chansons et les textes des intermèdes. La première se fait sous chapiteau à Montpellier avec la troupe Royal de luxe qui joue avant son spectacle en caravane dehors pour rabattre le public. Il fait un spectacle solo Vous rire quand moi souffrir qu’il crée au cirque le Grand Céleste (1986), tourne et termine à Paris par une représentation au Splendid St-Martin.

Au milieu des années 1980, il décide d’arrêter la scène et les tournées pour se consacrer à l’écriture et au cinéma. Il tourne à Paris son premier court métrage, dont il a également écrit le scénario Silence on Aime (prix du public au festival courts de Suresnes, vente télé et cinéma).

Il écrit un 3e roman policier Dingue du Swing[3] (Fleuve Noir) avec uniquement des noms de musiciens de jazz comme personnages[4], quelques scénarios de B.D. pour le dessinateur Got (Le Baron noir), et après un deuxième court métrage Mélodie pour un Cafard[5] » (avec Catherine Frot), il vit surtout en réalisant des vidéos-clips.

Il devient scénariste pour les autres (cinéma-télé), réalise un 3e court Minus Circus (avec François Berléand) et l’éditeur de son premier polar Patrick Mosconi[6]) qui s’occupe de la collection Souris Noire lui propose d’écrire un roman jeunesse. Quand Panique au Cirque sort[7], il s’est lancé dans l’écriture d’un long métrage personnel.

Entre temps, Dominique Zay a rencontré sa future femme, une peintre norvégienne[8].

Au début des années 1990, il se tourne vers l’écriture, vend les droits de son long métrage et quitte Paris pour s’installer en pleine campagne. Il enchaîne les scénarios pour des séries télévisées, les pièces de théâtre et les romans. En tant qu’auteur polar, il commence à intervenir auprès de publics dits difficiles et participe à la première édition de Leitura Furiosa à Amiens - événement qui réunit le temps d’un week-end écrivains et personnes fâchés avec l’écriture. La rencontre via Luiz Rosas avec l’association Cardan qui organise ce salon est déterminante. Dominique Zay revient régulièrement à Amiens et sa région pour lutter en particulier contre l’illettrisme et l’exclusion en général (interventions dans les quartiers, prisons, hôpitaux psychiatriques, IME, gens du voyage, collectif sans papiers etc.).

Il amine au cinéma des stages d’été en tant que scénariste[9]. En l’an 2000, il déménage pour s’installer dans la campagne picarde et se rapprocher d’Amiens. Il continue à multiplier les actions avec l’association Cardan, avec le cinéma St-Leu, écrit huit romans jeunesse, devient nouvelliste pour l’édition du dimanche du journal local le Courrier picard.

Littérature[modifier | modifier le code]

Il reçoit le prix polar au salon de Montigny-les-Cormeilles pour Malice au pays des magouilles (salon où Dominique Zay organise en 2007 pour fêter ses dix ans d’existence le Chœur noir ou la chorale de 30 auteurs de polars), reçoit l’Award Gourmand pour sa nouvelle Goût et Ragout, le titre de livre policier le plus drôle est décerné par les lecteurs de Fémina (no 152 du 25 février 2005 à son dernier livre jeunesse M’énervez pas.

Dominique Zay écrit ensuite deux romans adultes, Le Dernier des indomptés[10] et C’est toujours la faute à la femme à barbe, parus tous deux aux éditions Après la Lune[11].

Il a entre temps développé l’École du Scénario en y ajoutant des stages de pratiques (rencontres avec des professionnels, marathon d’écriture, direction d’acteurs, tournages de courts métrages…). Il intervient également dans des débats sur le polar et le cinéma[12].

D’abord en tant qu’auteur pour le théâtre, Dominique Zay écrit des pièces de commande pour les compagnies la Tortue Magique, Arttoutchaud, Générik Vapeur, Paroles Buissonnières puis il revient à la mise en scène avec Nos vies déchaînées - trois solos sur la violence familiale, le sort d’une sans-papier et un détenu longue peine (Festival d’Avignon et Maison de la Culture d’Amiens en 2009)[13] et le Sens de la Marche, de la Vie, de l’Humour et du Rythme, réflexion sur le travail et la paresse (Maison du Théâtre d’Amiens).

En 2011 il remonte une compagnie de théâtre « Zélobasta » avec Françoise Longeard (ex théâtre 80). Il écrit et met en scène pour elle Je suis ailleurs (solo pour une femme plurielle)[14] et continue sa collaboration avec l’association Cardan, privilégiant les groupes de quartiers avec un travail axé sur le thème de l’accès à la Culture.

Il signe en 2012 le scénario BD dans l’album collectif La crise, quelle crise ! (Dessins de Greg Blondin - parution en 2012 aux éditions de la gouttière)[15]. Il est l’invité de France Culture pour l’émission Sur la Route, Des mots qui fâchent à Amiens[16]

Il arrête l'École de Scénario et propose dans les locaux de l'association Carmen un nouvel atelier hebdomadaire axé autour de la création littéraire (romans, nouvelles, poésie). Il change et ouvre les statuts de Zélobasta pour que cette structure gère toutes ses activités artistiques (romans, théâtre, scénario, BD, ateliers, événements...)

En 2013, il adapte une de ses nouvelles Trop tard en scénario de long métrage polar pour le cinéma sous le titre : Tu es moi. Il continue à intervenir pour combattre l’exclusion en Picardie mais également en région parisienne (résidence d’auteur avec les Emmaüs Solidarité à Paris, atelier d’écriture avec un groupe de femmes de quartier à Achères.)

Il écrit et met en scène Une Femme d’Extérieur, 2e volet du triptyque engagé avec la comédienne Françoise Longeard. Il invente le principe du « théâtre en coin », un théâtre d’intervention surprise que l’on peut voir entre autres au salon du livre « En première ligne » à Ivry-sur-Seine[17], et pendant la Nuit blanche d’Amiens[18].

En 2014, Il signe le scénario d'une autre BD Scélérats qui rackettent avec toujours aux dessins Greg Blondin. il écrit la pièce de théâtre "Et danse dans ce désert".

En 2015/201616, Il écrit un nouveau roman : "Nord Noir". La résidence d'auteur avec Emmaüs Solidarité Paris, commencée en 2013, est reconduite, cette fois en collaboration avec le Musée Rodin. Il anime un atelier d'écriture tous les mercredis soir à l'association Carmen d'Amiens. Il écrit la pièce de théâtre "Tout sur le Noir", 2 scénarios de BD pour un album sur l'immigration, les textes du webdoc "Nos vies 100 histoires" et le texte du film La Troisième Révolution industrielle en Nord Pas-de-Calais (réal et co-auteur: Bruno Fabresse). "Scélérats qui rackettent"sort à l'occasion du salon de la BD d'Amiens (4 et 5 juin 2016)

En 2017 il fait paraître le tome 2 de la BD des enquêtes polar de Philippine Lomar le Braqueur des cœurs.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Signés Dominique Zay[modifier | modifier le code]

  • Trac, Fleuve noir, coll. « Spécial Police » no 1976 (1985) (ISBN 2-265-03117-8)
  • Dingue du swing, Fleuve noir, coll. « Noire » no 13 (1989) (ISBN 2-265-04101-7)
  • C'est toujours la faute à la femme à barbe, Éditions Après la lune, coll. « Tous les possibles » (2006)
  • Le Dernier des indomptés, Éditions Après la lune, coll. « Lunes blafarde » no 7 (2006) (ISBN 2-35227-021-9)
  • "Nord Noir" (à venir...)

Signé Yaz[modifier | modifier le code]

Autres ouvrages de littérature d'enfance et de jeunesse[modifier | modifier le code]

  • Panique au cirque, Syros, coll. « Souris noire. Plus » no 24 (1992)
  • Je suis un ennemi, Syros, coll. « Souris noire » no 3 (1994)
  • Heureusement que je suis mort, Syros, coll. « Souris noire » no 40 (1996)
  • Magic mic mac, Magnard jeunesse coll. « Les Policiers » (2000)
  • "Poing d'Ange" (Je Bouquine/Bayard 2003)
  • "Malice au Pays des Magouilles"(Magnard 2000)
  • "Pas touche à la manouche"(Magnard 2001)
  • "M'énervez pas", Magnard jeunesse coll. « Tipik cadet. Policier » (2004)

Pièces de théâtre[modifier | modifier le code]

  • Délirium Circus
  • La Vie aventureuse de monsieur Normal
  • Bye Bye le bagne
  • Les Mutins du grand soir
  • Des Chrysanthèmes pour le système
  • Arnaque à l’art cynique
  • Les Tueurs à gags
  • Trio Déconcerto
  • Nuits blanches
  • Vous rire quand moi souffrir
  • Don Jugal
  • "Ô Chateaux !"
  • "Brisez la Glace"
  • Les Zélopiés
  • Je suis perdu
  • Nos vies déchaînées
  • Le Sens de la marche, de la vie, de l'humour et du rythme
  • Je suis ailleurs
  • Une femme d’extérieur
  • Tout sur le Noir"
  • "Et danse dans ce désert"

Bandes dessinées[modifier | modifier le code]

  • avec Got 1985-88 : le Baron Noir (suite et fin/matin de Paris et l'Humanité), "le Gang des Postiches", "Vacances forcées"(Echo des Savanes)
  • "C'est Beau !" dans l'album "la Crise, quelle crise !" (ed. de la Gouttière 2011)
  • "Ailleurs" et "le Dormeur Jean-Baptiste" dans l'album "Mon histoire de migration (ed de la Gouttière 2014)
  • "Scélérats qui rackettent" (dessins de Greg Blondin / ed de la Gouttière juin 2016)
  • "Braqueur des Cœurs" (sortie début 2017)

Références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]