Dominique Baettig

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Dominique Baettig
Image illustrative de l'article Dominique Baettig
Fonctions
Conseiller national
[1]
Législature 48e (2007-2011)
Biographie
Date de naissance (61 ans)[1]
Lieu de naissance Delémont
Parti politique Union démocratique du centre (UDC)
Profession Psychiatre

Dominique Baettig né le à Delémont est une personnalité politique suisse membre de l'Union démocratique du centre (UDC). Psychiatre de profession, il est élu au Conseil national comme représentant du canton du Jura en 2007. Il n'est pas réélu lors des élections fédérales de 2011.

Biographie[modifier | modifier le code]

Élu au Conseil national comme représentant du canton du Jura depuis 2007, il est présenté par le quotidien Le Matin comme proche idéologiquement de la mouvance identitaire[2].

Lors de son élection, Baettig a pu bénéficier d'un apparentement des listes radicales et UDC. Le 18 mars 2010, Baettig depose une motion demandant au Conseil fédéral « de proposer un cadre constitutionnel et légal permettant d'intégrer, en tant que nouveau canton suisse, des régions limitrophes dont une majorité de la population en ferait la demande ». La motion est cosignée par, entre autres, Toni Brunner (président de l'UDC), Oskar Freysinger (président de l'UDC Valais romand) et Yvan Perrin (vice-président de l'UDC). Le 15 mai 2010, le Conseil fédéral propose de rejeter la motion. La motion doit maintenant être soumise au vote du Conseil national puis du Conseil des États[3]. Il a aussi attiré l'attention sur le scandale des vaccins H1N1 et demandé que des mesures soient prises pour éviter ces scandales[4],[5],[6]. Il s'est aussi opposé au sommet du Groupe Bilderberg à Saint Moritz en 2011[7],[8], déclarant que la conférence violait les principes de la souveraineté suisse[9]. Il s'est également positionné politiquement en faveur de la bande de Gaza[10]. Il a surtout attiré l'attention sur les tricheries démocratiques facilitées par l'électronique lors des résultats serrés lors d'une votation récente (passeports biométriques RFID) et l'avalanche de recours (environ 500)[11].

En février 2011, Baettig s'est opposé à la visite de George W. Bush en Suisse, faisant pression sur le bureau du procureur fédéral pour l'arrêter sur la base d'une accusation pour crimes de guerre[12].

En août 2011, il a été observateur international lors des élections présidentielles de la république sécessionniste (de la Géorgie) d'Abkhazie[13].

En septembre 2013, il s'oppose fortement à l'intervention militaire programmée par les États-Unis et la France en Syrie[14].

En décembre 2013, il qualifie l'homosexualité de perverse et d'immature[15].

Positionnement[modifier | modifier le code]

Il se positionne pour une neutralité suisse intégrale, pour un monde multipolaire, en faveur de la cause palestinienne, et dans l'opposition au mondialisme contre lequel il prone un retour au local ainsi qu'à l'économie et au lien de proximité[13]. C'est un opposant à l'Union Européenne dont il critique l'ultralibéralisme, l'absence de démocratie participative, l'alignement sur les grandes entreprises et l'alliance stratégique sur les États-Unis[13]. Il se déclare non aligné sur la politique européenne, l'OTAN et l'impérialisme américain[13].

Groupe Bilderberg[modifier | modifier le code]

Dans une récente lettre au Département Fédéral Suisse de la Justice et de la Police, Dominique Baettig, conseiller national Udc jurassien, a dénoncé la tenue de la réunion du groupe Bilderberg à Saint Moritz du 9 au 12 juin. Selon Baettig, ce groupe serait « une élite mondiale de banquiers, industriels, diplomates, de gradés de l’OTAN Européen et US, de têtes couronnées, de groupes de médias, leurs magnats et leurs éditeurs, aussi bien que des chefs d’états, à la retraite ou non, qui coordonnent, échangent, organisent et structurent, en dehors de tout contrôle démocratique, les grandes orientations pour une mondialisation économique… Le pire étant le fait qu’ils préparent la fin programmée de la démocratie traditionnelle, avec un changement de pouvoir des états au bénéfice d’entités gouvernementales non-élues…». Dans sa lettre Dominique Baettig suggère également l’arrestation des criminels qui se rendront à cette réunion, comme Henry Kissinger qui est un membre éminent du groupe Bilderberg.[réf. nécessaire]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Biographie de Dominique Baettig sur le site Web de l'Assemblée fédérale suisse. (réf. 13.02.2010)
  2. Camille Krafft, « Jeunesses identitaires: une extrême droite propre en ordre », Le Matin Dimanche,‎ (lire en ligne).
  3. Motion 10.3215.
  4. http://www.parlament.ch/f/suche/pages/geschaefte.aspx?gesch_id=20103229.
  5. http://www.parlament.ch/f/suche/pages/geschaefte.aspx?gesch_id=20095534.
  6. http://www.parlament.ch/f/suche/pages/geschaefte.aspx?gesch_id=20094149.
  7. http://www.parlament.ch/f/suche/pages/geschaefte.aspx?gesch_id=20115243.
  8. http://www.parlament.ch/f/suche/pages/geschaefte.aspx?gesch_id=20111052.
  9. (de) « Weniger Geheimnisse an der Bilderberg-Konferenz in St. Moritz », Suedostschweiz, 6 juin 2011, consulté le 11 juin 2011.
  10. http://www.parlament.ch/f/suche/pages/geschaefte.aspx?gesch_id=20111017.
  11. http://www.parlament.ch/f/suche/pages/geschaefte.aspx?gesch_id=20093573.
  12. (en) John Nichols, « 'Avoiding the Handcuffs': George Bush Cancels Swiss Trip, After Human Rights Groups Seek Arrest on Torture Charges », The Nation, 6 février 2011, consulté le 11 juin 2011.
  13. a, b, c et d Migros Magazine, numéro 39, 26 septembre 2011, Le mouton noir, c'est une vraie boîte à fantasmes, p. 19-20.
  14. Alimuddin Usmani, « Entretien avec Dominique Baettig sur la Syrie », Les Observateurs, 6 septembre 2013.
  15. Raphaël Pomey, « L’homosexualité selon le Dr Baettig: «Perverse et immature» », Le Matin, 11 décembre 2013.

Lien externe[modifier | modifier le code]

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