Dominique Valera

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Dominique Valera
Dominique Valera (Regensburg, 2008).jpg

Dominique Valera en 2008

Biographie
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Dominique Valera (né le 18 juin 1947 à Lyon) est un karatéka français, 9e dan de karaté et 9e degré de full-contact. Il a fait quelques apparitions dans plusieurs films.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dominique Valera reste l'un des derniers champions de l'époque des « durs à cuire ». Un passionné, un guerrier, un expert devenu sage. Avec un palmarès sportif incroyable et une santé de fer, Dominique Valera s'est inscrit avec le temps, dans l'histoire des arts martiaux. Il est devenu une icône et a su se faire connaitre tant pour ses combats, que ses connaissances techniques hors normes. Il est une force de la nature que bien des combattants actuels ne pourraient encore affronter, doté d'une énergie et d'une agilité faisant largement oublier les années qui passent.

Dominique Valera s'est également fait connaitre brièvement au cinéma aux côtés d'Alain Delon, Michel Serrault ou Johnny Hallyday. Beaucoup d'acteurs ont eu recours à son enseignement afin de se préparer pour des rôles, et Dominique Valera est devenu une référence en la matière dès le début des années 1980. Jean-Paul Belmondo dit de lui que Valera est à la vie ce que lui-même est à l'écran. Un homme seul capable d'affronter plusieurs adversaires.

Aujourd'hui expert fédéral et plus haut gradé de karaté de sa génération (9e Dan), il parcourt le monde entier afin d'apporter son savoir et transmettre un sport aux valeurs saines.

En 2013, il lance sa première série de DVD sportifs sous le nom de VALERA TRAINING, dont le premier volet propose de se former aux passages de grades de karaté contact.

Karaté[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille d'immigrés espagnols, Dominique Valera commence le karaté shotokan en 1960, après avoir fait six ans de judo.

Champion du monde par équipes, il n'est jamais devenu champion du monde en individuels à la suite d'une disqualification due à un désaccord avec un arbitre[1] aux championnats du monde de karaté 1975 à Long Beach, en Californie. L'affaire fait alors couler bien plus d'encre que de sang, et le champion en subit des conséquences immédiates. Il est exclu de la fédération française tenue par M. Delcourt et ne peut la réintégrer que bien plus tard lorsque son ami Francis Didier en sera le président en intégrant le karaté contact comme nouvelle section.

Cinq ans auparavant, il remporte l'une des deux premières médailles de bronze individuelles mises en jeu durant des championnats du monde de karaté en terminant troisième ex aequo avec l'Américain Tonny Tullener au terme de l'épreuve d'ippon masculin des championnats du monde de karaté 1970 à Tokyo, au Japon[2].

Full-contact[modifier | modifier le code]

À la suite de l'incident de Long Beach, il rencontre son ami Bill Wallace, champion du monde de karaté professionnel, l'ancêtre de la boxe américaine, et fait une formation intensive à cette nouvelle discipline révolutionnaire. Il participe à une compétition dans ce style aux États-Unis et fait une forte impression. Dominique est alors pionnier dans le full-contact en Europe et le diffusera sur le Vieux Continent. La plupart de ses coéquipiers de l'équipe de 1972 championne du monde de karaté traditionnel intégreront le full-contact, tels Petitdemange, Paschy et Renesson. Valera rencontre le valeureux Joe Lewis, le champion du monde des lourds en full-contact et prend des leçons avec ce dernier, si talentueux.

Il est dès lors très proche de Jacky Gerbet, autre grand karatéka et président d'origine de la Fédération française de full-contact créée à Lyon le . Celui-ci devient son sparring-partner et son entraîneur officiel, durant les années 1970, lors de la phase de développement du full-contact.

Karate-contact[modifier | modifier le code]

Dominique Valera en train de porter un coup de pied.

Entre 1975 et 1978, Dominique Valera lance le karaté-contact, mais la discipline ne prend pas et est mise de côté durant quelque temps. Quelques années plus tard, son ami Francis Didier est nommé président de la fédération française de Karaté. Il croit en cette discipline et décide de lui donner une seconde chance. Le karaté-contact reprend la direction des tatamis. Il diffère du karaté traditionnel en autorisant notamment le contact sous diverses formes, et une reconnaissance des grades obtenus dans d'autres disciplines.

Service militaire[modifier | modifier le code]

Dominique Valera effectue son service militaire dans le 6e RPIMA (Parachutistes) de Mont de Marsan (Landes) de 1966 à 1967.

Dans les médias[modifier | modifier le code]

Dominique Valera a joué dans plusieurs films français et une chanson du chanteur Burt Blanca lui a été dédiée. Dans la chanson "Hasta La Vista" de MC Solaar sont nom est cité dans le couplet 2[3] .

Palmarès sportif[modifier | modifier le code]

Total Karaté et Full Contact de 701 combats dont 17 défaites et 10 nuls[4].

Karaté[modifier | modifier le code]

Full-contact[modifier | modifier le code]

  • 18 combats professionnels de full-contact : 14 victoires, 4 défaites
  • 1976 : Champion d'Europe
  • 1977 : Champion d'Europe
  • 1978 : vice Champions du Monde en mi lourd
  • 1979 : Champion d'Europe
  • 1980 : Champion d'Europe
  • 1981 : vice Champions du Monde en mi lourd[5]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Dominique Valera in Long Beach 1975 », sur pictographe.blogspot.fr (consulté le 26 mai 2017)
  2. (en) « World Championship 1970 Results », Fédération mondiale de karaté.
  3. (en) MC Solaar – Hasta La Vista (lire en ligne)
  4. « BIOGRAPHIE DOMINIQUE VALERA », sur www.valera-karatecontact.com (consulté le 26 mai 2017)
  5. « BIOGRAPHIE DOMINIQUE VALERA », sur www.valera-karatecontact.com (consulté le 30 mai 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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