Dominique Baettig

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Dominique Baettig
Illustration.
Fonctions
Conseiller national
[1]
Législature 48e (2007-2011)
Biographie
Date de naissance (67 ans)[1]
Lieu de naissance Delémont
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Parti politique Union démocratique du centre (UDC)
Profession Psychiatre

Dominique Baettig, né le à Delémont est une personnalité politique suisse membre de l'Union démocratique du centre (UDC). Psychiatre de profession, il est élu au Conseil national comme représentant du canton du Jura en 2007. Il n'est pas réélu lors des élections fédérales de 2011.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dominique Baettig est originaire de Rickenbach (canton de Lucerne). Né le 22 septembre 1953 à Delémont, il est le fils d'Antoine Baettig, médecin à Bévilard, et de Beatrix née Carnat[2].

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Alors qu'il étudie la médecine aux universités de Fribourg et Genève, il fonde le groupe Lutte du Peuple, de tendance « national-communiste ». Le groupe édite un bulletin, L'Insurgé. En 1975, Lutte du Peuple fusionne avec le groupe national-révolutionnaire Nouvel Ordre Social (NOS). Dominique Baettig sera responsable du groupe de Lausanne[3] et, plus tard, de sa publication Avant-Garde entre 1977 et 1981[4].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Il effectue ses études de médecine aux universités de Fribourg et de Lausanne. Il obtient son diplôme de médecine en 1979 et devient spécialiste FMH en psychiatrie en 1984. De 1980 à 1984, il travaille comme médecin-assistant dans différentes cliniques. Il est ensuite successivement chef de clinique adjoint (1984-1985) puis chef de clinique (1985-1987) à la Clinique psychiatrique universitaire de Cery, Prilly ; chef de clinique au Centre de gériatrie à Genève (1987-1988) ; médecin-directeur adjoint à la Clinique La Métairie à Nyon (1988-1990) ; médecin associé au Département universitaire de psychiatrie adulte du Service hospitalier à Prilly (1991-1993) ; médecin-chef du Centre médico-psychologique du Canton du Jura (1993-2004). En 2000, il crée l'unité hospitalière médico-psychologique à l'hôpital de Delémont. Depuis 2004, il ouvre son propre cabinet à Delémont[2].

Engagement à l'Union démocratique du centre[modifier | modifier le code]

Dominique Baettig adhère à l'Union démocratique du centre (UDC) en 2002. Il est membre du comité cantonal de l'UDC depuis 2007. Il est conseiller de ville à Delémont dès 2005, puis député suppléant au Parlement jurassien dès 2006. Il y est membre de la commission de gestion et de vérification des comptes. Il démissionne du Parlement en novembre 2007 suite à son élection au Conseil national[2].

Conseil national (2007-2011)[modifier | modifier le code]

En 2007 il est élu au Conseil national comme représentant du canton du Jura. Lors de son élection, il a pu bénéficier d'un apparentement des listes PRD et UDC.

Motions et interventions[modifier | modifier le code]

Le 18 mars 2010, il dépose une motion demandant au Conseil fédéral « de proposer un cadre constitutionnel et légal permettant d'intégrer, en tant que nouveau canton suisse, des régions limitrophes dont une majorité de la population en ferait la demande ». La motion est cosignée par, entre autres, Toni Brunner (président de l'UDC), Oskar Freysinger (président de l'UDC Valais romand) et Yvan Perrin (vice-président de l'UDC). Le 15 mai 2010, le Conseil fédéral propose de rejeter la motion. La motion doit maintenant être soumise au vote du Conseil national puis du Conseil des États[5].

Il a aussi attiré l'attention sur le scandale des vaccins H1N1 et demandé que des mesures soient prises pour éviter ces scandales[6],[7],[8].

Il s'est signalé en attirant l'attention sur les « tricheries démocratiques » facilitées par l'emploi du vote électronique, lors des résultats serrés lors d'une votation (passeports biométriques RFID) , qui avaient déclenché une avalanche de recours (environ 500)[9].

En août 2011, il a été observateur international lors des élections présidentielles de la république sécessionniste (de la Géorgie) d'Abkhazie[10].

Il s'est aussi opposé au sommet du Groupe Bilderberg à Saint Moritz en 2011[11],[12], déclarant que la conférence violait les principes de la souveraineté suisse[13].

Positions politiques[modifier | modifier le code]

De manière générale, Dominique Baettig se positionne pour une neutralité suisse intégrale, pour un monde multipolaire, en faveur de la cause palestinienne, et dans l'opposition au mondialisme contre lequel il prône un retour à la vie et à l’économie locales, ainsi qu'aux liens de proximité[10]. C'est un opposant à l'Union Européenne dont il critique l'« ultralibéralisme », l'absence de démocratie participative, l'alignement sur les grandes entreprises et l'alliance stratégique sur les États-Unis[10].

Il montre régulièrement son opposition aux politiques de l'Union européenne, de l'OTAN et de l'« impérialisme américain ». En février 2011, il s'oppose activement à la visite de George W. Bush en Suisse, faisant pression sur le bureau du procureur fédéral pour le faire arrêter sur la base d'une accusation pour crimes de guerre[14].En septembre 2013, il s'oppose fortement à l'intervention militaire programmée par les États-Unis et la France en Syrie[15]. Il est un soutien inconditionnel de la cause palestinienne et a toujours affiché son appui aux habitants de la bande de Gaza[16].

Il participe plusieurs fois à des événements organisés par le Bloc Identitaire français, comme à Orange en 2009 ou à Lyon en 2011[17]. Il est présenté par le quotidien Le Matin comme proche idéologiquement de la mouvance identitaire[18].

En décembre 2013, il qualifie l'homosexualité de perverse et d'immature[19].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Dominique Baettig épouse Dagmar Schellenberg, infirmière, avec laquelle il a quatre enfants[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Biographie de Dominique Baettig », sur le site web de l'Assemblée fédérale suisse. (réf. 13.02.2010)
  2. a b c et d Emma Chatelain, « Dominique Baettig », Dictionnaire du Jura,‎ (lire en ligne)
  3. « Les non-conformistes des années 70 (entretien avec Daniel Cologne) – Europemaxima », sur www.europemaxima.com (consulté le 22 mai 2019)
  4. Claude Cantini, Les Ultras, Lausanne, Editions d'En bas, , p. 152-153
  5. Motion 10.3215.
  6. http://www.parlament.ch/f/suche/pages/geschaefte.aspx?gesch_id=20103229.
  7. http://www.parlament.ch/f/suche/pages/geschaefte.aspx?gesch_id=20095534.
  8. http://www.parlament.ch/f/suche/pages/geschaefte.aspx?gesch_id=20094149.
  9. http://www.parlament.ch/f/suche/pages/geschaefte.aspx?gesch_id=20093573.
  10. a b et c Migros Magazine, numéro 39, 26 septembre 2011, Le mouton noir, c'est une vraie boîte à fantasmes, p. 19-20.
  11. http://www.parlament.ch/f/suche/pages/geschaefte.aspx?gesch_id=20115243.
  12. http://www.parlament.ch/f/suche/pages/geschaefte.aspx?gesch_id=20111052.
  13. (de) « Weniger Geheimnisse an der Bilderberg-Konferenz in St. Moritz », Suedostschweiz, 6 juin 2011, consulté le 11 juin 2011.
  14. (en) John Nichols, « 'Avoiding the Handcuffs': George Bush Cancels Swiss Trip, After Human Rights Groups Seek Arrest on Torture Charges », The Nation, 6 février 2011, consulté le 11 juin 2011.
  15. Alimuddin Usmani, « Entretien avec Dominique Baettig sur la Syrie », Les Observateurs, 6 septembre 2013.
  16. http://www.parlament.ch/f/suche/pages/geschaefte.aspx?gesch_id=20111017.
  17. « Le Bloc identitaire, l’autre extrême droite française », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  18. Camille Krafft, « Jeunesses identitaires: une extrême droite propre en ordre », Le Matin Dimanche,‎ (lire en ligne).
  19. Raphaël Pomey, « L’homosexualité selon le Dr Baettig: «Perverse et immature» », Le Matin, 11 décembre 2013.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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