Dominique Radziwill

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Dominique Radziwill
Dominik Rainer Radziwill.JPG
Biographie
Naissance
ou Voir et modifier les données sur Wikidata
Balice (Pologne) (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Nationalité
Activités
Aristocrate, militaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Père
Mère
Renée de Teschen (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjointe
Enfants
Tatiana Rdziwill
Princess Maria Renata Radziwill (d)
Princess Ludowika Radziwill (d)
George Andrew Dominique Jerome Peter Leon Radziwill (d)
Princess Tatania Marie Radziwill (d)
Princess Lida Radziwill (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Dominik Rainier Radziwiłł, armoiries Trąby, né le à Balice et décédé le à Genève, est un aristocrate et un militaire polonais. Il participe à la bataille de France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les parents du prince Dominik, en 1909.

Fils du prince Hieronim Radziwiłł, candidat au trône de Pologne à la fin de la Première Guerre mondiale[1], le prince Dominik partage sa jeunesse entre la Pologne et la France où ses parents effectuent de longs séjours après la Grande Guerre[2].

Le , le prince Dominik se fiance à la princesse Eugénie de Grèce et leur mariage est célébré le suivant à Paris[3].

Après l’invasion de la Pologne par l'Allemagne en , Dominique rejoint la l'Armée polonaise en reconstitution à Coëtquidan qui participe ensuite à la bataille de France [4]. La défaite de la France face aux Allemands libère toutefois le prince de ses obligations militaires et il décide de quitter le pays avec sa femme et leur fille née en . La famille rejoint alors l’Égypte avant de s’installer à Durban, en Afrique du Sud[5]. Malgré la naissance d’un fils, Jerzy, en 1942[6], les relations de Dominik et d’Eugénie se dégradent durant la guerre. À la Libération, le couple retourne en Europe mais décide de se séparer[7]. Le divorce est prononcé en France en 1946[8].

Désormais sans attache en France et dans l’incapacité de retourner en Pologne où les soviétiques ont arrêté son père et confisqué les immenses domaines de sa famille[9], Dominik Radziwiłł s’installe quelque temps en Italie. En 1947, il se remarie avec une riche américaine Lida Lacey Bloodgood[10],[11] et le couple déménage en Afrique du Sud où la princesse Radziwiłł donne naissance à leurs trois filles.

Dominik Radziwiłł s'éteint à Genève en 1976[11], sans avoir jamais pu rentrer en Pologne. Sa veuve lui survit jusqu'en 2008[12].

Famille[modifier | modifier le code]

Dominik Radziwiłł est le fils aîné du prince Hieronim Mikołaj Radziwiłł (1885-1945) et de l'archiduchesse Renée d'Autriche (en) (1888-1935). Par son père, il est donc le petit-fils du prince Dominik Radziwiłł (1852-1938) tandis que, par sa mère, il descend de l'archiduc Charles-Étienne d'Autriche (1860-1933), brièvement roi de Pologne.

Le , il épouse, à Paris, la princesse Eugénie de Grèce (1910-1989), fille du prince Georges de Grèce (1869-1957) et de la princesse Marie Bonaparte (1882-1962). De ce mariage, qui se termine par un divorce le , naissent deux enfants :

  • Tatiana Radziwiłł (1939), qui épousera le médecin français Jean-Henri Fruchaud (1937), fils du chirurgien Henri Fruchaud (1894-1960). ;
  • Georges Radziwiłł (1942-2001), qui s'unira avec Françoise Lageat (1931-1992), fille de la compositrice Germaine Tailleferre (1892-1983).

Le , le prince Dominique se remarie, à Rome avec la roturière américaine Lida Lacey Bloodgood (1923-2008), fille de John von Schaik Bloodgood et de Lida Louise Fleitmann (en) (1894-1982). De ce second mariage naissent trois enfants :

  • Marie-Renée Radziwiłł (1954-2014), qui s'unit à André Wagnière ;
  • Louise Radziwiłł (1956), qui épouse Antonio Moncada des princes de Paterno (1958) ;
  • Lida Radziwiłł (1959), qui se marie au prince Innocenzo Odescalchi (1956).

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Le personnage de Dominik Radziwiłł apparaît brièvement dans la deuxième partie du téléfilm Princesse Marie (2004) de Benoît Jacquot. Son rôle est interprété par l'acteur Manuel Witting.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Celia Bertin, Marie Bonaparte, Paris, Perrin, , 433 p. (ISBN 2-262-01602-X).
  • (en) David McIntosh, The Unknown Habsburgs, Rosvall Royal Books, (ISBN 91-973978-0-6).
  • (es) Ricardo Mateos Sainz de Medrano, La Familia de la Reina Sofía, La Dinastía griega, la Casa de Hannover y los reales primos de Europa, Madrid, La Esfera de los Libros, , 573 p. (ISBN 84-9734-195-3).
  • (en) Timothy Snyder, The Red Prince : The Secret Lives of a Habsburg Archduke, New York (N.Y.), Basic Books, , 344 p. (ISBN 978-0-465-00237-5).
  • (en) George Nicholas Tantzos, The Inheritors of Alexander the Great : An Illustrated History, Atlantic International Publications, (ISBN 0-938311-00-X).

Lien externe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Snyder 2008, p. 87 et 284.
  2. Snyder 2008, p. 154.
  3. Bertin 1982, p. 319 et 323.
  4. Bertin 1982, p. 332.
  5. Bertin 1982, p. 333, 335 et 337.
  6. Bertin 1982, p. 340.
  7. Bertin 1982, p. 352.
  8. (en) Darryl Lundy, « Prince Dominic Rainer Radziwill », sur The Peerage, (consulté le 26 mars 2019).
  9. Snyder 2008, p. 284.
  10. Mateos Sainz de Medrano 2004, p. 241.
  11. a et b (en) Richard Jay Hutto, « Lida Lacey Bloodgood », dans Crowning Glory : American Wives of Princes and Dukes, Henchard Press, Ltd., (ISBN 0972595171), p. 27.
  12. Avis de décès de la princesse